1. // International – Barrages Coupe du monde 2014 – Ukraine/France

Konoplyanka, l'autre toupie ukrainienne

Yarmolenko par-ci, Yarmolenko par-là… Depuis que les Français savent qu'ils vont devoir passer par l'Ukraine pour aller au Brésil, ils n'ont que ce nom-là à la bouche, le premier qui vient à l'esprit depuis la retraite du tsar Shevchenko. Et c'est vrai que l'ailier droit du Dynamo Kiev est un danger pour la défense des Bleus, mais ce n'est pas le seul : son pendant à gauche, le dénommé Yevhen Konoplyanka, peut aussi faire beaucoup de mal à Sagna, Debuchy ou n'importe lequel de ses adversaires directs. Voici pourquoi.

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Ne vous sentez pas coupable de ne pas connaître Yevhen Konoplyanka. Ou alors de le connaître seulement de réputation. À moins de suivre le championnat ukrainien (et vous êtes peu nombreux) ou la Ligue Europa de manière assidue (et vous n'êtes pas tellement plus nombreux), il y a peu de chances que vous ayez vu jouer le garçon. En réalité, il n'y a qu'à un seul moment précisément où vous avez pu suivre ses chevauchées folles. C'était chez lui en Ukraine, lors de l'Euro 2012. Plutôt discret face à la France puis l'Angleterre, il s'était en revanche montré à son avantage lors du premier match face à la Suède, offrant même pour l'histoire le dernier but pro de la carrière d'Andreï Shevchenko, qui avait signé ce jour-là un doublé pour une victoire 2-1 de l'Ukraine face à Ibrahimović et ses boys. Un corner de la gauche tiré pied droit pour la tête de « Scheva » , qui avait fait suite à un centre pied gauche tiré côté droit par Yarmolenko pour la tête de l'ancien tsar milanais. Un résumé du danger qui guette les Bleus lors de ce barrage à venir. La grande force de cette sélection ukrainienne, ce sont ses ailes inversées, avec le gaucher Yarmolenko à droite et le droitier Konoplyanka à gauche. Deux petites merveilles nées en 1989 à un mois seulement de différence.

Pour le premier nommé, ça fait déjà un moment que son nom traîne dans les gazettes relatant les pistes de transferts des grands clubs européens. Il a aussi déjà pu montrer son talent en Ligue des champions la saison dernière face au PSG. Son alter égo du flanc gauche Yehven Konoplyanka est en revanche nettement plus discret. Et pour cause, il évolue au Dnipro Dnipropetrovsk. Un club qui monte en Ukraine, certes, mais qui n'a pas encore l'aura du Dynamo Kiev ou du Shakhtar.

Sitcom pour ado et clip dance

Le Dnipro est son club formateur. Arrivé là-bas à 16 ans, il débute en équipe première en 2007, avant de véritablement s'imposer comme un titulaire indiscutable lors de la deuxième moitié de la saison 2009-2010, à 20 ans. Depuis, il affiche une régularité remarquable et des stats pas inintéressantes du tout, avec une grosse moyenne de 40 matchs par saison pour une dizaine de buts marqués et autant de passes décisives. « Je le trouve encore meilleur que Yarmolenko, qui ne lui est supérieur que sur le plan athlétique, estime le journaliste local Andriyuk Kostyantyn. Parce qu'il est meilleur dans ce registre, Yarmolenko est plus utile dans le repli défensif, particulièrement lorsqu'il faut garder un score en fin de match. Mais sinon Konoplyanka est meilleur finisseur et meilleur dribbleur. »

Les traits encore un peu grossiers d'ado de Yehven Konoplyanka cachent en fait une bête de technique et un monstre d'accélération. Sa spéciale ? Fixer son adversaire sur son flanc gauche, repiquer dans l'axe et frapper aux abords de la surface dans le petit filet opposé. Imparable. Allez demander au latéral droit anglais Kyle Walker ce qu'il en pense, lui qui s'est cogné pendant 90 minutes le garçon lors du Ukraine/Angleterre du 10 septembre (0-0)… L'Angleterre, où Yehven pourrait prochainement poursuivre sa carrière, alors qu'on le dit pisté par Arsenal, Chelsea, MU, Tottenham, mais aussi par le Borussia et le PSG, entre autres. « Mais attention, les dirigeants de Dnipropetrovsk vont tout faire pour le retenir » , croit savoir Andriyuk Kostyantyn, qui a déjà côtoyé le jeune ailier, qu'il présente comme « charmant et discret, parfois espiègle avec les médias mais toujours gentil » . Très populaire en Ukraine, Konoplyanka a déjà fait une apparition dans une sitcom locale pour ados, ainsi que pour un clip de la chanteuse dance Svitlana Loboda. Un jeune homme de son époque, qui se verrait poster quelques Instagram depuis Copacabana entre deux matchs de Coupe du monde l'été prochain…

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Par Régis Delanoë
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Pascal Pierre Niveau : Loisir
Même pas peur ! Allez les bleus !

Puis notre force, c'est quand même les arrières latéraux, non ?
Svitlana Loboda... un petit google image s'imposait... bien mal m'en a pris...
Lorenzaccio Niveau : DHR
Avec un nom pareil (11 lettres dont un y et deux k) s'il doit aller quelque part c'est au Borussia
InspectorNorse Niveau : Ligue 2
Message posté par bud_light
Svitlana Loboda... un petit google image s'imposait... bien mal m'en a pris...


Ben quoi, t'aimes pas les MILF?
nathaninho Niveau : CFA2
Sacré cuisseau le Steven
C'est la journée du type aujourd'hui. On parle de son compère Yarmolenkomachintruc depuis qu'on sait qu'on joue l'Ukraine et c'est aujourd'hui que l'on parle de "KxxxxxxxxxKa" dans plusieurs journaux.
On s'en fout on a Payet !!

( et dire qu'on laisse Ben Arfa, Menez et Griezmann à la maison...)
Joseph Marx Niveau : Loisir
Griezmann a été suspendu jusqu'au 31 décembre 2013, coco...
Je l'aime bien ce maillot de l'Ukraine
Pour tout le respect que j'ai pour le joueur (attends...je le connais pas?!), on va pas se mettre à avoir peur de Konoplyanka. Nous sommes notre pire ennemi et si l'on joue à notre niveau, nous allons à Rio.
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