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Kimpembe Mutombo ressort du banc

Monstrueux contre le FC Barcelone au Parc des Princes, Presnel Kimpembe était l’avatar de la réussite du match aller contre les Catalans. C’était le 14 février. Depuis, le gaucher a joué trois matchs de second rang avec le PSG, mais devrait retrouver la lumière lors d’une finale face à Monaco qui s’annonce cruciale pour le club de la capitale.

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13 février, la nouvelle tombe. Thiago Silva doit jeter l’éponge, le mollet en compote et le mental fragilisé. C’est donc avec Presnel Kimpembe, à peine vingt matchs en professionnel, que le PSG va défier Suárez, Messi et Neymar. Tout le monde panique. Sauf lui. Sûr de lui, le gaucher apprend la nouvelle sans broncher. S’offre un bon dodo, un petit-déjeuner copieux – sans doute des céréales Lion –, une bonne sieste avant de boire l’âme de la MSN au Parc des Princes dans la soirée. Agressif, serein, propre dans les relances, le « titi » livre un match de daron. En Espagne, on ne parle que de lui et de sa double intervention autoritaire sur Lionel Messi en seconde période. À tel point qu’au retour, les Catalans seront soulagés de voir le numéro 3 sur le banc. C’est là, le regard noir, qu’il assiste impuissant à la déroute des siens. D’aucuns avancent qu’avec lui, le PSG n’aurait jamais sombré au Nou Camp. Heureusement pour lui et pour l’histoire, on ne le saura jamais. Hier, rebelote, Marquinhos est rentré du Brésil avec la cuisse en vrac, pas de finale de Coupe de la Ligue pour le jeune Brésilien. C’est donc Presnel Kimpembe qui va se retrouver en première ligne face à la MLS (Mbappé-Lemar-Silva), un autre trio maléfique.

De numéro 4 au PSG aux Bleus


Entre ces deux moments importants de la saison parisienne, le gaucher a disparu des radars. Trois petits matchs (Toulouse, Nancy et Niort) et puis c’est tout. Bon, il y a bien eu cette convocation avec les Bleus, mais, touché aux adducteurs, il n’a participé à aucune des deux rencontres. Malgré tout, le garçon de vingt et un ans semble avoir franchi un palier, à en croire Didier Deschamps : « Kim (Presnel Kimpembe), je l’avais appelé en octobre. Il bénéficie d’un temps de jeu conséquent malgré la concurrence. Il dégage beaucoup de sérénité. Il a toutes les qualités requises pour le haut niveau.  » Il est vrai que le joueur formé dans la capitale n’est pas du genre à se planquer. Est-ce son short qui donne l’impression d’être une taille trop petite, mais en tout cas, il en a dans le pantalon. Au sens propre comme au figuré.


En début de saison, il était le numéro 4 dans la hiérarchie des défenseurs centraux derrière les trois Brésiliens Thiago Silva, David Luiz et Marquinhos. Depuis le départ de Tahiti Bob à Chelsea, il a gratté une place sur l’échiquier, mais aussi du temps de jeu (20 matchs cette saison) ainsi qu’une prolongation jusqu’en 2021 avec une grosse valorisation salariale à la clé en novembre. Au départ, on se demandait surtout comment allait se comporter le garçon une fois son avenir sécurisé. Quand vous passez de 8 000 euros à plus de 180 000 par mois à vingt et un ans, la tête peut avoir de bonnes raisons de tourner, et notamment celle de votre entourage. En gros, on se retrouve avec beaucoup, beaucoup d’amis. Certains auraient basculé. Pas lui.

La surprise de la génération 1995


Fidèle à ses habitudes, il a continué à bosser tout en enchaînant les matchs. De la génération 1995 formée au PSG, il n’était pas le plus talentueux. Très loin derrière Rabiot, Ongenda et Maignan. Petit maigrichon évoluant latéral gauche, le natif de Beaumont-sur-Oise a pris du muscle et de la bouteille. Surtout, il semble plus complémentaire en défense centrale avec l’un des deux Brésiliens. Sur le papier, la paire Marquinhos-Thiago Silva affiche un niveau technique au-dessus de la moyenne, mais pèche dans l'agressivité. En gros, quand il faut aller bouffer les mollets adverses, on se fait des politesses : « Vas-y  » , « non, je t’en prie » , « après toi » , « non, non, j’insiste » . Un domaine dans lequel le Français est plus à l’aise même si, parfois, son excès d’engagement le pénalise (il a manqué la réception de l’OL pour suspension par exemple). Bref, aller au mastic ne le dérange pas. Au contraire. Défendre en avançant, porter le ballon, sortir sur son attaquant, autant de principes de jeu qu'il comprend et apprécie. En tout cas, difficile d’imaginer Kimpembe stressé par l’enjeu. D’autant qu’en face, il va retrouver ses potes des Espoirs, mais aussi les Bleus Bakayoko, Mendy, Lemar et Mbappé. Et puis il n’est pas du genre à se prendre la tête. Au cœur de l’automne, quand le groupe parisien s’était retrouvé au complet, il avait demandé à refaire un tour en CFA pour garder le rythme tout en gardant son sourire sur le visage et la vanne facile. Parce que Paris, c’est son club. Son cœur. Son sang. Pour le meilleur pote de Kingsley Coman, il n’y a pas de petit match. Pour les observateurs en revanche, c’est une autre affaire. Alors dans un Parc OL plein à craquer, Kimpembe débutera l’un des matchs les plus importants de la saison du PSG. Sans avoir manqué de faire le plein d'énergie. Car Presnel Kimpembe mange aussi parfois des Frosties.

Par Mathieu Faure
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