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L'abécédaire de Manchester United

Ce soir, les Red Devils disputeront leur troisième finale de Ligue des Champions en quatre ans. Et si Manchester United, c'était plus qu'un club ?

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A comme Arrêts de jeu : Manchester United et le temps additionnel, c'est une grande histoire d'amour. Sans lui, les Red Devils compteraient une Ligue des Champions de moins et le record de titres domestiques de Liverpool serait très certainement encore d'actualité.


B comme brutes épaisses : Steve Bruce, Gary Palister, Roy Keane... MU a toujours pu compter sur des bouchers ou des armoires un peu rustres pour épauler ses artistes. Avec Wayne Rooney, Ferguson a trouvé le joueur capable d'endosser les deux rôles à la fois.


C comme Cantona : Impossible de parler de Manchester sans évoquer le King. S'il est objectivement loin d'être le plus grand joueur ayant porté le maillot rouge, il est l'homme par qui le renouveau du club est arrivé. Et puis il avait quand même une sacrée classe.


C comme Cristiano Ronaldo : On peut dire ce qu'on veut, Manchester était absolument injouable avec le Portugais dans ses rangs. Durant ses trois « grosses » saisons avec les Red Devils le club a accumulé trois titres de champion et joué deux finales de C1 consécutives. Ronaldo a quant à lui été élu joueur de l'année en 2008 et 2009, Ballon d'Or en 2008, et a terminé meilleur buteur du championnat et de la C1 en 2008. Depuis son départ à Madrid, CR7 n'a gagné qu'une Coupe du Roi.


D comme dix-neuf et douze. Depuis quinze jours, Man Utd trône seul en tête du football anglais, fort de 19 titres de champion. Ferguson et Giggs en comptabilisent 12 chacun. Soit plus de la moitié du palmarès domestique d'un club vieux de 120 ans d'histoire. Exceptionnel.


E comme ennemis : « On ne se fait pas 500 millions d'amis sans se faire quelques ennemis » . L'accroche du film The Social Network s'adapte également Man U, peut-être le club qui compte le plus de supporters à travers le globe, mais également un bon nombre de haters au pays. C'est parfois le prix à payer lorsqu'on gagne tout, tout le temps.


F comme Fergie Time: C'est comme ça qu'on appelle le temps additionnel en Angleterre. Au choix : 5 minutes minimum quand Manchester United est mené ou tenu en échec, 2 minutes maximum quand MU mène d'un but. C'est ce qu'on appelle avoir de l'influence.


G comme gagner: « Arsenal, un grand club comme ça, ça fait cinq ans qu'ils ont rien gagné, pour moi, c'est la crise, c'est n'importe quoi. Les gens se font endormir sur le jeu d'Arsenal. Mais à l'arrivée, il y a quoi ? Il n'y a rien. » Patrice Evra, qui vient de gagner son quatrième titre en cinq ans et s'apprête à disputer sa quatrième finale de C1...


H comme Home sweet home : Cette saison à domicile, Manchester United a fait carton plein avec seulement deux points de perdus en dix-neuf matchs de championnat. Une performance qui risque d'être difficile à égaler.


I comme Imogen Thomas: A trois jours d'une finale de Ligue des Champions, l'ancienne Miss Pays de Galles a trouvé le moyen de foutre le boxon dans la maison rouge avec un nouveau scandale sexuel. Et le pire, c'est qu'il touche le joueur le plus exemplaire de l'effectif.


J comme joga bonito et K comme kick and rush : La grande force de Manchester United, et ce qui rend ce club si populaire c'est qu'il pratique non pas un football, mais tous les footballs à la fois. A la fois continental et latin, mais avec ce côté terriblement anglais. Capables de jouer le contre, d'attaquer comme des dingues, de régaler la foule, de jouer à dix derrière et de péter devant, les Red Devils sont les rois de l'adaptabilité.


L comme Le Jour d'Après : Le film catastrophe signé Roland Emmerich est truffé de références au club Mancunien. On y voit même Van Nistelrooy marquer un but dégueulasse.


