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Krychowiak, l’inconnue à trente patates

Recruté après un Euro 2016 de haute volée avec la Pologne, Grzegorz Krykrowiak retrouvait au PSG l’entraîneur avec lequel il venait de braquer deux Ligue Europa. Sur le papier, tout était fait pour que l’intégration de l’ancien Rémois se passe tranquillement. Six mois plus tard, « Krycho » ne joue plus en équipe première, mais s’entretient en CFA pour retrouver le rythme. Et maintenant ?

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Le football est fait de petits détails, mais aussi de superstitions. En début de saison, Grzegorz Krychowiak est arrivé au PSG avec sa dégaine de mannequin, ses cheveux soyeux, ses fringues d’aristocrate et son numéro 23. Dans la foulée, le Polonais a opté pour le numéro 4. Un numéro que certains estiment maudit au sein du club parisien, puisque les quatre derniers propriétaires ont quitté la capitale en ayant capitulé : Milan Biševac, Momo Sissoko, Yohan Cabaye et Benjamin Stambouli. Au point qu’une légende urbaine est apparue sous l’appellation « malédiction du numéro 4 » . Pour le moment, « Krycho » est en plein dedans après deux saisons pleines du côté de Séville où Unai Emery avait fait de lui son milieu de terrain de prédilection. Avec le Basque, le Polonais s’était installé en équipe de Pologne tout en garnissant son CV de deux victoires en Ligue Europa. Durant l’Euro, on a vu le milieu avec le numéro 10 sur le dos tutoyer les meilleures formations européennes avec ses potes Glik et Lewandowski. Thiago Motta vieillissant, le PSG pensait que le joueur formé à Bordeaux était le joueur idoine pour prendre la relève du gaucher, dans un autre style malgré tout. Un mec parfait pour chasser les milieux adversaires et casser le jeu tout en faisant la loi. Le prix est là – plus de trente millions d’euros – et l’homme a l’avantage de parler français, de connaître la Ligue 1 ainsi que le nouvel entraîneur du PSG. Six mois plus tard, le numéro 4 n’a disputé que dix petits matchs de Ligue 1 (six titularisations dont la dernière remonte à la venue de Nice, en décembre). Alors que les copains vont défier Toulouse, ce soir, le milieu a joué avec la CFA, hier, contre Bergerac. Ce n’est pas la première fois d’ailleurs qu’il descend d’un étage. « J'ai parlé avec Krychowiak. Il a joué beaucoup de matchs. Mais je préfère Rabiot au poste de sentinelle. C'est la concurrence » , a détaillé Emery, hier, en conférence de presse.


En 2017, il n’y a qu'en CFA, où le joueur a été aligné une première fois en début de mois contre Granville, qu'on peut trouver la trace d’une sortie du milieu. Une apparition plutôt rare dans le système QSI, puisque seul Serge Aurier a eu les « honneurs » de l’équipe réserve depuis 2011. C’était l’an dernier et c’était une punition à la suite de l’affaire Périscope. Pour Krychowiak, pas de punition. Juste une remise en jambes pour celui qui a débuté la nouvelle année par une blessure au genou. Soixante-dix minutes en réserve quand on est la recrue la plus onéreuse de l’été, ça interpelle. Surtout quand l’adversaire se fout ouvertement de votre gueule sur les réseaux sociaux dans la foulée. « Le PSG a donc dépensé 30 millions d’euros pour faire joueur Krychowiak en CFA contre nous. On ne savait pas qu’on faisait si peur ! » , pouvait-on lire sur le compte twitter de l’US Granville. Voilà deux semaines que le Polonais s’entraîne normalement, mais qu’il n’a toujours pas les honneurs des feuilles de match en championnat. Bizarre quand on sait qu'il a débuté la double confrontation contre Arsenal dans le onze de départ... Performant au Parc des Princes, il avait sans doute perdu des points au retour en concédant bêtement l’égalisation en faisant faute dans la surface à la suite d'une perte de balle de sa part. Là, les premiers doutes sont apparus...

La marche est-elle trop haute ?


Depuis son arrivée dans la capitale, le joueur doit faire avec les rumeurs. On le dit très proche d’Olivier Letang, le directeur sportif parisien qui cristallise certaines tensions internes. Les deux hommes se sont connus à Reims et entretiendraient une réelle amitié. Au point de ramener au PSG un copain ? Certains y croient dur comme fer. Mais ce sont surtout les sorties sur le pré qui ont malmené le Polonais. Alors qu’il brillait dans l’entrejeu de la Pologne (son match contre l’Allemagne à l’Euro est un bijou), il semble tétanisé au PSG. En janvier, France Football avançait qu’un départ serait à l’étude. En privé, Krychowiak ne se sentirait pas au niveau d’un club comme celui du PSG et qu’il ne s’imaginait pas réussir à bousculer la concurrence. Autrement dit, la marche est trop haute. En octobre, alors que Krychowiak jouait régulièrement, Unai Emery avait précisé qu’une adaptation demandait du temps : « Quand on parle du milieu de terrain du PSG, on parle de Thiago Motta, de Matuidi, de Verratti, de Rabiot, de Pastore... Krychowiak arrive comme un joueur en plus qui doit apporter ses qualités à l’équipe et s’adapter à son modèle de jeu. Là encore, c’est un processus naturel. C’est le terrain, sur les entraînements ou en match, qui va l’aider à s’adapter à la manière de jouer et au niveau d’exigence de l’équipe. »


Depuis, la progression est loin d’être évidente. Et les dernières compositions d’équipe d’Emery ne sont pas de nature à rassurer le milieu. Contre Barcelone, alors que le PSG venait de perdre Thiago Silva et Thiago Motta, Krychowiak, qui peut jouer en défense centrale, n’a pas été retenu dans les 18 amenés à défier les Catalans alors qu’on le présentait officieusement comme le quatrième défenseur central de l’équipe. Au milieu, c’est pire, puisque le jeune Christopher Nkunku est passé devant lui. Actuellement, Krycho représente l’option numéro sept dans l’entrejeu... Parviendra-t-il à faire changer les choses d’ici mai ? Tout est possible dans un sport où rien n’est jamais figé. Di María, Ben Arfa, Meunier, Trapp ont démontré cette saison que le travail et la patience permettent de tout renverser. À l’inverse, Jesé – l’autre recrue phare de l’été – confirme que le PSG peut être une voie sans issue pour certains joueurs à CV. Le Polonais a encore quelques mois devant lui pour tordre le cou à la « malédiction du numéro 4 » . D’ici là, il va faire les joies de l’équipe réserve. Quelle vie.



Par Mathieu Faure
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