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Khazri on the rocks

Une patte droite de velours, une technique irréprochable et un parcours d’ouvrier du football. À seulement 22 ans et après un été 2013 extrêmement compliqué, Wahbi Khazri montre journée après journée qu’il est l’un des meilleurs espoirs de notre belle Ligue 1. Contrarié par un transfert non abouti vers Saint-Étienne au mois d’août, ce natif d’Ajaccio au sang bleu ne devrait pas s’éterniser longtemps à Furiani.

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« Depuis que je suis tout petit, je pense que j’ai un bon pied. » Wahbi Khazri a aussi un bon œil. Dans une Ligue 1 techniquement inégale où les cracks tutoient les cancres, le Bastiais est bien conscient qu’il a quelque chose en plus. Le genre de chose qui agace parfois, car issu de l’inné et non de l’acquis. De la facilité qui peut être prise pour de l’arrogance, comme ce coup du foulard parfait à destination de Claudiu Keserü, auteur d’une tentative de retourné passé à la postérité. Au-dessus du lot balle au pied, passeur hors pair, Khazri a une patte droite aussi raffinée qu’un pied précieux de gaucher. Cet été, à Bastia, on a pu se féliciter des arrivées de Squillaci, Modesto, Krasić ou Boudebouz. Mais la vraie bonne nouvelle porte le numéro 10, le sourire sincère et est née à… Ajaccio.

Départ avorté

Wahbi Khazri a une chance : il aime plus le football que le bras de fer. Une passion débordante pour le ballon rond qui ne l’a pas empêché de sécher un entraînement à l’été 2013, histoire de manifester son éphémère dépit. Le mercato estival bat son plein et le Tunisien, auteur d’une belle saison 2012-2013 (sept buts et huit passes décisives), est un homme convoité. Sassuolo, mais surtout l’Olympique lyonnais et l’AS Saint-Étienne sont à l’affut pour recruter le Corse, dont la tête se met brièvement à tourner. « Je ne pensais pas que ça pouvait m’arriver. Je suis quelqu’un de respectueux  » , confiait-il à L’Équipe, après coup. Séduit par le projet stéphanois, Khazri se voit déjà troquer le bleu de chauffe contre le vert, mais l’affaire tarde à se boucler. Le mois d’août passant, le joueur se fait une raison : il sera bastiais cette année, comme chaque année depuis ses 13 ans. « C’est marrant, il est redevenu décisif juste après le mercato » , constate Frédéric Hantz, qui ne manque jamais de souligner les qualités et le bon caractère d’un « joueur ambitieux et intelligent » . « Je suis passé à autre chose, j’aime trop le foot. L’été prochain, je serai un autre joueur. Là, je n’ai que six ou sept mois de Ligue 1 dans les jambes  » , admet quant à lui l’intéressé. Conscient d’avoir encore de l’expérience à engranger du haut de ses 22 ans, le Corse ne sort toutefois pas de nulle part. Contrairement à de nombreux jeunes joueurs, son ancien coéquipier et ami Florian Thauvin en tête, Khazri a beaucoup de bouteille. Un magnum d’expérience.

Un ancien dans un corps de jeune

Comme pour beaucoup de mômes de France et de Navarre, c’est en suivant ses grands frères que Wahbi, né à Ajaccio à l’été 1991, tape dans ses premiers ballons. Les frangins, qui taquinent aujourd’hui la balle en CFA et en DH, voient le kid prendre sa première licence à la JS Ajaccio. Du genre précoce, Khazri reçoit vite deux propositions : une de l’AC Ajaccio, l’autre du SC Bastia. « Pour moi et mon père, Bastia est le club le plus mythique en Corse » , avoue le joueur, au moment de justifier sa drôle de décision. Le gosse a 13 ans, c’est le début des allées et venues entre Ajaccio et Bastia. Le début d’une belle histoire d’amour, aussi. Aujourd’hui, combien de joueurs peuvent se vanter d’avoir disputé 154 matchs à 22 ans, en ayant été titularisé à 124 reprises ? Combien ont débuté à 18 ans en Ligue 2 en offrant une passe décisive ? Peu. Joueur talentueux issu du centre de formation, Khazri a appris sur le tas. L’année où il signe pro, Bastia descend en National. Un coup dur pour un homme qui a désormais du sang bleu qui coule dans ses veines. Un mal pour un bien, à mieux y réfléchir aujourd’hui. « Il est clair que ma saison en National m’a fait énormément grandir. Tout comme la relégation et mes deux premières années en dents de scie dans le groupe pro. Ce sont des coups durs qui m’ont forgé un caractère et qui m’ont appris à relativiser  » , tranche-t-il dans les colonnes de Corse Matin. Des matchs galères dans le froid de Pacy-sur-Eure ou d’Orléans, passés à évoluer tantôt à droite, tantôt à gauche, parfois en six. En troisième division, Khazri dispute 34 rencontres, est sacré champion et se fait une place au chaud dans l’effectif bastiais. La saison suivante est celle de la confirmation : 9 pions en 33 titularisations et un nouveau titre de champion. Après quatre années passées à trimer et à apprendre son métier, le Tunisien découvre la Ligue 1, mais n’est plus un puceau. Évidemment, le niveau est plus élevé, mais les joutes du passé lui permettent de dégainer une saison très intéressante, où il régale avec Anthony Modeste, Toifilou Maoulida et Florian Thauvin. Il profite de ses premières batailles au plus haut niveau pour martyriser l’Olympique lyonnais, à Furiani (4-1). Victime du syndrome de Stockholm, Rémi Garde souhaite toujours s’attacher les services de Khazri. Mais les Rhodaniens ne sont plus seuls. Aujourd’hui, en L1, plus personne ne passe à côté de Khazri. Le triptyque patte droite – vista – marge de progression est un must et Frédéric Hantz le sait : « « S’il n’est pas dans la gestion, il pourra passer un cap et ne pas être le quatrième choix de Saint-Étienne, mais le premier d’un grand club. » Comme quoi, avec un bon pied...


Avec un bon pied, on peut faire ça :

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Ou ça :

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Par Swann Borsellino
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