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Krycho prend l'eau

Transfert le plus cher de l'été en Ligue 1, Grzegorz Krychowiak a pour l'instant raté ses retrouvailles avec la France. Peu utilisé et pas assez tranchant quand il joue, il navigue sans cap dans un milieu parisien dense et compétitif, lui qui débordait d'ambition à son arrivée.

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Thiago Silva en 2012, Edinson Cavani en 2013, David Luiz en 2014, Ángel Di María en 2015, et donc Grzegorz Krychowiak en 2016. Le quinté gagnant du PSG depuis cinq ans, c'est-à-dire les cinq joueurs les plus chers de chaque mercato estival. Une belle brochette qui ferait une sacrée équipe de five, même sans gardien. Le dernier venu est pourtant le moins cher des cinq, et aussi celui au nom le moins tape-à-l'œil. Une recrue qui a surpris lors d'un été où la galaxie parisienne attendait un gros craquage de porte-feuille, pour remplacer Ibra ou incarner la nouvelle phase du projet parisien. Mais dans le fond, l'arrivée de Krychowiak répondait à une certaine logique, et le terreau parisien lui était a priori favorable. Un nouveau coach, Unai Emery, qui le connaît par cœur et qui lui a donné une nouvelle dimension à Séville, Blaise Matuidi qu'on dit sur le départ, Thiago Motta censé être à deux doigts de la fin, Rabiot facile à déloger, car encore trop tendre. Quant à Verratti, il était censé être son complément idéal dans le 4-2-3-1 que tout le monde voyait déjà Emery appliquer. Un petit Italien vicieux et technique, et un grand Polonais costaud et brutal. Presque le début d'une mauvaise blague raciste, une sorte de Yin et de Yang qui aurait dû être la rampe de lancement du jeu parisien, si l'on en croyait les premières observations. Mais les oracles ont souvent tort, surtout quand il s'agit de football. Non seulement le fameux 4-2-3-1 en question n'a pas vraiment eu son mot à dire malgré quelques tentatives, mais Krychowiak est aujourd'hui bloqué à la cinquième place dans la hiérarchie des milieux parisiens.

Le bûcheron


Lorsqu'il était arrivé à Paris au début du mois de juillet, avec sa raie sur le côté parfaite de jeune candidat aux élections municipales, le Polonais se sentait prêt à tout casser. « Je sais que l’objectif de Paris est de gagner la Ligue des champions. Ça tombe bien, c’est aussi mon cas. » Allez hop, voilà pour montrer qu'il entre dans le cahier des charges du Dream Bigger. L'épisode deux de cette tirade balancée à France Football seulement deux jours après sa signature, c'est un autre grand condensé d'ambition et de détermination : « Je peux apporter quelque chose que Paris n’a pas. Je ne pense pas à m’asseoir sur le banc. J’en veux encore plus. C’est cette motivation qui me permet de grandir et de progresser. Arriver à Paris n’est pas suffisant pour moi, je veux faire de grandes choses avec ce club. » Après tout, Krychowiak avait raison d'être sûr de lui. Au sommet de sa vague, il sortait d'un Euro géré comme un chef, retrouvait un championnat qu'il avait longtemps fréquenté, et un pays qu'il adorait. Et même si sa première expérience en Ligue 1 à Bordeaux a été peu concluante, à Reims, puis à Nantes, Krycho' s'est forgé une solide réputation de milieu défensif charbonneur. « On l'appelait le Bûcheron. Il dégageait un énorme force physique, c'était quasiment impossible de le bouger dans les duels à l'entraînement » , se souvient Anthony Weber de Reims, soulignant son engagement maximal, ses taquets et sa capacité à détruire les actions adverses. Son passage de deux ans en Espagne – il était dans le onze type de la Liga en 2014-2015 – lui conférera en plus la dimension technique qui lui manquait. Mais aujourd'hui, le « Bûcheron » coupe surtout des citrons sur le banc parisien.

Grzegorz le marcheur à l'arrêt


Car les mauvaises nouvelles se sont succédé. Dans un premier temps, Unai Emery a découvert que Blaise Matuidi était un bon joueur de football : « Il est le cœur de l’équipe. Je ne le connaissais pas, il est arrivé en dernier puisqu’il revenait de vacances après l’Euro 2016. J’ai donc eu besoin de le connaître, et désormais je le connais. Il est important sur le terrain, mais aussi très important dans le vestiaire, pour les autres. » Autre constat, Thiago Motta a beau vieillir et choisir les soirs où il a envie de se fouler, il n'est pas si cramé que ça et garde une belle longueur d'avance sur le déménageur polonais dans le maniement du ballon. Krychowiak peut enchaîner toutes les séances de muscu qu'il veut après les entraînements – une de ses habitudes – pour continuer d'étoffer son mètre 86 et ses 83 kilos, le casting du milieu à trois de Laurent Blanc est revenu et va être compliqué à secouer. Krychowiak avait également servi de caution « autorité » à Emery qui montrait en emmenant avec lui l'un de ses hommes liges que la direction du club lui laissait une belle marge de manœuvre. Mais le Polonais semble dans une impasse et la case « erreur de casting » arrive vite au PSG. Le milieu parisien lui-même a reconnu avoir du mal à retrouver son jeu depuis la fin de l'Euro, en se désolant après la victoire face à Nancy : « Je sais que depuis l'Euro, j'ai du mal à revenir à mon niveau. » Garçon volontaire et fonceur, Krychowiak a l'air dans une période de doutes qui convient peu à sa nature, et trop se poser de questions ne lui servira à rien. Car avec des « si » , on coupe du bois. Le « Bûcheron » le sait bien.




Par Alexandre Doskov
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