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  3. // Napoli/Lazio (3-0)

Klose : trop bon ou trop con ?

Hier soir, face au Napoli, alors que le score est de 0-0, Miroslav Klose marque de la main. Mais l’Allemand admet son geste à l’arbitre, qui avait pourtant validé le but. Derrière, son équipe perd 3-0. Alors, c’est quoi, la conclusion de cette histoire ?

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Depuis hier soir, les médias italiens et tous les joueurs de Serie A sont unanimes : le geste de Miroslav Klose est admirable. « C’est un geste qu’il faut récompenser » , a immédiatement affirmé Paolo Cannavaro, capitaine du Napoli. « Je pense que ce genre de geste doit être considéré comme un exemple, notamment pour tous les enfants qui regardent le foot » , a déclaré pour sa part Esteban Cambiasso, joueur de l’Inter. Bref. Un geste de classe, de grand monsieur. Mais que s’est-il vraiment passé ? On joue les premières minutes du match entre le Napoli et la Lazio. C’est la Lazio qui domine le début de la rencontre. Sur un corner pour les Romains, le ballon est dévié dans les filets napolitains par Klose. À vitesse réelle, on jurerait un but de la tête. L’arbitre valide le but, avec la bénédiction du juge de ligne et de l’arbitre de surface. Mais les défenseurs du Napoli gueulent et s’énervent, puisque eux ont vu ce que les trois arbitres n’avaient pas vu. Le buteur allemand, qui n’avait pas franchement fêté son but, s’approche alors de l’arbitre et admet avoir dévié le ballon de la main, et non de la tête. « OK » , lui répond monsieur Banti, qui annule ainsi le but. Le score reste de 0-0. La suite, on la connaît. Cavani plante un triplé et Naples s’impose 3-0. L’honnêteté de l’ancien du Bayern a, irrémédiablement, changé le cours du match.

La noblesse ou la trouille

Ce n’est pourtant pas la première fois, dans l’histoire, que quelqu’un marque de la main. Au stadio San Paolo, qui accueillait hier le match, l’idole absolue se nomme Diego Maradona. El Pibe a, pendant la Coupe du monde 86, inscrit le but de la main le plus célèbre de l’histoire. Diego n’a pas pensé une seule seconde qu’il pouvait admettre sa faute. Au contraire, il en a rajouté une couche en affirmant qu’il s’agissait de la « main de Dieu » . Qu’auraient dit les Napolitains si, hier soir, Klose avait agi de la même façon ? Des questions se posent évidemment quant à la raison qui a motivé l’attaquant de la Lazio à admettre sa faute. Plusieurs suppositions. La première est la plus romanesque. Klose est juste un grand bonhomme qui a inscrit plus de 200 pions dans sa carrière et n’avait pas envie d’avoir une ombre à son beau tableau de chasse. La deuxième est moins idéaliste. Si les arbitres n’ont rien vu, la preuve télévisée aurait forcément sévi par la suite. Contrairement à l’époque de Maradona, aujourd’hui, il y a la « moviola » , où l’on décortique chaque image litigieuse. Klose le sait, et sait surtout qu’il aurait été puni par le fameux juge sportif Gianpaolo Tosel.

Un cas fait d’ailleurs jurisprudence. En octobre 2008, lors du match entre Palerme et la Fiorentina, Alberto Gilardino marque de la main. L’attaquant azzurro ne dit rien, malgré les protestations des joueurs siciliens, et la Fiorentina s’impose 3-1. La semaine qui suit, la Commission de discipline le punit, avec deux matchs de suspension, en précisant qu’il s’agit là d’une « conduite gravement antisportive  » . Entre une éventuelle suspension de deux matchs (voire peut-être même plus) et prendre l’avantage sur la pelouse du Napoli (sans la certitude de remporter le match, puisqu’à ce moment-là du match, il restait encore 85 minutes à disputer), Klose aurait donc choisi la voix de la sagesse. Enfin, dernière supposition, c’est que le buteur a flippé. Les Napolitains avaient l’air plutôt énervés de ce but de la main, le stade aussi, et l’Allemand aurait préféré admettre sa faute plutôt que d’être la cible privilégiée des sifflets pendant toute la rencontre. Compréhensible.

Brocchi, Farina et Buffon


C’est donc un cas qui fera discuter. Sur la Toile, même les commentaires des tifosi de la Lazio divergent. Si tous louent l’attitude de leur avant-centre, affirmant qu’il est de loin « le plus grand » , d’autres auraient souhaité plus de fourberie, revenant sur un épisode du Napoli-Lazio d’il y a deux ans. Lors de ce match remporté 4-3 par les Napolitains (déjà un triplé de Cavani), Brocchi, le joueur de la Lazio, avait inscrit un but fantôme. Sa frappe avait nettement dépassé la ligne, mais n’avait pas été validée par les arbitres. « Aucun joueur du Napoli n’était allé voir l’arbitre pour admettre que le ballon était entré, Klose aurait dû faire pareil  » , peut-on, entre autres, lire sur le forum officiel du club laziale. Certes. On peut en discuter pendant des heures. Le fait est que Klose a pris la décision d’admettre son geste, et en fait, peu importe la raison de cet aveu. Bizarrement, l’arbitre, monsieur Banti, a « oublié » de lui mettre un carton jaune pour sa mimine. Faute avouée à demi-pardonnée ?

Reste que le doute subsiste. S’il n’y avait pas eu toutes ces histoires de suspension et de preuve télévisée, Klose aurait-il eu la même attitude ? Aurait-il avoué ? Peut-être, car c’est un champion, un vrai. Mais peut-être se serait-il dit qu’un but, c’est un but, et qu’après tout, il y avait peut-être pénalty sur lui sur cette action. Il faut également penser que le Calcio est actuellement plongé dans ces affaires de Calcioscommesse et de paris truqués. Une époque où des gens comme Simone Farina ou Fabio Pisacane, des joueurs qui ont admis avoir refusé d’arranger des matchs, ont été récompensés et même convoqués en équipe nationale pour les féliciter. À l’inverse, Gigi Buffon, qui avait avoué la saison dernière qu’il n’aurait « rien dit aux arbitres même s’il avait vu que le ballon était entré  » (cf but fantôme de Muntari lors de Milan-Juventus), avait été durement critiqué par la presse pour son attitude bien peu chevaleresque. Klose n’a certainement pas eu le temps de penser à tout ça pendant les quelques secondes qui ont séparé son but de la main de son aveu. N’empêche que, quelque part, cela a dû jouer. Sans rien enlever au fait que ce type-là appelle un mot : respect. Avant ou après sa confession.

Eric Maggiori
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