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  2. // Juventus/Lazio (2-1)

Krasic et nunc

Auteurs d'un match plein, les joueurs de la Juve ont mis le temps qu'il fallait pour inscrire le but d'une victoire amplement méritée. Grâce à Krasic, la Juve passe devant la Lazio et se retrouve deuxième, à la différence de buts.

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Ce Juve-Lazio commence par un but d'entrée de jeu pour les locaux : premier corner du match tiré par Alberto Aquilani, smash de Giorgio Chiellini et la Juve qui mène 1-0 dès cent secondes de jeu. Agressée, la Lazio est bien obligée de réagir. Zarate, Hernanes et Mauri percutent ; la chaleur monte vite. La Lazio ne va pas mettre longtemps à rendre la pareille à la Juve, sur corner donc : sortie trop courte de Storari, cafouillage, ballon qui finit dans les pieds de Zarate, filet. Les deux équipes sont maintenant à égalité ; les choses vont pouvoir se calmer un peu. D'ailleurs, Chiellini s'emmerde. Alors il profite d'une bonne phase de construction des siens pour monter plus haut que de raison et obtenir un coup-franc très bien placé. Aquilani enroule, la barre détourne. C'est ensuite Krasic, d'une tentative de lob en première intention sur une balle perdue par le défense laziale, qui envoie au-dessus. Le jour où le Serbe sera aussi adroit que dangereux, il sera candidat au Ballon d'Or. La Juve continue d'être patiemment dangereuse. Le ballon circule d'un flanc à l'autre, à la recherche d'une position de frappe. C'est d'abord Aquilani qui envoie sa chance au-dessus, avant que Marchisio n'enroule trop large. La Juve ne marque pas, mais maîtrise suffisamment la rencontre pour se permettre de laisser un peu la balle à la Lazio, histoire de finir cette première mi-temps tranquille.

Alberto, un Aquilani qui vous veut du bien

Gigi Del Neri a vraiment trouvé une formule qui marche, pensée autour du nouveau phare de sa formation : Alberto Aquilani. Les qualités d'anticipation et de récupération de l'ex-Romain, ajoutées à ses facultés offensives, lui permettent de briller dans une position appelée "centrale" en Italie (une position tout aussi importante mais plus basse dans l'axe que celle de "regista"). Et là, dans ce rôle de milieu total, l'ex-Romain est quasiment aussi plaisant à voir que sa petite amie, Michela Quattrociocche. Surtout, il permet à Felipe Melo de jouer en position de pivot défensif. Et quand on demande moins de choses à un Brésilien, il en apporte plus. Ainsi, l'ex-Bidon d'Or n'est aujourd'hui plus contraint de merder à la construction mais peut se montrer tyrannique à souhait dans un rôle à la Busquets. Soit couvrir les trous et venir soutenir sa défense dans l'axe. Ainsi, tout se met en mouvement : Grosso peut monter autant qu'il le souhaite sur l'aile gauche, Marchisio veille sur lui ; à droite, Krasic a toute la liberté de jouer au chien fou ; selon le côté où les choses se passent, Quagliarella prend le deuxième poteau, le meilleur pour placer une reprise de voleur ; et au milieu coule Iaquinta. De fait, la Juve, qui attaque quelque part entre le 442 et le 433, attaque donc de partout. Pendant ce temps, la Lazio subit.

Un seul être vous manque et le but se fait désirer

Mais la Juve, si elle peut voir venir, ne marque toujours pas. Krasic merdouille, Quagliarella bafouille, Iaquinta glandouille, un contre de la Lazio et tout partirait en couille. Car c'est maintenant Felipe Melo qui s'aventure trop haut pour aider ses attaquants à ne pas marquer. Alors Del Neri retouche. Simone Pepe entre en jeu pour Claudio Marchisio. Dans un rôle similaire (milieu gauche, mi-central), Pepe peut apporter davantage de contres favorables et de bons centres. Puis c'est Alessandro Del Piero qui remplace Fabio Quagliarella (l'association des deux n'étant pas des plus complémentaire, Iaquinta profitant de son profil plus que de ses qualités pour rester sur le terrain. Ceci étant, Vicenzo a le mérite d'avoir une jolie coupe de cheveux, tendance identitaire hiver 2010). Rééquipée, la Juve peut repartir de l'avant. Dans son maillot sombre, la Lazio ne voit pas le jour. C'est d'abord Pepe qui allume puis Krasic qui élimine, mais ce n'est toujours pas ça et le temps n'en finit plus de passer. Il reste quinze minutes.

Et la lumière est venue du serbe blond

Alors Del Piero s'excite un peu. Élimination d'un Romain sur le contrôle, de deux autres sur la passe, mais Iaquinta banane à côté. Puis Alex claque une jolie prise de catch sur Dias, qui avait eu le malheur de lui manquer de respect dans sa volonté de lui prendre la balle. Il reste dix minutes. Melo récupère, Aquilani organise, Grosso monte, puis perd la balle. La Juve est clairement passée en 4-2-4. Sur les flancs, Pepe et Krasic percutent. Del Neri essaie tout ce qu'il peut pour arracher la décision, ses joueurs aussi. Simone Pepe n'en finit plus de s'activer, Del Piero tente de loin, Aquilani regarde à l'horizon, avant de laisser sa place à Sissoko et d'enfiler sa doudoune. Un dernier coup-franc à la limite de la surface sera repoussé par Muslera. Le but de la victoire ne semble jamais devoir être marqué. Mais comme la Juve sera toujours la Juve, Krasic, sur un énième débordement dont il a le secret, contraint Muslera à détourner derrière sa ligne de but. A la dernière seconde, la Juve arrache le succès qu'elle méritait amplement. Mais s'il en fallait encore la preuve, il lui manque un avant-centre de calibre super 9 pour vraiment faire la différence. Si elle le chope au mercato de janvier (on parle de Lisandro, Adebayor, Forlan, Dzeko, Gilardino, on parle beaucoup), la face du Scudetto pourrait en être changée.

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