L'Abécédaire de la Bundesliga

La saison prochaine (en septembre 2012), les clubs allemands seront quatre en Ligue des Champions. Le championnat d'Allemagne n'en finit plus de grignoter des points UEFA. En attendant d'être la plus grande ligue du monde...

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A comme Altintop. L'un (Hamit) a ciré le banc du Bayern toute la saison et soignera ses hémorroïdes sur les fauteuils madrilènes de Bernabeu l'an prochain (il est en fin de contrat, ça aide). L'autre (Halil) a joué toute la saison avec Francfort et sera en deuxième div' en septembre. Le monde est injuste, Mutti...

B comme Blaszczykowski (Jakub). Le Borussia Dortmund a toujours souffert d'un goût immodéré pour le scrabble. Avec Lewandowski, Piszczek et l'insurpassable Blaszczykowski, sa colonie polonaise, le club de la Ruhr a remporté un septième Meisterschale.

C comme Coke. Tous les dealers de Francfort se frottaient les mains au printemps dernier. L'ancien sélectionneur de la Nationalmannschaft, Christoph Daum, était back in town. Las, le sauvetage de l'Eintracht n'aura jamais lieu. On annonce Saint Christoph au Standard. Tous les revendeurs de rue de la Cité ardente sont sur les dents...

D comme Dortmund (Borussia). Jeunes, beaux, fringants, riches et champions d'Allemagne en attendant mieux. Le meilleur espoir d'une Ligue qui règnera sur l'Europe dans les années à venir, pow, pow, pow...

Derdiyok, Eren. D'origine kurde quoique né en Suisse, ce grand dadais de six pieds, trois pouces (1,91m) menaçait de devenir encore plus grand après sa saison explosive de l'an dernier. Il a traversé l'exercice qui vient de s'écouler comme un vampire de Transylvanie ; vivant la nuit, se reposant le jour. Prochaine étape d'un crash annoncé : on l'annonce à Galatasaray, ci-devant neuvième de la Turkish Super Lïg.

E comme Eintracht (Francfort). Septième à l'entracte hivernal, relégable à la fin du film. Synonyme : Sampdoria de Gênes. Hercules Alicante.

F comme Félix-le-Chiant. Comme Édith Cresson, Joey Starr ou Sami Naceri, Magath possède un talent rare : se rendre impopulaire en un rien de temps. Après une première très bonne année à Gelsenkirchen, l'ancien démiurge de Hambourg s'est mis à dos la quasi-totalité de son effectif. Le tyran le plus “courtisé” de la Bundesliga retourne à quelque amour passéiste avec le VFL Wolfsburg et le sauve du pire lors de la dernière journée.

G comme Götze, Mario. Benjamin de l'escadrille de teenagers pré-pubères de Dortmund, le wonderkid (19 ans aujourd'hui) est déjà en équipe d'Allemagne. Quel genre d'étoile filante sera-t-il ? Schuster ou Matthaüs ? Podolski ou Schweinsteiger ?

Gündogan (Ilkay). Le Protée de Nuremberg.

H comme Hanovre SV 96. Ce n'est pas avec des clubs qui s'appellent Hannoverscher Sportverein von 1896 e.V. que la Bundesliga va faire rêver l'Europe...

Heynckes, Jupp : Coach du Bayer en mai, entraîneur (pour la troisième fois) du Bayern en juin. Le conflit d'intérêt à la sauce allemande...

I comme IABF (International Anti-Boredom Front). On ne s'ennuie jamais en Bundesliga : des stades pleins, des buts en pagaille, des retournements de situation comme pas possible et un niveau de jeu qui n'en finit pas de monter. Le monde entier va finir par le savoir.

J comme jeunes. Dieter Hecking fait débuter dix gamins avec Nuremberg. Sixième. La place du con. Allez encore un effort, bubis.

K comme Kroos, Toni. La saison passée à Leverkusen, l'été dernier sur le banc de la Mannschaft en Afrique du Sud, cette année au Bayern, Toni Kroos (21 ans) n'est jamais là où il faut. Bientôt sur le has been comptoir ?

L comme Le Tallec, Damien. Vingt ans, aux fraises, huit matchs, zéro but, séjour linguistique d'un an (probablement digne d'intérêt), retour probable dans l'Hexagone à Evian, Dijon ou Nice.

