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Knockaert s'y voit déjà

Près d'un an après avoir raté le coche et la montée en Premier League, Anthony Knockaert s'apprête enfin à découvrir la première division anglaise avec son club de Leicester City, tranquille leader de Championship à dix journées de la fin. Il est temps d'apprendre à le connaître.

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On l'avait quitté la saison dernière, au bord des larmes, en demi-finale retour d'accession à la Premier League. Balle de match au bout de son pied gauche, le jeune Anthony Knockaert venait de rater un pénalty décisif à la 90e minute sur la pelouse de Watford, laissant Troy Deeney marquer sur la contre-attaque et éliminer les Foxes de Leicester : « J'ai mis quatre-cinq jours à comprendre ce qu'il s'était passé. Finir une telle saison sur cet échec m'a miné. Il m'a fallu beaucoup de temps pour m'en remettre, mais je n'ai rien lâché et je suis revenu. » Un an après, le gamin du Nord est passé à autre chose. Tranquillisé par la réussite de son club et sa place de leader, Knockaert a pris son temps pour revenir, mais est aujourd'hui considéré comme l'un des meilleurs espoirs de Championship. S'il a été élu meilleur jeune du championnat la saison passée, il concourt cette saison pour le titre de « player of the year » du haut de ses six pions et cinq « assists » en 39 rencontres.

« Si vous vendez Knockaert, vous devrez subir nos émeutes »

Pour avoir une preuve de la dimension prise par le Français, il suffit simplement de tendre l'oreille au King Power Stadium. Des « If you sell Knockaert, Anthony Knockaert, your gonna have a riot on your hands (Si vous vendez Knockaert (..) vous devrez subir nos émeutes) » tombent des tribunes à chaque rencontre à domicile. Les « fanatiques » , Anthony Knockaert n'a pas tardé à se les mettre dans la poche, bien aidé par sa finesse technique et ses buts d'anthologie. « Quand tu joues ici, tu es obligé de crever pour ton club. Les supporters ne vivent que pour le football, ils se saignent et arrivent même le plus souvent avant nous au stade le week-end. On est une véritable famille » , témoigne l'exilé comblé. Un homme parfaitement intégré à un nouveau climat, une nouvelle vie et un championnat dont l'intensité et le rythme (46 rencontres de championnat dans la saison) est quasiment incomparable en Europe. Plus d'un an après son arrivée à Leicester en provenance de Guingamp, Knockaert a basculé dans une autre dimension et savoure déjà le chemin parcouru depuis ses débuts à Wasquehal en 19997 : « J'ai déjà accompli mon rêve, celui de jouer en Angleterre. Je reviens de tellement loin, j'ai connu tellement de galères qu'aujourd'hui je peux être fier de moi. »

« J'ai déjà accompli mon rêve, celui de jouer en Angleterre »
C'est vrai que comme parcours tranquille, on a connu mieux. Éjecté du centre de formation du RC Lens en 2007 pour sa silhouette valbuenesque, Anthony Knockaert s'est battu pour rebondir. C'est finalement dans la banlieue lilloise, à l'US Lesquin, que Xavier Gravelaine et Stéphane Carnot, les anciennes gloires du Roudourou, vont venir le repêcher il y a cinq ans. Knockaert détaille : « À mon arrivée, tout a été très vite. De la réserve, le coach Gourvenec, mon père sur le plan du foot, m'a très rapidement fait progresser et m'a donné une chance dans le groupe. Ensuite, tout s'est enchaîné. » Du derby face au Stade plabennécois aux Midlands, il n'y a finalement qu'un pas qu'il franchira à l'été 2012.

Une trajectoire à la Griezmann ?

L'Angleterre a toujours été pour Knockaert une évidence. Déjà répéré par les scouts du mythique Leeds United à l'âge de 16 ans, le joueur alors licencié à Lesquin n'avait pu rejoindre les Peacocks à cause d'un excès de gourmandise de la part du RC Lens et de l'US Lesquin qui demandaient alors une importante indemnité de formation. Le talent, l'artiste l'avait déjà, prolongeant même son essai initial de quatre jours à un mois entier au sein de la formation anglaise. Mais là encore, c'est le « caractère et la volonté de tout dévorer pour avoir sa chance » qui le sauveront. Sauf accident, Anthony Knockaert déboulera donc l'an prochain en Premier League, et ce, toujours sous le maillot de Leicester où il est maintenant l'idole des octogénaires qui n'hésitent pas à « le stopper dans la rue pour prendre une photo » . Période selfie oblige.


« Ce maillot bleu, c'est un rêve de gosse »
Après avoir échoué plusieurs années de suite aux portes de l'accession, la maison fabriquante d'Emile Heskey et Gary Lineker devrait donc retrouver l'élite près de dix ans après l'avoir quittée. Une renaissance pour le club du centre de l'Angleterre, porté par le milliardaire thaïlandais Vichai Srivaddhanaprabha (11e fortune mondiale), et un espace de jeu plus adéquate pour l'expression du talent génial de Knockaert qui rêve déjà de « taper à la porte des Bleus » : « Ce maillot bleu, c'est un rêve de gosse. Quand on voit la trajectoire d'Anto Griezmann, tout peut aller très vite. » Après avoir percé, l'attaquant âgé de seulement 22 ans va devoir confirmer. Le rendez-vous est déjà pris. Antho doit bien ça à sa famille.

Par Maxime Brigand
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