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L'Allemagne passe le piège grec

Après un début de match compliqué et une deuxième mi-temps moins bien négociée, les Allemands se sont finalement débarrassés du problème grec. Bien aidés par le beau but de Philipp Lahm juste avant la pause, les joueurs de Joachim Löw rejoignent les demi-finales.

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Allemagne - Grèce : 4-2
Buts : Lahm (39e), Khedira (61e), Klose (68e) et Reus (74e) pour l'Allemagne. Samaras (55e) et Salpingidis (89e sp) pour la Grèce

Le scénario était écrit et, à ce moment-là du film, les choses ne tournent pas en leur faveur. Quand, après une demi-heure d'assauts répétés et parfois maladroits sur le but grec, les Allemands n'avaient toujours pas ouvert le score, rares sont ceux qui n'ont pas pensé au hold-up parfait. Largement dominateurs face à des Grecs frileux et fiers de l'être, les joueurs de Joachim Löw sont finalement venus à bout de la muraille hellénique et ce, malgré les innovations tactiques surprenantes du sélectionneur de la Mannschaft.

Mais il va rentrer, ce ballon ?

Pas de Gómez, pas de Podolski et beaucoup de sceptiques. Pour cette rencontre compliquée, l'homme au célèbre pull en cashmere a choisi de faire confiance à l'expérimenté Miroslav Klose et aux jeunes loups Marco Reus et André Schürrle pour dynamiter la défense grecque. Un pari qui s'avère plutôt payant puisque, face au dispositif ultra-regroupé de Fernando Santos, les coéquipiers de Mesut Özil se procurent les premières occasions de la rencontre. La quasi-totalité, en fait. Avec 80% de possession de balle, les Allemands sont aussi dominateurs que vendangeurs. Que ce soit Özil, bien décalé par Reus dans la surface, ou Schürrle, signalé en légère position de hors-jeu, toutes les tentatives sont bonnes, mais approximatives. Les minutes passent, Giorgios Samaras court toujours comme un poulet auquel on a ôté la tête, et Philipp Lahm décide de briller. Tel un Arjen Robben avec un peu de QI en plus, le latéral teuton déborde, crochète, revient sur son bon pied et cherche la lucarne opposée. Bingo ! On joue la 38e minute, et les Grecs prennent un sacré coup de bambou sur la tête. Pas rassasiés, les coéquipiers de Bastian Schweinsteiger, Schürrle en tête, continuent leur siège du but de l'excellent Sifakis, sans pour autant parvenir à faire le break avant la pause.

Les Allemands se font peur, puis déroulent

Le fameux « but juste avant la pause » , celui qui est censé faire mal. Pas aux Grecs. Inébranlables moralement, les coéquipiers de Papadopoulos montrent un meilleur visage en début de seconde période. Plus agressifs, moins en retard au pressing et surtout beaucoup plus efficaces en contre, les Grecs posent quelques problèmes aux Allemands. Sur une perte de balle anodine, Schweinsteiger, pressé par la défense grecque, offre une opportunité de contre à des adversaires plus affûtés. Cette tentative ne donne rien, mais la suivante fait mouche. Bien trouvé par Salpingidis, Samaras profite de la naïveté de Boateng pour égaliser et convertir un contre d'école. Perturbés, vexés et un brin sonnés, les Allemands mettent quelques minutes à retrouver leurs esprits. Fautif sur le but, Jérôme Boateng envoie un bon centre à destination de Khedira. Inspiré, le joueur du Real Madrid envoie une sacoche de volée que Sifakis ne peut que regarder. Sept minutes plus tard, l'éternel Klose, toujours aussi aérien, frappe de la tête et marque le but du break. Tout va trop vite désormais, pour des Grecs résignés et, suite à un arrêt de Sifakis sur une frappe de Klose, le bon Reus y va de sa mine dans le but vide. 4-1, l'addition est salée, mais logique. Mario Gómez et Götze foulent la pelouse quelques minutes. Peut-être touché par la prestation grecque, l'arbitre siffle un pénalty pour une main involontaire de Boateng dans la surface. Salpingidis transforme. 4-2, l'Allemagne rejoint les demi-finales et esquive le piège grec après s'être fait peur. Un peu plus de sérénité défensive ne fera pas de mal contre l'Italie ou l'Angleterre.

