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Kondogbia : « petit » Yaya deviendra grand

Débarqué en parfait anonyme l’été dernier de Lens, Geoffrey Kondogbia, milieu du FC Séville de son État, serait aujourd’hui sur les tablettes du Real Madrid. A 20 ans, l’international espoir garde pourtant la tête bien vissée. Tant mieux, car du temps, il n’en manque pas.

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La frénésie a pris le pas sur la raison. Encore inconnu aux yeux du public espagnol il y a de ça un mois, Geoffrey Kondogbia squatte actuellement les Unes de Marca et AS. La presse madrilène en est certaine : Florentino Perez aurait coché le nom du jeune Français tout en haut de sa short-list du mercato. Avec un Xabi Alonso vieillissant qui n’a toujours pas prolongé et le potentiel excitant de l’ancien Lensois, on épie, on étudie, on spécule sur le natif de Nemours. Avec une clause à hauteur de 8 millions d’euros et des enchères qui ne vont cesser de grimper – les deux Milan et Manchester City seraient ainsi entrés dans la course –, le feuilleton n’en est qu’à ses prémisses. Car l’intérêt madrilène est réel. Et les capacités footballistiques du bougre énormes. Les noms de Pogba et de Matuidi n’étant qu’un jeu d’agents – étonnant sachant qu’ils "appartiennent" tous deux à Mino Raiola… –, Kondogbia, à défaut de faire saliver le socio merengue, est un gage d’avenir, à l’instar de son pote Raphaël Varane. Un avenir, justement, qui tend les bras à Geoffrey, un garçon qui sait où il veut aller : loin. Très loin.



« Mon joueur référence, c’est Yaya Touré »



Qualifier Geoffrey Kondogbia de relève de Xabi Alonso relève pourtant du blasphème. Avec un physique longiligne (1 mètre 88 pour 77 kilos), l’international espoir est un milieu box-to-box, loin du profil relayeur du Basque. Capable d’enchaîner les longueurs de terrain, de ratisser au milieu, de relancer proprement vers l’avant, de créer des différences individuelles ou de se fondre dans un collectif, il se rapprocherait plus du milieu sauce Premier League. Comme il nous l’avouait en février dernier, « Je m’inspire plus d’un Diaby, ou encore d’un Étienne Capoue ou d’un Blaise Matuidi en France. Mais mon joueur référence serait plus Yaya Touré  » . Pour atteindre le niveau du joueur de Manchester City, la route est longue. Un point sur lequel Kondogbia est lucide : « Il faut que j’exploite cette capacité à défendre et attaquer. Et c’est là que c’est compliqué : il faut travailler sur les deux domaines pour que ce profil reste un atout » . Mais Geoffrey ne fait pas de Yaya Touré son modèle : « Ce ne sont pas vraiment des modèles. Je ne les regarde pas en me disant "Tiens, je vais m’inspirer de tout ce qu’il fait"  » . Non, Geoffrey fait du Kondogbia.

Depuis le début de saison, il le fait même très bien au FC Séville. Arrivé sur la pointe des pieds, il lui a fallu quelques semaines d’adaptation pour se parfaire aux exigences de la Liga. « Ce n’était pas le même football qu’à Lens, avoue-t-il. Et je ne parlais pas l’espagnol donc ce n’était vraiment pas évident de comprendre tout ce que l’on me demandait » . A croire que les quelques cours prodigués à l’hôtel lui ont rapidement suffi, il s’impose au cours de l’automne comme un inamovible. «  En France, on apprenait aux attaquants à tacler. Ici, on apprend aux défenseurs à relancer, compare Geoffrey. En Liga, j’ai appris à jouer beaucoup plus rapidement. Tactiquement, on t’inculque l’intelligence du jeu. Ce n’était donc pas une question de niveau, mais d’adaptation à toutes ces nouvelles données » . Aujourd’hui, il juge sa «  saison "normale". C’est une bonne saison car c’est seulement ma première année ici, mais elle n’est pas encore terminée, hein  » . Avec 25 matchs de Liga dans les jambes, dont 17 en tant que titulaire, il n’estime « pas encore avoir de match référence » . Perfectionniste, il a conscience du chemin à accomplir. Alors il travaille, se repose et prend conseil.

La maison, le voisin et l’Angleterre

Geoffrey Kondogbia ne fait pas dans l’extravagance. Adepte du « coucher tôt » , il avoue de son propre chef « être casanier » . Son adversaire du Betis et voisin Damien Perquis explique : « il est très discret et casanier. Il ne parle pas beaucoup, mais plus on apprend à le connaître, plus on se rend compte que c’est quelqu’un d’attachant  » . A tel point que les deux Français sont désormais amis. « J’ai appris à le connaître grâce à un ami en commun que l’on a à Lens, Alaeddine Yahia. Il m’avait dit : "Tu verras, c’est mon petit, il est gentil, c’est un bon gars". Et effectivement, c’est le cas. Il est jeune, garde la tête sur les épaules » , confie l’ancien Stéphanois avant de poursuivre : « S’il est sérieux, il a une très belle carrière devant lui. A chacune de ses sorties, la presse ne se trompe pas en soulignant son impact. Maintenant, il est convoité. J’ai un peu le rôle du "grand frère", mais sans prétention. S’il a des questions, des conseils à me demander, je suis toujours là pour lui répondre » . Ce que confirme l’intéressé : « Lorsque j’ai des décisions à prendre, je vais lui demander conseil » .

Des recommandations, Geoffrey devrait donc en être demandeur cet été. Très courtisé, il reste muet lorsque l’on aborde le sujet. Lorsque l’on questionne sur ses rêves, il avoue « ne pas en avoir  » : « Le rêve que j’avais au centre de formation était de passer pro. Désormais, c’est fait. Je n’ai pas de rêve mais c’est évident que j’aimerais bien jouer dans des clubs comme City, le Real ou encore le PSG  » . Son championnat favori est « la ligue anglaise  » . Pour sûr, avec ses qualités intrinsèques et une maturité nouvelle glanée en Espagne, le Premier League peut lui offrir de radieuses perspectives. Mais, quitte à choisir entre les deux mastodontes espagnols, il concède être « plus Real Madrid que FC Barcelone. Depuis que je suis petit, j’aime le Real » . Il n’en dira pas plus sur son avenir mais promet « de ne partir du FC Séville que pour un club au niveau bien supérieur » . Ce ne sont pas les courtisans qui manquent en tout cas.

Par Robin Delorme, à Madrid
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