M comme Mönchengladbach (Borussia). Annoncé comme mort et enterré à quelques journées de la fin, le ‘Gladbach s'est sauvé en barrages contre Bochum. Grâce à Lucien Favre, son impensable coach suisse et à Marco Reus, un autre gamin surdoué du championnat allemand.

McCLaren, Steve (entraîneur intérimaire des Loups de Wolfsburg). “There's no future for the english dream” The Sex Pistols, God save the queen.

N comme Nistelrooy, Ruud van. Retraite anticipée sur les bords de la cité hanséatique. Vingt-cinq matchs cette saison, dont six comme remplaçant, sept buts ; annoncé à Malaga pour la sieste définitive en août prochain. Ces nouveaux riches en provenance du Qatar ont le mauvais goût très sûr.

O comme Olic. Brillantissime en 2010, diaphane en 2011. En Allemagne plus qu'ailleurs, les saisons se suivent mais ne ressemblent pas.

P comme Papiss (Demba Cissé). Si l'on jouait au football-pourcentage, Papiss truciderait le reste du monde. Vingt-deux buts qui rapportent cher et qui assurent une saison peinarde à Fribourg.

R comme Raul. Malgré ses cent-sept ans, l'ex-Merengue continue de dispenser son talent cristallin aux quatre coins des terrains d'Allemagne et de Navarre. Et on ne parle même pas de sa classe hors du pré, de son altruisme. L'a même résisté presque une saison au régime de Magath sans moufeter.

S comme Sahin, Nuri. Le transfert du meilleur joueur de la dernière Bundesliga au Real Madrid nous affranchit des intentions de Mourinho dans le futur. Battre le Barça à son propre jeu et renvoyer Khedira chez sa mère.

Schürrle Andre : Comme Uchida, l'une des meilleures affaires de l'année. Va se faire voir l'an prochain à Leverkusen.

T comme Titre (septième). Dortmund attendait ça depuis neuf ans. Une quasi faillite plus tard, le Sphinx renaît de ses cendres et l'accident de parcours menace de devenir une saga, façon Lyon ou Chicago Bulls. Une escouade jeune et brillante, un entraîneur majeur (Jürgen Klopp), le peuple Borussien frémit d'impatience...

U comme Uchida. Japonais à petit prix et gros (r)apport. Business as usual...

V comme Van Buyten, Daniel. Vingt-et-un matchs (dix-huit titularisations), 33 ans, ça commence à sentir le sapin pour le vieux chêne de Chimay.

Vidal, Arturo. Grosse saison, grosse tête, gros transfert (peut-être) pour l'ancien homme à tout faire de Colo-Colo, un peu loco, loco...

W comme Wolfsburg, VFL. Ne jamais échanger deux barils de Bosniens millésimés (Dzeko à City, Misimovic au Dynamo Moscou via Galatasaray) contre un baril de Brésilien frelaté (Diego de retour de la Juve). 15ème. Sans compter le retour de Magath...

X comme le facteur x, notre pari pour 2011/2012. Marco Reus, le lance-flamme du Borussia Mönchengladbach, appelé à jouer au Bayern à la même place que Ribéry. A moins qu'on le transfère sur l'aile droite.

Y comme Ya Konan, Didier. L'ancien pensionnaire de l'ASEC Mimosa a maintenu le Hanovre 96 dans le haut du tableau avec ses treize buts. L'Ivoirien ne fera donc pas de vieux os en Basse-Saxe.

Z comme Zé Roberto. Trente-sept ans dans un mois, le mercenaire brésilien continue de faire le job (dix assists). Frêle et seul esquif à tenir la route dans la galère hambourgeoise.

Par Ali Farhat

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Heynckes: le conflit d'intérêt? Quel conflit d'intérêt, aussi bien l'entraineur de Fribourg (qui entrainera Leverkusen l'an prochain) que Heynckes on joué le jeu (lors de la rencontre Fribourg Leverkusen)... Tout le monde a été clair il n'y a pas de places pour ça en Bundesliga.. et à voir les réactions des coachs c'est vrai...
Olic diaphane? en même temps il a été blessé toute la saison (opération du ménisque en novembre..). Si il avait joué je comprendrais le commentaire là en l'occurrence... (après il fallait trouver un O ) .
O comme Owomoyela! lol effectivement il n'y avait pas beaucoup de choix! Mais très bon abécédaire, je suis content que la Bundesliga soit enfin reconnue à sa juste valeur!!!
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