1. // Bilan Angleterre 2009

L'abecedaire de la Premier League

Des stars, des buts, des wags, du sexe : 2009 a encore été un grand cru pour le football anglais. Rapide revue d'effectif de tous les ingrédients qui ont épicé cette année sous le ciel pluvieux d'Albion.

Modififié
0 0
Arshavin : En devenant en avril 2009 le premier joueur depuis 1946 à coller un quadruplé à Liverpool dans son antre d'Anfield en championnat, le Russe, arrivé à Arsenal l'hiver dernier, a pénétré Albion par les annales. Si la suite n'a pas toujours été à la hauteur de cette soirée printanière, l'ancien joyau du Zénith Saint-Pétersbourg facture quand même 14 buts et 14 passes décisives en 36 matches sous la tunique des Gunners. Arsenal ne mérite pas un talent pareil.

Barcelone : La saison dernière, les Blaugrana ont démonté consciencieusement ce que l'Angleterre avait de mieux en Ligue des champions. Chelsea en demie puis Manchester United en finale, soient les deux finalistes de l'édition 2008. Salutaire en vérité. Sans le Barça, les Anglais rebaptisaient la compétition Coupe du Commonwealth. Merci Iniesta !

Cole : Victoria Beckham peut être fière. Aujourd'hui tapée, la Spice Girl a passé le flambeau des Wags à la pétillante Cheryl Cole, épouse du non moins sémillant Ashley Cole, avec tous les ingrédients qui vont bien. Après la romance d'un mariage pharaonique et des histoires de fesses toujours plus rocambolesques, Cheryl s'est montrée plus calme : ici l'ascension du Kilimandjaro, là l'idée bien saugrenue de reprendre Newcastle, le club de sa ville natale. En même temps, vu la tristesse des Magpies, les fans de Saint-James Park n'auraient sans doute pas été contre, juste pour pouvoir apercevoir la jolie frimousse de la chanteuse des Girls Aloud.

Delap : La dernière idée à la con de Wenger : jouer les touches au pied. Son argument ? « A Stoke, Rory Delap est capable de faire des touches très longues comme s'il les jouait au pied, c'est un avantage pour eux » . Injuste, c'est vrai. Dans la foulée, on devrait aussi interdire le dribble, c'est un avantage pour le Barça avec Messi.

Evra : Le brassard à Manchester United, un troisième titre de suite et une deuxième présence de rang dans le onze mondial de l'année (selon L'Equipe) : Clichy, watch and learn !

Fowler : L'ancien surdoué du football anglais a signé cette année à North Queensland Fury FC en Australie. RIP.

Goalkeeper : Nom : Hart. Prénom : Joe. Plus commun comme blase, tu meurs. Mais attention, derrière ce patronyme passe-partout, se cache peut-être le sauveur de l'Angleterre. Car si la sélection aux Trois Lions échoue toujours dans les moments cruciaux, elle le doit souvent à ses gardiens de but au mieux catastrophiques. Mais attention, ça c'était avant Joe Hart. Finaliste de l'Euro Espoirs mais suspendu pour la finale (perdue 0-3 face à l'Allemagne), le jeune homme de 22 ans a été la sensation anglaise de la compétition. Et depuis ? Ce solide gaillard d'1m91 flambe dans les bois de Birmingham City, troisième défense de Premier League s'il vous plaît. Avec des défenseurs niveau Championship, ça vous pose un talent.

Hiddink : On se paluche tous sur Carlo Ancelotti mais le vrai artisan du renouveau de Chelsea s'appelle Guus Hiddink. Appelé en catastrophe en février dernier pour sauver les Blues au bord du naufrage, le sorcier néerlandais a remis tout le monde en selle, Drogba en tête. Bilan : une troisième place loin d'être gagnée à son arrivée, une victoire en FA Cup et surtout une demi-finale de Champions' perdue pour une poignée de secondes - et quelques décisions litigieuses - face à la meilleure équipe de la planète. En clair : du billard ensuite pour l'ami Ancelotti. Alors, merci qui ?

Ivanovic : L'air de rien, le jeune défenseur serbe de Chelsea a mis fin à l'invincibilité de Liverpool à Anfield face à Chelsea (3-1). Deux coups de tête bien placés qui témoignent de son adaptation parfaite avec le jeu anglais. Venu du Lokomotiv Moscou, Branislav ressemble de plus en plus aux bonnes pioches anglaises à l'Est, style Vidic à MU ou Skrtel à Liverpool. Les pays slaves serviraient à autre chose que des casting Dorcel alors ?

Jah : Marlon King s'est fait licencier de Wigan suite à son affaire d'agression et d'attouchements sur une jeune femme dans un pub de Londres. Mais où sont donc les héritiers jamaïcains du classieux John Barnes ?

Kakuta : Le jeune homme par qui le scandale est arrivé. Formé à Lens avant d'être arraché par Chelsea, Gaël Kakuta est au cœur d'un conflit qui oppose les Sang et Or aux Blues et qui pourrait valoir au club d'Abramovitch une interdiction de toutes activités sur le marché des transferts. Tout ça pour quoi au juste ? Ben, pour ce qui pourrait bien être un phénomène comme il n'en sort qu'une poignée par décennie. « Techniquement, il est le meilleur du club. La seule manière de l'arrêter, c'est de lui mettre des coups. C'est ce que nous faisons à l'entraînement ! » . Signé Obi Mikel.

