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Kuyt, le soldat batave court toujours

Revenu cet été à Feyenoord Rotterdam, son club de cœur qui l’a auparavant révélé, Dirk Kuyt continue d’étonner. À trente-cinq ans, l’ailier batave cavale toujours autant sur les terrains et se paye même le luxe d’être actuellement le deuxième meilleur buteur de l’Eredivisie. Preuve que l’ex-international néerlandais en a encore sous la semelle.

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Contre les préjugés, contre les innombrables remontrances et contre ceux qui lui avaient certifié qu’il ne deviendrait jamais joueur professionnel, Dirk Kuyt n’a eu de cesse de se battre. Pour leur prouver qu’ils se trompaient. Et cela, dès son plus jeune âge. « Dans ma jeunesse, je rêvais simplement de jouer dans l’équipe A des Quick Boys, racontait-il avec un brin de nostalgie en février dernier. À mes dix-sept ans, je l’ai réalisé en jouant six matchs avec les seniors. Cette année-là, Hans van Breukelen (gardien des Pays-Bas vainqueur de l’Euro 1988, ndlr) est venu me voir pour me proposer un contrat à Utrecht, et beaucoup de gens m’ont dit : "Il vaut mieux que tu refuses. Tu n’as pas le niveau pour être pro, reste dans ton village et profite de la vie." »


L’enfant de Katwijk aurait très bien pu rester dans son village et marcher sur les pas de son paternel pêcheur. Mais puisque son état d’esprit est « basé sur le travail et le dépassement de soi » , il s’est accroché. Envers et contre tous. « J’ai grandi dans un pays où les gens sont très directs. La critique, aussi dure soit-elle, fait partie de notre apprentissage. C’est culturel. (…) Évidemment, certaines critiques étaient infondées, mais ça ne me faisait pas mal, poursuivait-il, sans détour. Aujourd’hui encore, quand on me descend en flammes, la seule chose que j’ai envie de faire, c’est de prouver aux gens qu’ils ont tort. » Après une carrière majuscule, longue de plus de dix-sept ans, Kuyt n’a plus grand-chose à conquérir ou prouver. Pourtant, l’infatigable Néerlandais n’entend pas encore s’arrêter. L’été dernier, après un premier passage entre 2003 et 2006, il est revenu sur les terres de Feyenoord. Là où tout a réellement commencé. Un retour en grande pompe en passe d’être réussi.

Home, sweet home


Pour mesurer ce que représente Dirk Kuyt au Feyenoord Rotterdam, il suffit de lire à travers le regard de ses enfants. L’image remonte à août dernier. Pour annoncer son retour au pays et au sein de son équipe chérie, il choisit d’offrir un maillot du club à chacun de ses gamins. Un message limpide qui les ravit au plus haut point, deux d’entre n’hésitant pas à se rouler dans l’herbe de leur jardin pour manifester leur joie. En fin de séquence, le papa poule et ses gosses entonnent même ensemble un chant en l’honneur du club aan de Maas. La joie des mômes est proportionnelle à celle des supporters de Feyenoord.


Car s’il a vécu ses premiers émois avec le FC Utrecht, c’est bien à l’ouest des Pays-Bas qu’il est entré dans une autre dimension. Tout juste élu joueur de l’année en Eredivisie avec son club formateur en 2003, il débarque accompagné de son lot de promesses. Et fait l’unanimité d’entrée. « Kuyt a très vite trouvé sa place dans l’équipe. C’était un vrai plaisir de jouer avec lui » , témoigne le milieu Thomas Buffel, son coéquipier durant une saison à Feyenoord (2003-2004) et désormais à Genk. « Ce n’était déjà pas un joueur égoïste, il ne pensait pas seulement à ses statistiques, mais à toute l’équipe. Il avait un profil assez complet : il aimait aller aux duels, avait une bonne frappe et était bon de la tête. » Avec Salomon Kalou, il forme ensuite pendant deux saisons un duo redoutable, baptisé K2. Des prestations de haute volée et des buts à la pelle (78 en 116 matchs) qui lui permettront de se voir ouvrir les portes prestigieuses de Liverpool.


C’était il y a près d’une décennie. Tout laissait donc supposer qu’après trois belles années à Fenerbahçe, Kuyt venait se payer une pré-retraite paisible en rentrant chez lui. Sans faire de bruit. Mais c’est mal connaître le bougre qui, malgré ses trente-cinq piges, demeure un compétiteur acharné. « Je ne suis pas venu ici pour marquer des buts ou satisfaire une quelconque ambition personnelle. Je veux simplement gagner un titre avec le Feyenoord. Je crois en cette équipe. Je pense que nous pouvons faire quelque chose de bien, quelque chose de grand » , a-t-il lâché au moment de son arrivée à Fox Sports. Pour son retour aux Pays-Bas, celui qui a enchaîné 179 matchs consécutifs entre 2001 et 2006 s’est préparé comme il l’a toujours fait : avec un professionnalisme pointu et une hygiène de vie impeccable.