M comme mercato: Oui, il y a eu Djemba-Djemba, Prunier ou Obertan, mais niveau transferts, Ferguson s'est rarement planté. Deux de ses plus beaux coups, Van der Sar et Chicharito devraient d'ailleurs être alignés au coup d'envoi de la finale ce soir.


N comme nostalgie: En multipliant les références au crash de Munich, au charisme de George Best ou encore à l'histoire des Busby Babes, MU a très vite capitalisé sur la richesse de son histoire. Ce qui lui permet encore aujourd'hui de tirer des bénéfices énormes grâce à la vente de ses produits dérivés estampillés nostalgie business.


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O comme Obertan: Le recrutement du français à l'été 2009 reste une énigme qui ne sera sans doute jamais résolue. Tout comme son soudain changement de silhouette. Prends ça, Olivier Minne.


P comme pouponnière: Si c'est moins le cas que dans les années 90, le centre de formation de Manchester arrive tout de même encore à sortir des joueurs capables d'évoluer en équipe première.


Q comme Quatre-quatre-deux: Deux ailiers, deux pointes : le schéma de jeu des Mancuniens est le même depuis 20 ans. Un dogme auquel Manchester United se montre parfois infidèle lors de ses campagnes européennes, même s'il y a toujours cette culture de l'ailier.


R comme Real Madrid : Beckham, Van Nistelrooy, Heinze, Cristiano Ronaldo. Depuis le début des années 2000, Manchester est devenu le fournisseur officiel de la Maison Blanche. Un peu comme Lille avec Lyon, oui. Reste à voir si Lass Diarra fera le chemin inverse.


S comme sept : soit le numéro frisson de Manchester United, celui que l'on réserve généralement à la star ou au leader charismatique: Best, Robson, Canto, Beckham, Ronaldo. Bon, c'est vrai, Michael Owen, ça fait un peu moins vendeur.


T comme thunes: Deuxième club le plus riche de la planète, Manchester United est déjà sûr de ramasser plus de pognon que Barcelone samedi soir, même en cas de victoire catalane.


U comme uniformes: Manchester United a révélé cette semaine via son site Internet le maillot domicile que porteront les joueurs la saison prochaine. Difficile de faire plus sobre. En effet, seul le col blanc et noir apporte un peu de fantaisie à une tunique exclusivement monocolore.


V comme verrou, ou comme Vidic: Il n'y a pas de grande équipe sans grande charnière centrale. Et de ce côté-là, Manchester peut voir venir.


W comme Waka Waka: On l'oublie souvent, mais avant de devenir un golden boy en catalogne et de tout rafler avec le Barça et l'Espagne, y compris une girlfriend succulente, Gerard Piqué n'était que le quatrième choix de Ferguson en défense centrale. En voilà un qui a bien fait de partir.


X comme... : la case qu'il fallait cocher au loto foot lorsque Manchester jouait à l'extérieur cette saison. En 19 déplacements, les Red Devils ont dû se contenter du partage des points à dix reprises.



Y comme Yankees: On ne peut plus impopulaires chez les supporters depuis leur arrivée au club en 2005, les frères Glazer, il faut le reconnaître, n'ont à aucun moment interféré dans la politique sportive du club. Et c'est tout à leur honneur. Tous les clubs anglais détenus par des multimilliardaires étrangers ne peuvent pas en dire autant.


Z comme zèle: Bien qu'ayant largement dépassé l'âge de la retraite, Sir Alex Ferguson, qui atteindra la barre des 70 ans en fin d'année ne semble pas décidé à lâcher le flambeau. Pour le plus grand bonheur de tout le monde.


Par Marc Hervez



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"les Red Devils sont les rois de l'adaptabilité."

C'est surtout le tempérament des joueurs anglais qu'il faut souligner. Ils sont capables de désobéir aux consignes de l'entraîneur quand il le faut et de ne jamais abdiquer. On peut toujours jouer au football face à une équipe anglaise car ils ferment très rarement le jeu, ce n'est pas vraiment dans leur esprit. Il a fallu un Mourinho pour faire de Chelsea un bloc de béton.
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