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Koeman, tête-à-tête avec l'impatience

Menacé après un début de saison compliqué et un été dépensier, Ronald Koeman pourrait jouer en partie sa tête face à l'OL jeudi soir. La conséquence de l'impatience d'une époque et d'un mercato déséquilibré.

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Il faut le revoir, avec sa mèche impeccable et son costume mal taillé, collé contre le mur d'une salle de presse comme on se fait envoyer dans les cordes. Le visage creusé, mais les traits sévères, Ronald Koeman, 54 ans dont dix-sept passés sur un banc, n'a déjà plus le temps de rire : ses hommes viennent de perdre une nouvelle baston à Old Trafford, face au Manchester United de José Mourinho (0-4), dans un début de saison aussi bordélique qu'une chambre d'ado. « Je n'ai pas été si impressionné par United, ouvre l'ancien lance-roquettes du Barça. C'est peut-être bizarre de dire ça après une telle défaite, mais ils ont surtout été réalistes. Très réalistes. On ne mérite pas une telle défaite, mais bon, c'est le football. » Premier crochet, suivi quelques minutes plus tard d'une seconde lame. Avant la rencontre, Koeman est tombé sur l'édito écrit à l'occasion de chaque match à domicile de MU par son collègue portugais dans les colonnes de United Review, le programme de match officiel du club : « On s'apprête à affronter une équipe qui a dépensé 140 millions de livres sur le marché des transferts cet été. Logiquement, nous allons jouer une équipe qui va jouer le top 4 cette saison. » Une cible à côté de laquelle Everton tire depuis la saison 2004-2005.


Le boss hollandais se la joue alors Monica Bellucci face à Chabat, retourne la salle et décide de saisir l'instant pour remettre les mâchoires en place : « Désolé, mais s'il y a quelqu'un dans cette pièce et même à l'extérieur qui trouve cela réaliste, qu'il sorte. Soyez vraiment réalistes et retrouvons-nous à la fin de la saison pour faire le point. Pour le moment, je ne suis pas content de notre début de saison, on a besoin de temps et on le savait. (...) On va avoir quatre matchs à domicile jusqu'à la prochaine trêve internationale. Si l'on ne s'impose pas, ce sera peut-être pour moi le moment de partir. » Puis, les matchs qui s'enchaînent, les trébuchements avec et une situation qu'on regarde forcément d'un œil attentif : après huit journées de championnat, Everton est seizième de Premier League, n'a remporté que deux combats, et est également dernier de son groupe de Ligue Europa après une soirée open-bar à Bergame (0-3) et un nul concédé avec la peur au ventre face à l'Apollon Limassol (2-2). Pas une trace de mieux, aucune once de projet collectif et des dépenses estivales qui reviennent en boucle dans les oreilles de Koeman. Une chronique de l'époque, rien de plus ?

Niasse, héros par défaut


C'est ce qu'on pourrait se dire, en effet : comme à Milan, on se place ici face à une révolution, une page blanche, une nouvelle ère. Perdre après avoir déversé 140 millions de livres sur sept joueurs cet été (Klaassen, Pickford, Keane, Sandro Ramírez, Sigurðsson, Adeniran, Onyekuru), plus récupéré quelques joueurs libres, serait interdit. Un détail : d'entrée, Ronald Koeman avait demandé du temps – le projet des nouveaux dirigeants ayant une visée à long terme – et mieux, l'entraîneur hollandais avait avancé dès les premiers jours de septembre que le mercato des Toffees n'avait pas été totalement réussi. Ce qui ramène aux questions récurrentes entendues ces dernières années à Goodison Park : Everton était-il une équipe entièrement dépendante des performances de Romelu Lukaku et comment se passerait la vie une fois l'international belge parti ?


On a déjà de premiers éléments de réponses, mais surtout un constat qui fait tousser à tous les étages du board : Lukaku n'a pas été remplacé malgré tous les efforts du monde, Olivier Giroud refusant notamment de venir dans les dernières heures du mercato. Aujourd'hui, Koeman ne s'en cache donc pas, il bricole pour faire tenir une ligne offensive qui manque de repères. Les performances livrées par Everton depuis le début de saison ne disent pas autre chose et le retour en lumière d'Oumar Niasse, un temps balancé hors de l'équipe première, dégagé en prêt la saison dernière à Hull City, à qui on avait demandé de trouver un nouveau club cet été et volontairement non inscrit sur la liste de joueurs qualifiés pour la Ligue Europa, sonne comme un échec qui fait trembler les lattes qui tiennent le bureau du responsable du recrutement, Steve Walsh.

Roulette russe


En quelques semaines, Ronald Koeman s'est donc retrouvé le nez face à l'impatience de voir réussir un projet qu'on savait dépendant de l'adaptation rapide de nouvelles recrues peu expérimentées, ce que le nul contre Limassol en C3 a rappelé, le technicien batave évoquant des joueurs ayant « peur de jouer » face à la pression. Cocktail complexe, dosages minutieux. Interrogé il y a quelques semaines, Koeman avait demandé à tous les observateurs de « ne pas oublier que des joueurs comme Dominic Calvert-Lewin et Sandro Ramírez n'ont que vingt ans à peine » , tout en soulignant le fait qu'en l'absence de meneur de jeu, il se retrouve à devoir composer avec une multitude de passeurs de plats (Klaassen, Sigurðsson, Rooney), dont il est difficile de mixer les qualités.


C'est une histoire de mental, de confiance – ce que Keane a avoué après la défaite face à Burnley (0-1) – et d'une époque où un entraîneur n'aurait plus le temps de bâtir un projet. Signe de mauvais temps, il y a quelques jours, Farhad Moshiri, architecte du changement de cap des Toffees, a été obligé de voler dans les bras de son coach, ce qui ne résonne jamais bien dans le foot moderne. Face à Lyon jeudi soir, Ronald Koeman jouera donc une nouvelle fois sa tête avant deux cols périlleux (la réception d'Arsenal et un déplacement à Chelsea) et quelques jours après avoir sauvé la face à la dernière minute du côté de Brighton (1-1). Une partie de roulette russe, une nouvelle.

Par Maxime Brigand
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