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L'ACA ne plaisante pas

Présentée comme l'équipe la plus faible du championnat, l'AC Ajaccio entend bien montrer à la France du foot qu'elle se trompe. A bien y regarder, l'équipe corse a quelques arguments à faire valoir.

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Comme dans toute ville de sudiste, la fierté et un soupçon de paranoïa font partie intégrante de la panoplie du supporter de l'AC Ajaccio. Et avant même le début de saison, entre un reportage tout en clichés de L'Equipe Magazine et un sondage effectué auprès des acteurs de la Ligue 1 par L'Equipe qui donne le club corse comme large favori pour la descente, il y aurait presque de quoi crier au complot. Déjà. Du coup, on comprend que les Insulaires préfèrent écrire leur propre destin. Un destin qui ressemble à celui de la saison passée, où ils finissent vice-champion avec le 14ème budget de Ligue 2. Entre temps, comme les dirigeants ont fait un mercato qui est loin d'être le 18ème de Ligue 1, il y a de quoi être optimiste. «  C'est vrai, on a réussi à avoir les joueurs que l'on souhaitait. On est confiant, pas optimiste, mais confiant pour la suite » corrige l'entraîneur perfectionniste, dont on peut se demander pourquoi il n'a pas été élu meilleur entraîneur de deuxième division avant les vacances.

Car si Ajaccio est catalogué comme une équipe dépendante des réseaux d'un ou deux agents, c'est en réalité un bloc bien organisé. Fabrice Begeorgi en est l'incarnation parfaite. A son arrivée dans l'équipe il y a un an, nombreux étaient ceux qui s'interrogeaient sur les chances de réussite d'un attaquant qui n'avait jusque-là vraiment brillé qu'avec la réserve de l'OM. « Panta » en a très vite fait un arrière gauche explosif, qui n'hésite pas à mettre le pied ni à aligner les kilomètres. A la fin de la saison, il n'est ni plus ni moins qu'un des meilleurs spécialistes du poste. Pas mal pour un début. Pour autant, les recruteurs ne sont pas restés sur le transat cet été. Rien que pour le côté gauche, Bouhours, Jackson Mendy et Damien Tibéri ont signé. La cité impériale ne se prépare pas encore à la Coupe d'Europe, non. C'est juste qu'au vu du système de jeu, les joueurs sur le côté sont amenés à combiner. C'est ça, la force d'Ajaccio : faire passer chaque arrivée comme une opportunité de marché, alors qu'en réalité, tout est savamment calculé. Comme Dijon, l'ACA a perdu son numéro 9 à l'intersaison. Mais à l'inverse des Bourguignons, tout ne reposait pas sur lui et il a été remplacé par un joueur, Ilan, dont le potentiel est largement supérieur. Reste à ne pas s'éparpiller comme lors de la dernière saison du club dans l' élite en 2005-2006.


Reste donc à savoir si Ajaccio va être capable d'emballer certaines rencontres. Car si personne ne doute des aptitudes de l'équipe à ne rien lâcher, reste encore à marquer des buts pour remplir la case victoire. A ce petit jeu, la surprise du chef pourrait s'appeler Andy Delort. International espoir, c'est un vrai taureau devant, tout en puissance et en technique, qui a de quoi bénéficier du fait que tous les projecteurs seront braqués sur l'autre pépite de l'équipe, Benjamin André. Les accéistes ont donc largement de quoi mettre trois équipes derrière eux en mai prochain. Mais il faut pour cela ne pas partir la fleur au fusil, assoiffé par un désir de revanche. «  Il y a de la tension qui commence à monter. Il va falloir que le groupe arrive à la gérer parce que ça peut être contre-productif » remarque d'ailleurs Pantaloni. Patience, un championnat dure 38 journées.

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