1. //
  2. // Moins de 17 ans

L'accent anglais

Premier bilan au terme de la première journée de la Coupe du Monde moins de 17. Une tendance, peut-être inquiétante : la zone anglo-saxonne émerge avec vigueur. L'Afrique en baisse.

Modififié
0 2
Dans une compétition que peut remporter l'Arabie Saoudite (1989) ou la Suisse (2009), les gages pour le futur sont avant tout à chercher chez les individualités, ces révélations qui pourraient faire office de référents mondiaux sous peu. A l'heure où la peur de laisser au voisin un futur Maradona, Zidane, ou Ronaldo, conduit à la revue à la baisse accélérée de la moyenne d'âge du rabattage des jeunes pousses, se distinguer dans un Mondial U-17 c'est la garantie de se faire aborder par une bonne poignée d'agents plus ou moins nets.

Certains adolescents n'ont d'ailleurs pas même attendu le Mondial pour se faire démarcher. Ainsi, Lucas Piazon, 17 ans, rejoindra Chelsea en janvier 2011. Pour six millions d'euros, le milieu de terrain de la réserve de Sao Paulo a accepté de quitter le Brésil sitôt ses 18 bougies soufflées (le 20 janvier). Celui qui est présenté comme un successeur de Kaka est cependant apparu sur la réserve lundi pour l'entrée en lice des auriverde. Les objectifs se sont plutôt braquer sur l'explosif Adryan (Flamengo), et le latéral Wallace, qui vola sur son aile, tel un Cafu en herbe, pour inscrire le deuxième but des siens. En face, le numéro 10, Viktor Fischer, a levé la main pour donner enfin un héritier à Michael Laudrup. A voir si le projet pourra aboutir ou s'il sera mort-né, tel le naufragé, Nii Lamptey.

La puissance anglaise

Pour le bilan collectif, et à se fier à la hiérarchie en place chez les séniors, une unique surprise du chef est à relever : la défaite des Pays-Bas face au Congo (0-1). Toutefois, ce serait oublier que chez les moins de 17, les Africains sont rois. Avec cinq sacres (trois pour le Nigéria, deux pour le Ghana) le continent noir trône devant l'Amérique du Sud et l'Europe (trois titres chacun). Reste que le bilan africain ne fut pas à la hauteur de son histoire lors de cette première journée. Dans le groupe F, le Rwanda, qui s'étrennait dans l'épreuve, a cédé devant la puissance anglaise (0-2). Inédit champion d'Afrique, le Burkina Faso s'est, lui, incliné face au Panama. Enfin, la Côte d'Ivoire, si elle a exhibé quelques individualités prometteuses et dominé dans les grandes largeurs l'Australie, elle a payé cash son manque de réalisme face à des des Kangourous prompts à bondir sur la moindre opportunité (1-2). « On aurait pu gagner 6-2, ou 7-4, mais on perd le match, c'est le foot, mais je suis satisfait de notre qualité de jeu » déclara Alain Gouaméné, le coach ivoirien, au terme de la rencontre.

Au-delà des strictes frontières continentales, la tendance de la première journée indique une bonne santé de la zone anglo-saxonne. Outre l'Australie et l'Angleterre, la Nouvelle-Zélande a atomisé l'Ouzbékistan (4-1), pendant que les Etats-Unis mangeaient du Tchèque (3-0). Seul le Canada, chuta, et lourdement, face à l'Uruguay (3-0). Une habitude pour une équipe qui vient de déplorer sa treizième défaite en autant de rencontres dans la compétition. S'il y a un ADN commun à ces sélections, ce serait celui d'une parfaite discipline couplée à une grande résistance physique. Des qualités trop rudimentaires pour espérer briller au plus haut niveau chez les séniors, mais qui indique que la globalisation ne conduit pas seulement au recrutement de jeunes jambes aux quatre coins du globe, mais aussi au perfectionnement de la formation dans des pays qui ont pris l'histoire du foot en cours.

Reste que si une équipe a impressionné au Mexique, c'est bien la France. Faciles vainqueur de l'Argentine à Monterrey, les petits Bleus ont endossé, de suite, le costume de favori de la compétition, même si le sélectionneur, Patrick Gonfalone préfère mettre l'accent sur les obstacles qui attendent son équipe, notamment la chaleur, la moitié des matches se déroulant à 15h, sous un terrible cagnard. Gonfalone a également rappelé que le qualification des Bleuets fut plus que laborieuse. Auteur d'un doublé face à l'albicleste, et appelé de dernière minute, l'attaquant de l'OL, Yacine Benzia, doit, lui, déjà se trouver sur le tableau de chasse de quelques agents.

Thomas Goubin, à Guadalajara

Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié

"Une tendance, peut-être inquiétante : la zone anglo-saxonne émerge avec vigueur."

C'est inquiétant parce qu'ils ne font pas mumuse avec la baballe ?
Ce qui à la limite peut-être inquietant c'est que vous ne mentionnez pas la France une seule fois... hummm mais peut-être parce qu'on n'a pas d'équipe là-bas, hein ??

A part ça, je suis moi aussi vachement inquiet de la montée en puissance des pays anglo-saxons : la Nlle-Zelande qui bat l'Ouzbekistan : nom de Dieu, mais où va t'on ??!! ...
Partenaires
Olive & Tom Logo FOOT.fr
Article suivant
Mascarade au Monumental
0 2