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Kone : « Nous ne sommes "que" Levante »

Prêté par le FC Séville, où il laisse un souvenir mitigé, à Levante, l'ivoirien Arouna Koné revient sur son début de saison dans l'équipe qui s'incruste en haut de la Liga...

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Pourquoi as-tu choisi Levante ?

Je devais partir de Séville en prêt parce que je savais que je n’y aurais pas de temps de jeu. J’avais le choix, et une autre possibilité à l’étranger en Turquie. Je n’ai pas hésité et j’ai choisi Levante, parce que je connais bien le championnat et la langue, alors qu’en Turquie, j’aurais dû repartir de zéro, c’est une autre langue, une autre culture. Il m’aurait fallu un temps d’adaptation alors qu’il me fallait être opérationnel tout de suite.

Ça a été le cas à Levante ? Comment t'es-tu intégré à l’effectif ?

Bien sûr que ça a été le cas ! J’en ai même été surpris. Levante, c’est une famille, tout le monde m’a vite mis à l’aise. Les gars sont super sympas, sur le terrain ou en dehors, c’est l’esprit qui prime. C’est une atmosphère vraiment sympathique, complètement différente de Séville, où la pression régnait.



Justement, quelle ambiance y a-t-il au club en ce moment?

Ce qu’on vit est fou, on est Levante, un petit club ! Donc on est très heureux, l’ambiance est excellente et le moral est au top. Le plus dur, c’est de rester concentré quand on est dans une telle dynamique. Donc avant les matchs on se dit qu’il faut rester sérieux le plus longtemps possible. Pour le moment, on suit très bien cette consigne, à nous de nous y tenir.

Comment expliques-tu ces performances?

On joue notre chance à fond. On est une petite équipe, et on sait que quand on va rentrer sur le terrain, on n’est pas favoris, donc on n’a pas de pression. Je ne ressens que du plaisir à jouer dans ces circonstances. Mais ce qui fait notre force aussi, c’est que l’équipe sait souffrir sur le terrain. On est solidaires, on forme un grand groupe avant d’être onze joueurs. Tes coéquipiers sont prêts à mourir pour toi. C’est comme ça qu’on a réussi à battre Malaga, qui est une équipe largement supérieure à nous !



Après ce début de saison, quel genre d’ambitions avez-vous pour la Liga ?

Toujours le maintien. Même si maintenant c’est vrai qu’on est un peu plus optimistes à ce sujet. L’idéal serait de réussir à obtenir rapidement les 45 points du maintien pour après pourquoi pas viser une place en Europa League, ça serait énorme.


Qu’est-ce qui peut vous arrêter ?

Les blessures, mais surtout le manque de concentration et d’humilité. On peut rapidement avoir la grosse tête. Mais le coach est là pour nous faire redescendre sur terre. Avant et après chaque match il nous rappelle qu’on est une petite équipe et qu’il ne faut pas s’enflammer. Parce que penser qu’on va continuer comme ça toute la saison, c’est mal connaître le football; on peut redescendre aussi vite qu’on est montés. Mais pour le moment on a bien la tête sur les épaules, et tant qu’on se rappellera que nous ne sommes « que » Levante, on continuera comme ça.

Présente-nous un peu l’équipe ? Les meilleur joueurs ? Les fouteurs de merde ? Tu mets un peu l’ambiance toi ?

Notre capitaine et défenseur central Sergio Ballesteros m’impressionne. Il joue avec beaucoup d’assurance et de sang froid, il joue juste. Il mérite de jouer dans un plus grand club, clairement. Je n’ai jamais vu quelqu’un bosser comme ça à l’entraînement, le gars est un très grand professionnel, et aussi un meneur. Il arrive a encourager et motiver tout le monde dans le groupe, c’est le leader après l’entraîneur. Quand il parle, tout le monde la ferme et l’écoute. Moi je mets pas l’ambiance non ! Je reste plutôt sur le côté à me marrer de ce que font Juanlu et Juanfran. Les deux passent leur temps à chambrer tout le monde. Ces types sont fous, on a l’impression qu’ils n’en ont rien à cirer du football, et pourtant c’est leur métier! C’est pour ça qu’on a jamais la pression, le foot n’est qu’un jeu pour les joueurs de Levante, pas comme quand j’étais à Séville ou même ailleurs.

Vous avez deux points d’avance sur Séville, ça te fait quoi ? Tu chambres tes potes de Séville ?

Je vais pas jusqu’à les chambrer, non, même si j’en ai envie! Mais c’est vrai que ça me fait plaisir d’être devant eux au classement. C’est une petite revanche personnelle. La dernière fois un ami sévillan m’a dit qu’un membre du staff était venu me voir jouer à Valence, ça m’a fait plaisir, j’espère qu’ils se disent qu’ils auraient dû me garder avec eux. Parce que j’aurais vraiment voulu réussir là-bas, et je le veux encore. En tout cas, je veux finir dans un grand club, c'est mon objectif. Mais cette année, je suis à Levante et pour le moment tout se passe très bien, donc je me concentre là-dessus.




Propos recueillis par William Pereira
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