« Je déteste rater un match, martelait-il encore il y a quelques mois. Quand je suis blessé ou suspendu, j’ai l’impression d’être le pire mec du monde. J’essaye donc de faire en sorte d’être toujours en forme. Pour moi, le football ce n’est pas deux heures d’entraînement quotidien et un ou deux matchs par semaine. Ma préparation dure vingt-quatre heures par jour. Tout ce que je fais, je le fais en pensant au prochain match. Mon alimentation est très équilibrée et j’accorde beaucoup d’importance à la récupération : j’essaye toujours de dormir huit ou neuf heures. Et quand on rentre d’un long déplacement où je ne peux dormir que cinq heures la nuit, je fais une sieste en milieu de matinée et une l’après-midi. À part ça, je passe toujours une demi-heure à la salle de musculation avant l’entraînement pour m’échauffer et m’étirer. Il m’arrive aussi de refaire la même chose après l’entraînement. »

Mister Duracell enfile les kilomètres et les buts


Alors qu’il se trouve au crépuscule de sa carrière, cette préparation minutieuse porte encore ses fruits. Sur les vingt rencontres qu’il a jouées cette saison toutes compétitions confondues (Eredivisie et KNVB-Beker), l’homme aux cheveux frisés blonds a chaque fois été titularisé et a disputé 1830 minutes sur 1830 possibles. Juste renversant. « Physiquement, c’est un athlète. Très sincèrement, je ne m’attendais pas à ça… C’est impressionnant » , confie Édouard Duplan, milieu de l’ADO Den Haag et qui a affronté l’inoxydable soldat en novembre dernier (1-0, 11e journée). « Comme tout le monde, je pensais qu’il était venu terminer sa carrière parce que c’est un club particulier pour lui. Mais jamais je ne l’aurais vu tourner aussi bien. » Même impression partagée par l’attaquant d’Utrecht (bientôt de Norwich ?), Sébastien Haller, qui a assisté au premier plan au retour de l’enfant au pays en août dernier (3-2, 1re journée) : « Il a peut-être trente-cinq ans, mais est en bonne forme physique et continue de courir énormément. Son coffre est toujours là. Il n’y a pas grand-chose à lui reprocher. Ça a toujours été un joueur très généreux dans les efforts. Puis il est porté par un collectif qui est bien huilé et joue bien au ballon. Dans un championnat comme celui-ci, quand tu as l’expérience de Kuyt, ça ne peut être que bénéfique. Il fait du bien à son équipe. » Beaucoup de bien, même.

Vidéo

Car celui que les fans de Liverpool surnommaient « Mister Duracell » pour son inépuisable énergie ne se contente pas d’avaler les kilomètres. Il enfile, aussi, les buts. Au total, Kuyt a claqué 16 pions en vingt rencontres toutes compétitions confondues, avec notamment deux triplés inscrits consécutivement face à Heerenveen (2-5) et Alkmaar (3-1) en championnat. « Tous les buts qu’il a inscrits ne sont pas volés. Il est réellement présent dans les matchs, étaye Duplan. En fait, c’est le Dirk Kuyt que tout le monde connaît. C’est propre techniquement, mais ce n’est pas un dribbleur. Ce n’est pas quelqu’un qui va t’impressionner dans ce domaine. C’est sa technique de base qui est assez exceptionnelle. Puis il a cette aisance de pouvoir se déplacer sur le terrain. Il est toujours en mouvement, aime bien changer de positions et surprendre par ses déplacements, ça fait partie de son jeu. » L’influence de l’ex-international oranje (105 sélections, 24 buts) ne se ressent pas que statistiquement. Joueur le plus âgé de l’effectif de Giovanni van Bronckhorst (moyenne d’âge de 24,6 ans), brassard de capitaine au bras, le Néerlandais apporte son immense expérience à une formation qui n’a plus soulevé un titre depuis 2008 et qui est actuellement installée à la troisième place de l’Eredivisie (à six points du leader amstellodamois). « Son influence sur l’équipe est évidente. Ça se voit sur le terrain que c’est le leader, souffle Haller. Tu sens qu’il est respecté et considéré pour la carrière qu’il a faite. » Une carrière remplie, enivrante et qui n’est pas encore arrivée à son terme. Les détracteurs n’ont pas fini d’avoir tort.


Propos de Thomas Buffel, Édouard Duplan et Sébastien Haller recueillis par RD, ceux de Dirk Kuyt extraits de So Foot (n°123)

Par Romain Duchâteau
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