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L'AJA veut kiffer la vibe

L'AJA a réussi son pari en venant à bout du Zenith en barrage. Place à la C1 et aux matchs prestigieux. Question : maintenant qu'ils ont gagné le droit d'affronter le Milan AC, les Auxerrois vont-ils seulement faire acte de présence ?

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Alors que Lyon faisait son entrée en lice hier face à Schalke sous la pression, alors que Marseille, s'il veut se donner les moyens de ses objectifs, n'a pas vraiment le droit de se louper ce soir au Vel face à Moscou, les Auxerrois, qui vivent un rêve éveillé, se présenteront sur la pelouse du San Sir' sans boule au ventre et avec les yeux qui brillent. Comme si le sort de cette préfecture de province était déjà entendu. Il n'y avait qu'à lire la joie sur les visages bourguignons au soir du tirage au sort pour comprendre que la qualification au tour suivant ne fait pas vraiment partie des ambitions locales. On a hérité du groupe de la mort ? Tant mieux, on a suffisamment souffert pour en arriver là. Quitte à se faire éliminer, autant que ce soit par des grands noms ; voilà ce que semblaient vouloir dire les réactions des joueurs au sujet de la poule qui leur était réservée.

Il faut dire qu'à y voir de plus près, hormis un joueur de classe par ligne, l'effectif de Jean Fernandez semble davantage disposé à jouer le vendredi soir plutôt que le mercredi. Alors forcément, dans un groupe qui compile 20 C1, le club de l'Yonne fait un peu tache, c'est vrai. La dernière recrue en date côté auxerrois s'appelle Sammaritano –on dirait un nom de cocktail sans alcool– et vient de Vannes. Le Milan, lui, profitait des dernières heures du mercato pour signer coup sur coup Ibrahimovic et Robinho. C'est ce qu'on appelle un monde d'écart.

Ce qui n'empêche pas Jean Fernandez d'y croire. « On a le droit de rêver, c'est ce qui fait le charme du sport de haut niveau. Sur un match, tout peut arriver. Si on est dans un grand soir...  » , vient de déclarer le Mister bourguignon dans {l'Equipe }. Il a bien raison. Le Milan AC reste, parmi toutes les têtes de série (hormis Lyon), le meilleur des tirages. Son recrutement clinquant ne parvient pas à masquer ses faiblesses. Cette équipe est en fin de cycle depuis déjà trois saisons, et sa défense n'est ni plus ni moins qu'un ramassis de cartes vermeil.

Déjà l'an passé, il s'en était fallu d'une barre de Brandao en Lombardie pour que l'OM ne sorte du groupe à la place des septuples champions d'Europe. Inutile de préciser qu'aujourd'hui, les cadres de l'équipe ont un an de plus. Et rares sont les saisons où le Milan est au taquet dès mi-septembre. La récente défaite à Cesena l'a montré : cette équipe est encore en rodage, à la différence des Auxerrois qui, s'ils n'ont toujours pas gagné en Ligue 1, ont à 90% le même effectif depuis 3 ans. Pour espérer l'exploit, la bande à Pedretti devra toutefois ne pas trop jouer aux groupies. En gros, ne pas regarder Pirlo distiller à l'envie et Robinho et Ronaldinho jouer aux otaries. Il ne faudra pas non plus perdre 10 minutes à essayer de retrouver ses parents dans les tribunes. En cela, le premier quart d'heure bourguignon sera d'une importance particulière. Parce que si le Milan n'a plus ses jambes de 20 ans, il a toujours l'expérience qui lui permet de conserver un score acquis rapidement.

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