En poursuivant votre navigation sur SOFOOT.com, vous acceptez nos CGV relatives à l’utilisation de cookies
et des données associées pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts
. Gérer les paramètres des cookies.
MATCHS 18 Résultats Classements Options
  1. //
  2. //
  3. // Lyon-Rennes (0-1)

Khazri, entre lièvre et tortue

Buteur pour la septième fois en championnat, Wahbi Khazri s'est non seulement positionné comme l'homme du match face à Lyon, mais confirme également qu'il est le meilleur Rennais cette saison. Un savant mélange de patience et de précipitation qui file un joli coup de vieux à cette histoire du lièvre et de la tortue. Fin du débat : oui, on peut faire les deux.

Modififié
Un soir de novembre 2010 au stade Gerland, un dégagement d’Apoula Edel donnait l’occasion au Figaro de titrer ceci : « Edel est-il le boulet du PSG ? » Ici incriminé, un spécimen raté de ces dégagements dit « à la sud-américaine » , où, en voulant dégager de volée un ballon rasant, le Parisien s’était tellement couché sur celui-ci qu’il l’avait gentiment offert aux pieds de Bafé Gomis. Alors, avant ce soir, le schéma avait été introduit en salle vidéo puis martelé pendant les séances d’entraînement de Sabri Lamouchi. Objectif : prendre la défense lyonnaise de vitesse dans son dos. Réalisation : demander à Koubek de balancer la balle devant le plus rapidement possible. « Le plan de jeu était très simple » , a d’ailleurs avoué l’entraîneur rennais en fin de match. Alors voilà : cinquième minute, deuxième chandelle horizontale du gardien tchèque après un premier avertissement quelques secondes plus tôt. Mais là où, la première fois, Marcelo avait tranquillement prolongé en retrait à son gardien, Wahbi Khazri rode. Interception, course vers l’avant, trois regards vers Lopes pour ne pas faire n’importe quoi, et un ballon glissé juste là où il faut entre les jambes pour, comme souvent cette saison, offrir la victoire aux Bretons. Alors, question : Khazri est-il le boulet de canon du Stade rennais ?

Sentir le jeu


Il fait partie de ces visages presque trop connus de Ligue 1, un type au talent souvent mésestimé. La faute à un parcours pas forcément clinquant : Bastia puis Bordeaux période Sagnol, donc sans flamboiement, puis ces 42 matchs joués sous le maillot de Sunderland pour un rendement trop faible. Son retour en France cet été en prêt sans option d’achat faisait presque office de pari, que l’on peut désormais ranger dans la catégorie de ceux qui fonctionnent. Des statistiques flatteuses, d'abord (neuf buts, deux passes décisives en vingt-quatre matchs), mais surtout une influence de trentenaire sur le jeu de son équipe alors qu’il a soufflé vingt-sept bougies il y a trois jours. Il y a cela de fascinant chez ce garçon, dans une équipe de ventre mou de championnat auquel certains dirigeants ont pu reprocher sa tranquillité, qu’il se démarque par un sens du qui-vive aiguisé comme une vieille bordure de menhir. Comme le Temps personnifié dans le dernier Alice au pays des merveilles, lui jauge le jeu, accélère, ralentit. En grossissant un peu le trait, on pourrait même s’extasier de cette faute glanée tout seul à cinq minutes du terme dans la moitié de terrain lyonnaise, le genre de coup de roublard qui fait foutrement du bien à une équipe qui étouffe. Car dans l’action qui suivait, ou presque, c’est lui qui décalait Hamari Traoré sur le côté droit pour le second but rennais de Lea-Siliki. Garder, donner. Retenir, propulser. Le maître des horloges, qu'on vous dit.

« Je ne suis pas Messi »


Repositionné avant-centre depuis le début de saison par un coach qui s’était amusé à le décrire comme « le Cavani breton » , Wahbi Khazri devrait, avec l’arrivée de Diafra Sakho, retrouver un poste plus habituel de soutien de numéro 10 où sa liberté le rend d’autant plus imprévisible. Avec pour objectif plus ou moins planqué de retrouver un club plus prestigieux l’été prochain. « Je ne suis pas Messi, mais je ne suis pas bidon non plus, lâchait-il à L’Équipe en septembre dernier. Je n'ai rien à envier à un certain nombre de joueurs qui évoluent dans de meilleures formations que moi. » Contre Lyon comme dans une carrière, rien ne sert de courir, il suffit de partir à point.




Par Théo Denmat
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié




Dans cet article


il y a 1 heure OFFRE SANS DÉPÔT : 10€ gratuits jusqu'à mercredi pour parier chez Winamax !!! 4 il y a 1 heure BONUS ÉDITION LIMITÉE : 200€ offerts pour miser sur le Classico 1
Hier à 18:30 Les retrouvailles entre Patrice Évra et les fans de Liverpool 27 Hier à 14:50 Le but le plus absurde de l'année en deuxième division allemande 20
Partenaires
Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur Olive & Tom
Hier à 13:52 Les lumières s'éteignent en Argentine 16