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L'Algérie neutralise l'Angleterre

Anglais et Algériens repartent dos à dos (0-0). Mauvaise opération pour les Three Lions, terriblement décevants pour ne pas dire autre chose. Les Fennecs ont bien dîné ce soir.

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On l'a vu sur le banc, costard aussi gris que la mine. David Beckham était souci, ce soir. Pas seulement parce que Yebda lui avait piqué sa coupe de cheveux, mais bien parce que ses gars ont joué sur les talons pendant une grosse demi-heure. Voilà : l'Algérie a pris les bœufs britanniques par les cornes, pour ne pas dire autre chose. Au physique : Yebda -un vrai cran au-dessus-, Kadir, & co, premiers sur les ballons, notamment les deuxièmes, les plus importants quand on joue contre des Anglais. A la chique : Ziani qui crochète et frappe dans la foulée à la 34e, en première intention, comme un symbole.

La maîtrise technique était algérienne. Ce Boudebouz, qui régale à chaque ballon, qui pourrait bien dribbler pour rien, mais qui, aujourd'hui, fait tourner Glen (Johnson) en mulet. Et pour une fois, pas de chichis : aux 30 mètres, ils avaient décidé de cogner, les Algériens. Pas dans leurs habitudes. A croire qu'il y a eu des consignes : « Tapez les gars, le gardien anglais, il est nul ! » Après la bourde de Green contre les USA, Capello avait décidé de relancer David James, surnommé “Calamity”... Marrant, les Brit' avaient apparemment reçu les mêmes ordres : dès la 3e minute, Gerrard testait Mbolhi, le goal vert formé à l'OM, appelé à la rescousse après le but super lose encaissé par Chaouchi contre la Slovénie. Mbolhi s'en sortait sur ce coup-ci mais ne rassurait personne quand, une minute plus tard, il se déchirait sur une relance au pied, finalement sans conséquence. Puis, plus rien côté anglais jusqu'à la 30e, quand Gerrard envoyait la première sacoche d'une série (Lampard à la 32e, Barry à la 38e) qui n'avait, en fait, pour seul effet que de mettre en confiance Mbolhi, irréprochable sur sa ligne.

La deuxième mi-temps avait un autre visage, en apparence : des Anglais territorialement dominateurs, mais incapables de percer le secret de la bande à Yahia. Pourquoi ? Parce que la clé était planquée dans les chaussettes de Rooney, en fait. Far far far à l'ouest, (John) Wayne : depuis combien de temps n'avait-on pas vu l'avant-centre de Manchester rater, dans la même action une passe, un contrôle et un dribble ? Il était à l'image de cette Angleterre : déconcentrée et incapable de jouer ensemble. Illustration encore lorsqu'à la 54e, Gerrard et Lampard ne s'accordaient pas dans une action cruciale en supériorité numérique dans la surface verte.

En partageant les points, les Algériens n'ont pourtant pas fait une bonne affaire. Ils méritaient mieux. Même s'il est toujours difficile de battre une équipe drivée par un Italien.

Celestin Burnin

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