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Kurzawa a-t-il vraiment gagné au change ?

À l'été 2015, Layvin Kurzawa quittait Monaco pour Paris contre un chèque de 25 millions d'euros. Pour vivre une saison dans l'ombre de Maxwell et manquer l'Euro. Désormais titulaire, mais pas encore indiscutable, il retrouve ce dimanche son ancienne équipe, qui s'éclate sans lui...

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Ce dimanche, Layvin Kurzawa sera opposé à son club formateur, l'AS Monaco, quitté il y a dix-huit mois pour franchir un palier. Une équipe qui enquille les scores fleuves et affiche un niveau de jeu extraordinaire depuis le début de saison, quand le PSG a éprouvé quelques difficultés à assimiler la transition Blanc-Emery. Pour le latéral gauche, l'arrivée dans la capitale a également été marquée par la concurrence de Maxwell, un Euro manqué à cause d'un statut de numéro 2 en club, et désormais une prise de pouvoir fragile alors que la direction parisienne envisage de recruter du lourd cet été. Sur le Rocher, il serait indiscutable, probablement tout autant sélectionnable en EdF, et en train de se régaler offensivement. Ce que font aujourd'hui Djibril Sidibé et Benjamin Mendy, les nouveaux latéraux asémistes.


De quoi donner des regrets à Kurzawa ? « C'est simple de tirer une conclusion de ce type a posteriori, mais au moment de faire le transfert, c'était une évidence, un excellent choix que de venir à Paris » , estime l'ancien du PSG Pierre Ducrocq, aujourd'hui associé de la structure de conseil pour footballeurs pro Kemari. « Il est passé d'un très bon club à un club qui envisage de toucher les tout meilleurs d'Europe, rien que cela, c'est une progression. » Même si l'ambitieux projet parisien a toussoté en première partie de saison, quand celui de Leonardo Jardim s'emballait.

« Il avait besoin de quitter son confort monégasque »


Quand il observe l'évolution de son ancien poulain au centre de formation de l'ASM, Frédéric Barilaro ne voit que du positif : « Il est quand même international avec Paris, et puis il ne pouvait pas prévoir que Monaco serait dans une telle dynamique aujourd'hui. Mais je ne pense pas qu'il soit en train de regarder en arrière et de regretter, un joueur pro doit penser à sa progression personnelle, et à Paris, il a progressé, ne serait-ce que concernant le salaire. Il côtoie de grands joueurs, et ça, c'est important.  » Notamment un certain Maxwell Scherrer, récemment cité par Habib Beye, qui s'y connaît en latéraux, comme un exemple à suivre pour Kurzawa. Avant de voir débarquer du très lourd l'été prochain, peut-être le Suisse Ricardo Rodríguez de Wolfsburg, qui deviendrait une nouvelle menace pour le temps de jeu du Français. « Il avait besoin de passer à autre chose, de quitter son confort monégasque » , soutient Barilaro.


« Il y a plus de monde à Paris, c'est clair, il n'a aucune assurance d'être titulaire, mais ce n'est pas un frein à sa progression. Au contraire, l'adversité peut le pousser à aller encore plus loin, à repousser ses limites, ce qu'il ne pourrait plus faire dans un contexte trop favorable. » Une analyse que partage Pierre Ducrocq, pour qui Kurzawa se retrouve à la croisée des chemins dans la capitale : « À Monaco, il n'avait plus rien à aller chercher et il n'aurait donc pas forcément été dans les petits papiers de Didier Deschamps. Mais à Paris, il peut prouver qu'il a le niveau pour le top 5 européen. Si on lui met un gros concurrent et qu'il s'impose, il aura pris une nouvelle dimension, sinon ses limites seront balisées : un bon joueur pour un bon club, mais pas un top joueur pour le gratin européen. »

À vingt-quatre ans, le joueur formé à l'ASM a beaucoup à gagner sous les couleurs parisiennes : conforter son statut de titulaire en Bleu, alors que Patrice Évra fait de la résistance, mais n'est plus l'avenir, et s'affirmer comme l'un des meilleurs joueurs à son poste. Et ça, il ne pouvait plus le faire à Monaco selon Ducrocq : « J'ai assisté à un match en Belgique, et j'ai vu les deux latéraux d'une équipe vivre un cauchemar, car leur équipe subissait le jeu, elle n'attaquait pas. Mais au moins, on pouvait voir leur niveau réel. Dans un club qui tourne aussi bien que Monaco, forcément les latéraux vont se mettre en valeur. Il y a des possibilités de dédoublements, il y a du mouvement, le collectif domine... Donc cela peut masquer les carences de certains joueurs, et pousser à les surévaluer. En revanche, dans une équipe dans le dur, on ne peut pas surévaluer un joueur. » Parfois critiqué pour son mode de vie hors terrain et pénalisé depuis plusieurs semaines par une pubalgie, Layvin Kurzawa doit donc serrer les dents. Et prouver dès dimanche qu'il a réellement fait du chemin depuis son départ du Rocher.

Tous propos recueillis par Nicolas Jucha
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