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Kombouaré, tête de Turc

Carlo Ancelotti, Guus Hiddink, Rafael Benitez, Claude Makelele. La liste des mecs capables de prendre la place d'Antoine Kombouaré grossit chaque jour. Pourtant, le technicien parisien n'a rien à se reprocher. Enfin presque.

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Depuis quelques semaines, de nombreux médias lèvent le ton pour décapiter Antoine Kombouaré. Le mec au CDD le plus précaire du monde du travail français depuis l'arrivée des Qatariens. Hier, le PSG a perdu son troisième match d'affilée et n'a plus marqué depuis le pion de Sissoko à Bordeaux début novembre. Pis, il en est à plus de 50 tirs tentés sans marquer le moindre pion. Clairement la machine est déréglée. A l'image des cadres qui ont tous flanché hier soir en Autriche. Que ce soit Ceara, Jallet, Camara, Tiéné ou Bodmer, les anciens de la maison PSG ont tout raté. Aucun sentiment de révolte. Alors pourquoi rejeter la faute sur Antoine Kombouaré ? Parce que depuis l'intronisation de QSI, le Kanak fait débat. Pas assez sexy pour les uns, inconnu pour les autres. Dès le départ, Kombouaré savait son poste menacé. Sa récente quatrième place ne lui laissait qu'une marge de manœuvre réduite. Sans la bonne série de l'été indien, Leonardo aurait débarqué l'ancien coach de Valenciennes sans remords. Aujourd'hui, la question revient car le club francilien s'est planté dans sa communication. Et sur toute la longueur. Plutôt que d'assumer cette mauvaise passe, le Néo-Calédonien fait figure de crachoir ouvert. Et tout le monde y va de son glaire.

En annonçant publiquement avoir rencontré Carlo Ancelotti, Leo a déstabilisé le collectif et l'institution. Alors que les Qataris voulaient redorer l'image du club, c'est tout le contraire qui se trame actuellement. De l'extérieur, le club est en crise et le bordel est permanent. Une crise provoquée par ses propres dirigeants. Même la communication, l'un des gros points faibles du club – notamment dans la manière de travailler avec les journalistes – est un mystère. Muet pendant trois mois, Leonardo a enchaîné les interviews médiatiques post-défaites ces quinze derniers jours. De quoi donner l'image d'un type pas serein. Aussi bien sur le pré, que dans l'organigramme, on n'y comprend rien.

Erding, le symbole

On a souvent dit qu'il manquait un aboyeur dans ce club. Un mec qui en a dans le short. Le départ de Makelele n'a pas été compensé, et sur le gazon, personne n'aboie. Seul Sakho sort ses bras, mais du haut de ses 21 ans, c'est léger. Et le reste ? Rien, ou presque. Un mec comme Mevlüt Erding est le symbole de ce PSG où rien ne va. Depuis ses cinq minutes de feu contre Toulouse (un but, une passe) et son faux vrai-départ pour Rennes, le Turc est au fond du gouffre. Mentalement, il est cramé pour le PSG. Kombouaré a beau essayer, rien ne marche. Exactement comme Pierre-Alain Frau ou Mickael Landreau il n'y a pas si longtemps. Des mecs doués intrinsèquement mais inaptes à l'environnement parisien, incapables de passer la moindre vague. Erding sera sans doute prêté en janvier, à Bordeaux ou ailleurs, et plantera huit buts en quinze matchs. Comme une évidence.


Le mental. Voilà ce qu'il manque au PSG. Antoine Kombouaré voulait des guerriers après le désastre de Marseille. Il n'a rien vu. Le spectateur non plus. "Il y a le doute qui s'installe chez nous. On voit la fébrilité qui s'empare des joueurs. Mais c'est dans ces situations-là qu'on voit le vrai caractère, qu'on voit les hommes", lâchait, amer, AK au micro de Canal + Sport hier soir. Il faut maintenant courber le dos, puiser dans ses réserves et travailler. Tout n'a pas disparu du jour au lendemain. Seulement, quand on signe au PSG, il faut être costaud dans la tronche et composer avec un public versatile et une presse qui ne demande qu'à lancer la première pierre.

En voulant être trop beaux, trop vite, les dirigeants parisiens n'ont jamais pris en compte l'aléa sportif. En clair, on a demandé à Kombouaré des miracles en trois mois avec une équipe qu'il n'a pas entièrement choisie, et sans véritable préparation collective. C'est oublié qu'en football, il faut du temps. A Paris plus qu'ailleurs. Le PSG est deuxième de Ligue 1 avec une moyenne de 2 points/match et pourtant, on parle déjà de tout changer à la trêve. Derrière ça, personne ne se pose la question : Ancelotti, qu'est-ce qu'il ferait de mieux ?

Par Mathieu Faure
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