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King Julian

Aligné pour la quatrième fois de la saison aux côtés de Marco Verratti et d’Adrien Rabiot mardi soir, Julian Draxler a une nouvelle fois prouvé qu’il pouvait être bien plus qu’une alternative dans ce rôle.

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Certains retiendront le festival, le huitième consécutif à domicile toutes compétitions confondues, face à un Anderlecht dernier du groupe B, qui avait la tête à sa joute du week-end face à Bruges et qui était avant tout venu à Paris pour « ne pas se faire massacrer » . D’autres s’arrêteront probablement sur l’improbable triplé claqué par Layvin Kurzawa, accompagné d’un combo doigt sur la bouche et zouk love avec un poteau de corner du Parc. Au fond, la réception européenne du soir avait un autre objectif : confirmer, quatre jours après la bonne copie rendue face à Nice (3-0), et bosser pour préparer l’avenir.

Voilà aussi pourquoi Unai Emery avait invité « l’histoire » au moment de se présenter face à la presse il y a 24 heures. Bosser mardi soir voulait alors dire se présenter une nouvelle fois avec un milieu qui n’a désormais plus rien d’un vulgaire essai : Rabiot en sentinelle, Verratti et Draxler pour l’épauler. Comme contre Bordeaux (6-2) il y a un mois, comme à Dijon (2-1) quinze jours plus tard – où le cocktail avait été plus amer en bouche –, comme face à Nice vendredi soir. Une nouvelle habitude donc : dès que Motta est absent, Julian Draxler glisse sa tête de cire au milieu du 4-3-3 parisien. Pourquoi ? « On a besoin de maîtriser l’équilibre entre les lignes avec ou sans ballon, répondait Unai Emery il y a quelques semaines. C’est pour ça qu’avec Draxler, on a fait ce travail, pour être prêts au milieu et aussi être en soutien des joueurs offensifs. Il a été très concentré pour le faire et cela nous offre plus d’options tactiques. » Face à Anderlecht (5-0), l’option a une nouvelle fois été accompagnée de sourires approbateurs, Draxler simplifiant le jeu du PSG, le rythmant, tout en s'avançant dans un rôle de lubrifiant que Motta ne peut plus assumer à 35 ans.

Mutation et revendication


Un chiffre, d’abord : avec 37 titularisations en C1 sous ses 24 ans, Julian Draxler en comptabilisait mardi soir autant que l’ensemble des joueurs composant le onze belge. Ce rendez-vous avait donc naturellement la tronche d’un révélateur pour un joueur largué sur le banc à la sortie de l’été après les arrivées consécutives de Kylian Mbappé et Neymar. Une situation qui l’avait alors poussé à couiner avec mesure après avoir regardé les premières soirées bordéliques d’une bande qui n’avait plus vraiment besoin de ses services pour foutre le bordel en ville : « Oui, le début de saison a été difficile pour moi. Je ne jouais pas bien et pas beaucoup. » Draxler savait qu’Emery lui donnerait une chance et, au contraire de Di María, il a accepté de muter pour se faire une place dans un système qui cherchait un boulon pour simplifier ses sorties de balles et la vitesse de ses projections offensives.


Mieux, il est désormais en position de la revendiquer, et sa prestation du soir pousse une nouvelle fois à l’optimisme. Si l’Allemand, qui avait déjà évolué quelques fois au milieu en sélection, n’a pas marqué, il n’a cessé de compenser les montées de Verratti, a accéléré les relances parisiennes et a même offert quelques gestes délicieux, notamment un contrôle orienté sublime au retour des vestiaires. Alors, oui, sa seconde période n’a pas eu le même volume que la première. Mais dans ce rôle de milieu relayeur qui se transforme en meneur de jeu en phase offensive, Julian Draxler est précieux. Son sens de l’anticipation et sa faculté d'alterner entre jeu court et jeu long sont d'une rare douceur. Apprendre, c’est aussi être capable d’imposer progressivement un autoritarisme constant malgré les absences, ce que le PSG n’était pas forcément capable de faire jusqu’ici. Si Draxler a accepté de se réinventer à Paris, c’est aussi pour ça.



Par Maxime Brigand
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