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Koeman, la marche d'Everton

Arrivé sur le banc d'Everton dans la foulée du rachat du club par Farhad Moshiri, Ronald Koeman débarque à Goodison Park avec des ambitions nouvelles et avec entre les mains un projet ambitieux : celui de faire du club de Liverpool un outsider enfin crédible. À quitte ou double mais avec du temps.

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Les sourcils épais n’ont pas bougé. Le sourire, lui, est revenu. Face à son assistance, Bill Kenwright, le propriétaire d'Everton depuis 2004, se sait pour la première fois depuis plusieurs mois en position de force. Alors le visage a changé et le discours s’est adapté après le temps de la contestation à ce qu’il appelle lui-même « une nouvelle ère » ou encore « une page de l’histoire. » Tout a commencé par une première pierre posée en mars, soit l’arrivée de l’homme d’affaires anglo-iranien Farhad Moshiri à la tête d’Everton, officialisée par le rachat de 49,9% des parts du club de Liverpool et faisant de l'homme le co-propriétaire effectif des Toffees. Le coup est immense et le signal envoyé avec. Comme une belle façon de ravaler la façade d’une institution qui n’a plus rien remporté depuis une FA Cup en 1995, mais aussi d’ouvrir les esprits de Goodison Park aux rêves avec le budget le plus important de l’histoire du club. Un moyen efficace, aussi, de tourner la page de deux décennies d’espoirs dans le vide. Il y a les contours et l’intérieur, le tout avec la volonté de ne pas tout détruire et de prendre son temps. Alors, il y a eu la seconde pierre, le 17 juin dernier, avec la nomination de Ronald Koeman sur le banc d'Everton contre un joli chèque pour débusquer l’entraîneur néerlandais de son coussin à Southampton. Voir Koeman débarquer chez les Toffees a été sur le coup une surprise, notamment dans les travées du St Mary’s Stadium, mais lui a parlé de ce changement de poste comme d'une « marche supérieure dans sa carrière » après deux saisons passés dans le sud de l’Angleterre et alors que Southampton a terminé cinq places devant le club de Liverpool la saison passée. Des gros sous, de belles ambitions, une chic vitrine, et maintenant, la révolution enfin ?

L'Europe et le sens de l'histoire


Car c’est bien pour cette « révolution » que Ronald Koeman a été recruté et choisi pour succéder à Roberto Martínez. Oui, Everton est bien entré dans un nouveau chapitre de son histoire. C’est avant tout une course contre le passé d’un club vainqueur à neuf reprises du championnat d’Angleterre mais aussi d’une Coupe des coupes en 1985 sous la régence de Howard Kendall, décédé l’an passé et à qui Moshiri a décidé de dédier une tribune à Goodison Park. Le nouveau patron a le sens de l’histoire et veut désormais l’écrire. C’est par ce discours qu’il a réussi à convaincre Koeman de venir s’installer à Liverpool, en promettant avant tout des moyens financiers pour atteindre rapidement les places européennes. Reste qu'à la différence des autres nouveaux riches, Farhad Moshiri veut avancer avec intelligence et par étapes. « Pour le moment, le top quatre est difficile à atteindre car vous avez ces six grosses écuries en Premier League (Arsenal, Manchester City, Manchester United, Liverpool, Tottenham, Chelsea, ndlr). Mais les supporters d’Everton attendent beaucoup depuis plusieurs années et les propriétaires aussi. Je pense qu’avoir pour objectif de se battre pour les places européennes est aujourd’hui réaliste. Je tenais le même discours à Southampton, qu’on pouvait faire mieux, et je pense que c’est le cas d’Everton aussi. » Voilà les propos tenus par Koeman lors de sa première prise de parole publique. Les mots puis les actes. Car l’été, si aucun gros nom n’a pour le moment débarqué, a été agité en interne avec notamment l’arrivée de Steve Walsh, l’ancien monsieur recrutement de Leicester, après l’échec des négociations pour faire venir Monchi, le directeur sportif du FC Séville. De l'art de construire par l'arrière avant tout.


La Marche


Plus que jamais, l’idée est de parler d’un projet global. C’est ce que souhaite Farhad Moshiri, un homme avec qui « Everton change de dimension » selon les mots de Bill Kenwright qui devrait céder prochainement l’ensemble des pouvoirs à Moshiri. Sportivement, Koeman avait, au début de l’été, comme mission première de retenir les cadres (Lukaku, Stones, Barkley). Si John Stones pourrait bientôt filer à Manchester City et Romelu Lukaku partir vivre ses rêves de C1 loin de Goodison Park, Ross Barkley, lui, sera bien là la saison prochaine alors que José Fonte est en approche et que l'ancien lillois Idrissa Gueye est déjà arrivé. Barkley est de son côté l’équation à résoudre rapidement pour faire passer un cap aux Toffees et Koeman devra enfin couper court aux éternels débats sur son poste idéal qui se situe plus en 8 qu’en 10 comme le faisait jouer Martínez. L’Europe et « la marche supérieure » est notamment à ce prix, en plus de celui du jeu attractif souvent proposé par Koeman.


Notamment car Ronald Koeman va également apprendre à vivre différemment. Avec le robinet ouvert par Moshiri, le technicien néerlandais, dont le rêve assumé est de gratter un jour le poste de coach du Barça, va découvrir la pression des résultats qu’il n’avait pas forcément du côté de Southampton. Pourquoi ? Car le St Mary’s Stadium était progressivement devenu un supermarché à ciel ouvert qui acceptait de se faire piller chaque été comme on l’a vu encore ces dernières semaines avec les départs de Sadio Mané à Liverpool et de Victor Wanyama à Tottenham. Du côté d'Everton, Koeman a déjà expliqué qu’il ne voudrait pas revivre de telles situations mais cela passera par des résultats qui ne sont que des espoirs fous depuis plusieurs années. Le Batave aura pour autant le temps d'installer ses idéaux, ses hommes et ses principes. Everton est fondamentalement un plus grand club que Southampton, avec un soutien populaire plus important et une place culturelle assise dans le paysage du football anglais. L’an passé, Koeman avait traversé l’hiver avec fracas (une victoire en dix rencontres). L’argent et le pouvoir ne le lui pardonneront jamais dans la durée. C’est aussi le prix pour monter d’un étage. Pour le sourire de Ronald.

Par Maxime Brigand
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