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KNVB comme Bordel

Malgré une absence à l'Euro 2016, les Pays-Bas du football ont vécu un été mouvementé entre départs en pagaille, refus de poste et guéguerre médiatique. Enfin, surtout la KNVB. À tel point qu'au moment d'entamer sa campagne de qualification pour la Coupe du monde 2018, Danny Blind pourrait bien perdre sa place à la tête de la sélection.

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À l'heure d'affronter la Suède pour son premier match de qualification pour la Coupe du monde 2018, Danny Blind se sentira bien seul sur le banc visiteur de la Friends Arena de Solna. Si Marco van Basten sera bien à ses côtés pour l'assister, l'ancien buteur de l'AC Milan a déjà la tête ailleurs : il y a quelques jours, ce dernier a annoncé quitter la sélection néerlandaise après avoir accepté une offre impossible à refuser chez les parrains de la FIFA au sein de sa cellule de développement. Une nouvelle qui aurait pu passer totalement inaperçue dans le flot du mercato estival s'il ne s'agissait pas de la dernière saignée en date d'une Fédération de football néerlandaise et de son équipe-fanion, dont le taux de globules oranje est en chute libre depuis un peu plus de six mois. La première goutte est tombée en février dernier lorsque Ruud van Nistelrooij, adjoint de Guus Hiddink, puis de Danny Blind depuis 2014, déclarait rejoindre le centre de formation du PSV Eindhoven à la fin de la saison 2015-2016. Puis, la non-qualification des Pays-Bas à l'Euro 2016 aidant sans doute à ruminer quelques mauvaises pensées, l'hémorragie est devenue plus abondante dès juillet : l'entraîneur des gardiens, Arno van Zwam, a rejoint Fred Rutten au sein du club saoudien Al-Shabab, Dick Advocaat, assistant de Blind pour seulement trois matchs amicaux, a préféré s'engager avec Fenerbahçe, le dirigeant historique, Hans Jorritsma – vingt ans de sélection batave –, ainsi que le kiné, Arno Philips, ne sont pas renouvelés et devront quitter la maison oranje au 1er janvier 2017. Dans la foulée, Ruud Gullit, contacté pour un poste d'adjoint, refusait les avances de la KNVB, tandis que Bert van Oostveen a signé sa démission du poste de vice-président.

« Bien sûr que je ne suis pas content »


Alors forcément, quand Marco van Basten décide de quitter la sélection néerlandaise, Danny Blind ouvre les vannes. « Je savais que la fenêtre des transferts était encore ouverte, mais je ne savais pas que mes adjoints étaient également sur le marché. Ce qui s'est passé ces dernières semaines, c'est très bizarre. […] Bien sûr que je ne suis pas content. Je ne leur demande rien. Je comprends que Marco soit intéressé par ce poste, mais ça n'est pas de mon fait. Quand j'invite quelqu'un à prendre place dans mon staff, j'attends en retour de la loyauté et de finir le parcours. Donc oui, je ne suis pas content » , a déclaré le sélectionneur batave mardi dernier. Les choix d'Advocaat et de Gullit, eux, ne surprennent que très peu. Le premier étant connu pour sa versatilité, et le second pour son amour des projets sportifs échafaudés par des milliardaires. Ceci posé, Gullit a tenu à rectifier le tir en confiant à la presse néerlandaise que s'il avait refusé le poste d'adjoint, c'est uniquement parce que le directeur technique, Hans van Breukelen, au courant du départ de Van Basten au moment de lui proposer le contrat, a manqué de franchise.

Arrivé au poste de directeur technique de la KNVB en juin dernier, l'ancien gardien champion d'Europe 1988 a déjà fait couler beaucoup d'encre. Lors de sa nomination, beaucoup doutaient, du fait de son manque d'expérience à un tel poste. Deux mois plus tard, le journaliste Arno Vermeulen demandait à ce que le directeur technique soit « le prochain à partir » , avant d'ajouter : « Van Breukelen a donné une grosse conférence de presse vendredi dernier. Il a dit adorer la transparence. Il a parlé longtemps, mais a seulement donné une version de l'histoire. Il savait très bien que Van Basten était courtisé par la FIFA et maintenant, il annonce ne pas pouvoir en dire plus. » Même Danny Blind assure que Van Breukelen travaille à rebours, assurant s'être « opposé » au départ de Jorritsma, alors que le directeur technique l'a accéléré. Quant au départ définitif de Van Nistelrooy, il se serait fait sans consulter le sélectionneur. Face à ce pugilat médiatique qui confine au ridicule, Kees Jansma, ancien attaché de presse de la KNVB de 2004 à 2014, a tenu à prévenir les deux parties dans les pages de NRC : « Parlez-vous. Installez des règles médiatiques. Juste avant l'arrivée de Louis van Gaal, c'est ce qu'on avait fait. Deux pages A4 de règlement pendant deux ans et on s'y tient. »

Huit Néerlandais sur dix demandent la démission de Blind


Pour autant, ce fiasco médiatique n'est pas une défaite que le nouveau directeur technique, Hans van Breukelen, doit porter seul sur ses épaules pendant que les autres éléments quittent le navire. Elle est aussi la défaite de Danny Blind. Pas en tant que communiquant, mais plutôt en tant que sélectionneur. Lors de sa nomination en remplacement de Guus Hiddink, la KNVB lui avait demandé de limiter les dégâts. En lieu et place, l'ancien capitaine de l'Ajax a aggravé la situation, comme le prouvent ces statistiques comparatives sur les dix derniers matchs des deux coachs.



S'il ne s'agissait que d'un match amical, les Pays-Bas ont perdu pour la première fois de leur histoire face à la Grèce. Autre première fois : on entendait les supporters oranje réclamer la tête de Blind dans les travées du Philips Stadion. 82% des 20 000 personnes interrogées cette semaine par De Telegraaf sur l'avenir de la sélection néerlandaise ont répondu que « Danny Blind devait partir » . Chose qu'on lui promet s'il venait à échouer face à la Suède ce soir. Un sacrifice nécessaire pour sauver l'équipe nationale batave ? Possible. Après sa défaite contre la Grèce, les Pays-Bas ont chuté à la 26e place du classement FIFA, leur plus mauvaise position depuis la création du classement en 1992. Le fait de s'entourer de pointures du football néerlandais telles qu'Advocaat et Van Basten restait une façon pour le sélectionneur oranje de masquer une expérience famélique de coach. De la même façon qu'il s'entête à titulariser un Wesley Sneijder dont la place dans le onze de départ mériterait d'être remise en cause depuis plusieurs mois déjà. Face à la Suède, Blind sera donc bien seul sur le banc. Comme un grand. Histoire de voir ce qu'il vaut vraiment.

Par Matthieu Rostac, à Amsterdam
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