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Klopp, du jaune au rouge

Nouvel entraîneur de Liverpool après une année sabbatique qui n'aura duré que quatre mois, Jürgen Klopp n'est plus le « coach libre le plus désiré de la planète » . Il est maintenant « le coach du renouveau d'un club encore à la recherche de son lustre d'antan » .

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Le schéma est connu. Un entraîneur démissionne. Des noms circulent, l'un plus excitant que les autres. Les bruits de couloir s'intensifient. Les diseurs de bonne aventure tirent des plans sur la comète. On suppute. Les réactions se multiplient, encore au conditionnel. Un média finit par lâcher le morceau : c'est fait à 99%. Le temps passe plus longuement, et les supporters commencent moins à s'inquiéter qu'à s'impatienter. Une photo floue apparaît, le successeur tant attendu a été aperçu à l'aéroport de son côté ; de l'autre. Le club annonce une conférence de presse majeure pour le lendemain, avant de confirmer d'un tweet laconique. Enfin, on le voit avec son nouvel ensemble, signant le contrat, donnant sa première interview en interne. Avant d'entrer dans la salle face à la meute. Jürgen Klopp est désormais l'entraîneur du FC Liverpool. Pourquoi ? Pourquoi pas, d'abord. Parce que Liverpool n'est pas fondamentalement à l'heure actuelle plus important que Dortmund, sans doute même moins, rapport aux titres récents et différents parcours européens. Et surtout parce que Jürgen aurait pu attendre sagement le Bayern ou la Nationalmannschaft, voire le Real ou Manchester United. Mais voilà, Klopp est un homme d'action, que quatre mois de vacances suffisent à recharger. Attendre un an sans rien faire comme Pep ? Impossible. Alors il a choisi les Reds.

Mariage à Anfield


« Ce n'est pas un club comme les autres, c'est un club spécial. C'est l'étape suivante parfaite pour moi d'être là et d'essayer et d'aider. Je ne suis pas un rêveur, mais un romantique du football et j'adore les histoires - Anfield est l'un des meilleurs endroits pour cela. Maintenant que je suis ici, je suis un homme très chanceux » , s'est-il ainsi expliqué dans un anglais encore rugueux mais des plus acceptables pour lequel il s'est excusé, fit dans sa chemise noire. Après tout, Klopp a toujours rêvé d'entraîner en Premier League. Il ne s'en est jamais caché, a encore répété son amour pour ce championnat lors de ses premières prises de parole, sincères pour le coup. Liverpool et Dortmund partagent en plus bien des choses en commun : l'ambiance, le YNWA, un statut d'outsider ambitieux. De fait, tout le monde a salué ce mariage a priori si logique, de Löw à Hamann, en passant par Fowler, Effenberg, Owen, Hummels, Carragher, Souness et Djimi Traoré.

En plus, les Reds sont aujourd'hui en bien meilleur état que ne l'étaient les Schwarzgelben à l'arrivée de Klopp. Même s'il s'en défend : « C'est impossible de comparer les deux clubs. Ce n'est pas important. Nous avons fait à Dortmund ce que nous devions pour faire progresser les joueurs, pour travailler avec eux. C'est ce que nous avons fait, mais ce ne sont pas les mêmes joueurs. Mais je crois dans le potentiel de cette équipe. C'est une bonne équipe. Tout est là. » Un point de vue sur l'équipe qu'il avait auparavant développé lors de l'interview interne : « Pour l'instant, nous ne sommes pas la meilleure équipe du monde ? On s'en fiche. Qui veut être la meilleure équipe du monde aujourd'hui ? On veut être celle de demain ou du jour d'après. L'important, c'est que nous avons de la vitesse, des qualités techniques, tactiques, des bons défenseurs, des bons milieux, des bons buteurs, des bons ailiers. »

Les Nouveaux Sauvages


Il apparaît évident que Klopp va se défaire du 3-5-2 bancal et rempli de passes latérales de Rodgers. « Essayons de créer quelque chose de nouveau. C'est le moment parfait. C'est important que nous jouions notre propre jeu, que les joueurs ressentent la différence dès à présent. On doit passer du doute à la foi. » Évidemment, Klopp veut pratiquer un football « sauvage » . « En football, toutes les équipes de classe mondiale pratique un football de possession, c'est cool. J'aime regarder ca. Mais personne ne commence en tant qu'équipe de possession. La première chose, toujours, peut-être même dans la vie, c'est que tu dois avoir une défense stable. » Voilà que le mariage idéal prend du plomb dans l'aile. Si Rodgers s'était résolu à aligner trois défenseurs centraux, ce qu'il détestait, c'est parce qu'il n'avait confiance en aucune paire. Liverpool, malgré les 100 millions investis récemment en défenseurs, ressemble trop souvent à une passoire. Pas étonnant qu'on parle déjà de Subotić suivant son père adoptif. Pire, niveau protection en six, là où Klopp pouvait compter sur l'infatigable Bender, il doit faire avec le très lent Lucas Leiva, un Milner quand même porté vers l'avant, un Henderson dont ce n'est pas le poste ou un Can baladé. Autre problème, conséquence d'un recrutement pas franchement réfléchi, les Reds comptent une pelletée de buteurs, pour peu d'ailiers rapides et mobiles, indispensables à la mise en place du gegenpressing. Une tactique d'autant plus difficile à adopter que Klopp n'aura ni pré-saison ni trêve hivernale pour l'inculquer. Alors Jürgen, qui s'est auto-surnommé « The Normal One » , a prévenu : « S'il vous plaît, donnez-nous du temps. Cela peut être un jour très spécial, si nous sommes suffisamment patients. On peut être couronné de succès à la manière spéciale de Liverpool. Quand je serai assis ici dans quatre ans, je dirai que nous avons gagné un titre. Sinon, la prochaine fois, j'entraînerai en Suisse. » Sympa pour les Helvètes, porteur d'espoir pour les Reds.

Par Charles Alf Lafon
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