Par Swann Borsellino
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General Delacroix Niveau : District
J'ai passé les 20 premières minutes du match à essayer de comprendre qui pouvaient bien être ces Shirley et Réhousse dont parlaient CJP et Liza.
Battiston, c'est bon, tu peux rallumer ta télé.
Sinon Khedira ce mec c'est un bisounours il marque un but il fait des bisous, ce n'est pas comme certains joueurs français qui disent à des journalistes de se taire lorsqu'ils marquent
sofiene92 Niveau : DHR
Quel gardien grec moisi n'empêche, aucune sortie dans les airs, et je ne parle pas de ses prises de balle...

L'Allemagne a vraiment l'air de monter en régime, phénomène propre aux grandes équipes, je m'inquiète de plus en plus pour la France demain...
oui l'écorchage de noms de ces tocards est agaçant... perso c'est schweinsteiger prononcé par CJP qui me fait systématiquement saigner les oreilles.
Scotch_OMsoccer Niveau : Loisir
Mental à l'allemande, buts à l'allemande, qualif à l'allemande

Classe messieurs les teuton!

Merci pour votre football depuis le début de la compét'

<3
"Compliqué ; débarrassés ; aidés ; rejoignent"
Belle intro pour cet article
je suis heureux d'avoir le satellite et d'échapper a Jeanpierre. Merci la ZDF
+1 aleKsson. Sympa votre intro les gard!
sofiene92 Niveau : DHR
@ Aleksson :

auxquels il faut rajouter le "les joueurs de Joachim Löw rejoigne" qui pique un peu les yeux. ^^
Le prince des ténèbres Niveau : CFA2
JP nous a refait sa spéciale: "regardez bien ce joueur!"...là tu te dis chouette un jeune allemand inconnu du grand public que tu va pouvoir découvrir. Non, il s'agit de Mario Gotze
@Eudoxe -> haha je suis un peu un Jean-Michel Fautedefrappe pour le coup. Mes excuses :)
Quelle belle équipe que cette équipe d'Allemagne. Il n'y a pas de miracle à gagner contre la Grèce mais leur mettre 4 buts n'est pas donné à tout le monde. Supporter des Pays-Bas, je suis clairement envieux de cette équipe, où les lignes sont définies, le jeu fluide et les joueurs parfaitement équilibrés entre physique et technique. Rajoutez à ça un sélectionneur brillant, un vrai, qui fait des choix, souvent payants, et il n'y a plus qu'à admirer.
La force tranquille.
Au bout d'une heure de jeu, le philosophie grec se dit qu'il est à la moitié du chemin quand l'Allemand se dit qu'il n'y a plus que trente minutes pour plier l'affaire. L'Allemagne, l'autre pays de la philosophie.
Georges Frêches Niveau : DHR
Bon rien a voir avec la victoire allemand, mais plus les paroles de toof11! Coco, si t'es supporter des pays bas, tu as pas le droit de t'extasier devant le jeu des allemands, c'est juste un crime de lèse majesté, c'est comme dire que Nimes joue bien quand t'es de Montpellier. tu as pas le droit, le voisin allemand, c'est l'ennemi! Crois moi, je suis ptet un batard mais je suis marié à une batave, et elle prefere s'exciser plutot que dire du bien des allemands! c'est ca la rivalité footballistique, faut pas perdre ces fondamentaux!
Libre à ta femme néerlandaise de se flinguer plutôt que de dire du bien de l'équipe allemande, je respecte (sans estimer) cet état d'esprit, mais ça n'est pas mon credo, et personne ne m'en imposera un pour quelque raison que ce soit, encore plus pour une question d'appartenance footballistique :)
Chacun ses préférences mais moi, cette équipe de Grèce m'a séduit.

Pas beaucoup de talents individuels ou de grands noms du foot, mais énormément d'envie et de caractère. Une grosse solidarité en phase défensive et offensive. Ils ont un style de jeu pas spectaculaire, mais ils jouent le coup à 200% sur chaque action de jeu, du début à la fin.

2004 n'était décidément pas un braquage, pas plus que la sortie des poules et leur place en quarts. S'ils avaient tiré une équipe autre que l'Allemagne ou l'Espagne, ils auraient vraiment pu espérer plus dans cet Euro.
dealerdefunk Niveau : District
Du vrai football! Epuré , rapide, et inspiré.
Incisif à l'image des appels de balle de Klose.
Percutant à l'image des jeunots de Dortmund. Saignant à l'image des incursions de Lame.
De la belle ouvrage .

Mention spéciale au classieux Ozil, le joueur le plus élégant since Rui Costa.

Qui pour arreter cette machine me direz vous?

Comme d'hab, l'équipe qui maitrise le mieux la règle des 4 C: Cavaler,Compenser,Coulisser et Crucifier : à savoir la Squadra Azzura; qui demeure le cauchemar teuton.
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