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  2. // 26e journée
  3. // Monaco/Reims (3-2)

Kurzawa débouche le champagne

Perturbé et tenu en échec par le Stade de Reims, Monaco a arraché les trois points en toute fin de partie grâce à Kurzawa (3-2), l’homme providentiel de Ranieri. Fournier et les siens ont de quoi l’avoir mauvaise, ils avaient brillamment tenu tête aux Monégasques.

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Monaco - Reims : 3-2
Buts : Germain (7e), Toulalan (63e) et Kurzawa (94e) pour l’ASM ; Oniangué (52e, 71e) pour le Stade Rémois

Les Monégasques étaient prévenus. Recevoir ce Stade de Reims, surprise de la Ligue 1, n’avait rien d’un cadeau. Troisième meilleure équipe à l’extérieur, derrière Monaco et Paris, la bande à Fournier avait déjà emmerdé l’ASM à deux reprises cette saison (un nul en championnat et une victoire en coupe). Rapidement devant au score et séduisant dans le jeu, Monaco a peu à peu souffert de l’agressivité rémoise et de la fragilité de sa défense. Une fébrilité dont Oniangué a profité deux fois. Suffisant, pensait-il, pour offrir aux siens un bon match nul. C’était sans compter sur Kurzawa, le Monsieur Plus de l’ASM, qui a chipé à un Berbatov entré pour les dix dernières minutes le rôle du héros, en poussant le ballon dans le filet à la dernière minute du temps additionnel (3-2). La réussite du champion ? La chasse au PSG reste en tout cas ouverte.

Valère saint Germain

Le choc des Rouge et Blanc a attiré en tout et pour tout cinq supporters rémois, et un poil plus de Monégasques. Une bien triste manière de remercier Delio Onnis, l’ancienne gâchette argentine de notre championnat, invité à donner le fameux « coup d’envoi fictif » . Pas de supporters, mais du spectacle sur le pré. Monaco joue bien. Très bien, même. Fluidité, qualité technique, jeu à une touche de balle. Corner à l’entrée de la surface pour la volée de la Toul’, qui frôle le poteau. Et coup de boule de Germain au premier poteau, pour l’ouverture du score (7e). Ça va trop vite pour la bande à Fournier, systématiquement dépassée par le sexy quatuor du milieu de terrain monégasque. Toulalan-Kondogbia, c’est puissant et intelligent. Moutinho-James Rodríguez, c’est vif et précis. Du bonheur pour le duo d’attaque cocorico. Reims n’a pas le même talent, mais les Champenois ont aussi des intentions offensives. Surtout sur l’aile droite, la seule exploitée par les visiteurs, bien animée par Fortes et Oniangue. La partie s’équilibre et se ferme. Plus présent dans l’impact, le Stade rémois ne laisse plus son adversaire jouer. Et finit même par lui chiper le contrôle du ballon.

Kurzawa, le sauveur

Le match reprend comme il avait terminé. Avec un Monaco embêté, sur le reculoir, et un Reims plein de vie et d’envie. D’un coup de rein, Oniangué rapproche la paire Abidal-Carvalho de la retraite et remet justement les deux équipes à égalité (52e). Redevenu celui que l’on connaissait (et que l’on aime), Rivière sort une tête toute pourrie et laisse sa place à la fougue d’Ocampos. Cause à effet, Monaco reprend l’avantage immédiatement grâce à son boss, le vrai : Jérémy Toulalan. Un crochet, une feinte de tir et une frappe puissante au ras du poteau (63e). C’est pour toi, Didier. Le match devient foufou. James Rodríguez distribue les caviars, mais le Colombien et les siens sont une nouvelle fois trahis par leur arrière-garde. Cette fois-ci, c’est Subašić qui foire sa sortie et offre le doublé à un Oniangué euphorique (71e). Germain est relayé par Berbatov. Monaco veut ses trois points, et joue les dix dernières minutes en supériorité numérique suite au coup de latte (involontaire) de Mandi dans le cou de Kurzawa. Celui-là même, qui, au bout du temps additionnel, reprend le tir de Rodriguez sur le poteau pour offrir à l’ASM le droit de rêver encore au titre.

Par Léo Ruiz
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