Lame : Selon Gillette, Thierry Henry est le joueur de l'année 2004 et porte encore le maillot d'Arsenal. En même temps, c'est vrai qu'on n'a plus trop de nouvelles depuis.

Mansour : Le Cheikh Mansour Bin Zayed Al Nahyan pour être tout à fait précis. Si l'idée d'une révolution sportive en Premier League a pris corps depuis la saison dernière, elle le doit beaucoup à l'homme d'affaire d'Abu Dabi, proprio de Manchester City depuis l'an passé. Comme tout nouvel arrivant en Premier League, on ne lésine pas sur le carnet de chèques. D'aucun diront le carnet de cheikh. Et comme les autres, crise et endettement obligent, sont au régime sec en ce moment...

Newcastle : Une des institutions du football anglais qui fout le camp en D2, ça fiche un sacré coup. Les Canaris nantais, les Pies de Newcastle : fait décidemment pas bon porter un nom de piaf dans le football actuel.

O'Neill : Il y a ceux qui ont des millions et ceux qui ont des idées. A Aston Villa, on s'est lancé dans un projet fou : dégommer le Big Four en recrutant malin, en faisant dans la post-formation et surtout en achetant avant tout anglais. Le tout sous la férule de Martin O'Neill, gueule d'intello et cerveau de génie. Osé mais pourquoi pas ? L'an passé, jusqu'en février, le pari était tenu avant de s'effondrer avec l'arrivée du printemps. Problème : cette fois, Villa tire la langue dès le Boxing Day. Mouais, va quand même falloir un peu de fric, hein.

Piquionne : Juste pour rappeler que, sorti du premier tiers, la Premier League est un vrai championnat de charlots.

Queens Park Rangers : Sale temps pour le club de l'ouest de Londres. Flavio Briatore, un de ses dirigeants, s'est fait serrer en train de magouiller en Formule 1 et jette le discrédit sur sa personne, bien dans le ton finalement du trio de proprios de QPR, avec Lakshmi Mittal, dit « la tronçonneuse de Grandrange » , et Bernie Ecclestone, grand argentier de la F1 qui a déclaré : « Hitler était efficace » . La grande classe quoi !

Rooney : Pour situer le bonhomme, on dira juste qu'il est avec Gerrard le seul joueur anglais à pouvoir figurer dans le onze mondial. Le reste se passe de commentaires : troisième buteur de Premier League et, avec la sélection anglaise, joueur statistiquement le plus influent des qualifs pour le Mondial dans la zone Europe. Si en plus, il était beau...

Spurs : Ne le cachons pas, on est content de voir Tottenham se fighter pour les premières places. Un coach charismatique, un stade à l'ancienne, un public chaud et fidèle et un jeu d'attaque entre audace extrême et grand n'importe quoi. Nous, on signe.

Télévision : Cool, Canal a raflé les droits de la Premier League pour les trios prochaines saisons. Darren Tullett n'est pas à la rue, nous voilà rassurés

United : Y'a comme un parfum de fin de règne à Manchester. Dégommés par le Barça en finale de C1 la saison passée, dominés actuellement par Chelsea en Premier League, les Red Devils marquent le pas et posent l'impossible question : et si Ferguson avait fait la saison de trop ?

Van Persie : Comme d'hab', le Gunner respecte la parité : cinq mois de joga bonito, cinq mois à l'infirmerie. Réglé comme du papier à musique le Néerlandais. La vrai Orange mécanique, c'est lui.

Weight watcher : En 2009, les Anglais en sont encore à découvrir la diététique dans le football. Dernier exemple en date, Carlton Cole en sélection : « Fabio Capello est un disciplinaire. Tu dois vivre selon ses règles ou tu n'es plus retenu. Mais je ne savais pas à quel point le régime était strict. J'étais mourant. J'avais besoin de quelque chose sur mes pâtes. Donc lors de notre déplacement suivant, j'ai pris un petit sachet de ketchup. Je vais coller aux règles à partir de maintenant, mais je suis le “ketchup guy” » .

X : Entre artistes, on se comprend. Dimitar Berbatov s'est fait peindre le portrait par une actrice italienne qui répond au doux nom de Simba. Petite précision utile : il s'agit d'une pornstar. Autre détail qui a son importance : Simba a peint ledit portrait avec ses... seins ! Comprend mieux qu'il ait la tête ailleurs en ce moment, l'ami Berbatov.

You'll never walk alone : Il faudra bien, plus que jamais même. Après avoir raté le titre d'un poil de cul la saison passée, Liverpool est carrément à la dérive cette année. En mai prochain, Anfield « fêtera » la vingtième année sans titre de champion. Après les vingt ans du Heysel (2005) et d'Hillsborough (2009), à quand une bonne nouvelle à Liverpool ?

Zamora : Jusque-là, Bobby Zamora n'avait guère d'autre qualité que son nom, d'une classe absolue il est vrai. Mais cette saison, Bob ambiance les dance floor de Premier League avec Fulham, toujours qualifié en C3 qui plus est. Et dire que l'été dernier, les Cottagers s'étaient mis d'accord avec Hull City pour le transférer chez Bernard Mendy et sa bande, avant un très improbable revirement de situation. Aujourd'hui, Hull est relégable et Fulham en lutte pour une nouvelle qualif européenne. Zamora, goûtez la différence !

Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié

Aucun commentaire sur cet article.
Partenaires
Logo FOOT.fr Olive & Tom
0 0