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Kevin Spicy

Kevin De Bruyne a longtemps été un silence, un mec plus doué que les autres dont on cherchait la position idéale pour exploiter au maximum un potentiel au-dessus de la moyenne. Puis, Pep Guardiola a filé le tablier au joueur de son effectif qui joue le mieux au ballon, celui qui voit tout plus vite et mieux que les autres. Le voilà chef cuisinier.

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Une main posée sur la tête, il a les yeux de l’amour. Brillants. Les musiciens payés, les instruments rangés, la critique conquise, Pep Guardiola s’attiédit progressivement dans son coin. Quelques mètres plus loin, Mark Hughes, sparring partner d’un jour, a le souffle coupé et semble vouloir applaudir des deux mains la défaite subie par ses hommes à Manchester : un 7-2, brutal, cynique, froid. « Je pense pouvoir dire dès aujourd’hui qu’il n’y a pas d’équipe supérieure à ce Manchester City. Cette saison, on a déjà joué Arsenal, Chelsea, Manchester United et nous avions à chaque fois offert une belle résistance. Là, c’était trop haut pour nous, bien trop haut » , glisse le rocher gallois. Stoke comme Liverpool, comme Watford, comme Crystal Palace : le City de Guardiola a tamponné samedi une septième victoire en huit matchs de Premier League, poussant son nombre de buts inscrits cette saison à vingt-neuf – ce qu’aucune équipe n’avait réalisé depuis le Everton de Dick Molyneux en 1894 – et faisant tomber une nouvelle série de mâchoires. Chez Pep Guardiola, la satisfaction est rare, mais cette fois, le Catalan affirme avoir assisté à la meilleure représentation de ses hommes depuis son arrivée en Angleterre. « On a à peu près les mêmes garçons que la saison dernière, mais désormais, on avance avec le sentiment de pouvoir marquer à chaque instant, analysait-il ce week-end. Ne me demandez pas pourquoi, car les consignes, comme je vous l’ai déjà répété plusieurs fois, sont les mêmes. Nous devons encore progresser dans des détails, dans la façon de faire les choses rapidement et simplement. Avec ce rythme, on se crée plus d’occasions et on marque forcément plus de buts. »


L’expliquer revient à parler du temps, de la notion d’apprentissage : le foot selon Guardiola est exigeant, demande un investissement physique et mental total, une discipline ouvrière et il savait que pour récolter les fruits des sacrifices qu’il demande à ses joueurs, il aurait d’abord besoin de les convaincre que ses idées les feraient devenir de meilleurs footballeurs. Jouer pour lui revient aussi à parler d’amour, ce qu’il a expliqué un jour à son ami Marti Perarnau : « C’est la question clé. Comment séduire les joueurs pour qu’ils t’écoutent et qu’ils acceptent de nouveaux concepts ? Je dis bien séduire et non pas motiver. (...) Quand tu regardes un de tes joueurs dans les yeux, c’est un peu comme regarder un amoureux. Soit tu vois une passion et une volonté d’être séduit, soit tu regardes la passion s’éloigner. » Lorsqu’il était au Bayern avec Guardiola, Xabi Alonso comparait cette relation de confiance à de la « philosophie » plus qu’à de vagues flèches couchées sur un tableau noir. Les faire entrer dans sa tête, voilà ce que cherche avant tout Pep Guardiola, plus pragmatique que dogmatique malgré toutes les étiquettes qu’on a cherché à lui scotcher sur le front.

« Il faut être né avec ce savoir »


Un débat éternel : naît-on criminel ou le devient-on ? La question peut se superposer au génie. Lorsqu’il arrive à Manchester City en août 2015, Kevin De Bruyne sait déjà ce qu’on lui promet depuis l’enfance, pas vraiment jusqu'où il peut aller. Un peu plus de dix-huit mois plus tôt, l’homme était dans le silence, celui d’un coach – José Mourinho – qui ne lui aura adressé que deux fois la parole lors de sa parenthèse à Chelsea. Puis, il y aura Wolfsburg, où le Belge explose, vit, et tape déjà dans l’œil d’un Pep Guardiola entraîneur du Bayern. Depuis le premier jour, De Bruyne a un gène en plus : celui de la vision totale. Interrogé un jour au sujet d’Andrés Iniesta, Riquelme avait alors expliqué que ce détail est « la seule chose que l’on ne peut ni acheter ni apprendre. On peut apprendre à taper dans le ballon, à contrôler la balle, mais pour être au courant de tout ce qui se passe sur le terrain, il faut être né avec ce savoir. » Le mystère entourant Kevin De Bruyne a longtemps été ailleurs : où et comment maximiser son potentiel ? « J’ai évolué dans six positions depuis le début de ma carrière, répond-il. Ce n’est pas un problème pour moi, même si j’avais besoin de me fixer dans un rôle. La différence, c’est que tout est plus ou moins pareil pour moi. Tout ça varie seulement en fonction de la façon dont on interprète un rôle et un poste sur le terrain. » Et dont Guardiola l’imagine, aussi. Lors de sa première saison à City, le Catalan utilisait son milieu belge dans un rôle de soutien à son trident offensif, une sorte de trequarista.

Les yeux illuminés et les épisodes


L’Estonie comme virage : le 13 novembre 2016, Roberto Martínez décide de faire reculer De Bruyne aux côtés d’Axel Witsel dans un 3-2-4-1 qui accompagnera quelques mois plus tard la seconde saison de Guardiola à City. La Belgique s’impose ce jour-là largement (8-1), Guardiola est séduit et lâche à son joueur qu’il va le tester dans ce nouveau rôle où sa liberté d’expression sera totale. L’idée est de replacer De Bruyne dans une position plus centrale qu’excentrée et l’histoire de Pep Guardiola le justifie, en deux épisodes. Le premier : le jour de ses débuts avec l’équipe première du Barça, Guardiola est sorti à la mi-temps par Johan Cruyff. La raison ? « Tu as été plus lent que ma grand-mère » , lui balance le Batave qui ne lâche pourtant pas un joueur qui deviendra la pierre centrale de son projet révolutionnaire. Pep Guardiola vient d’être sauvé par « sa vitesse d’action, sa technique et sa vision. Très peu possèdent ces qualités fondamentales » .


Le second : une conférence donnée à Buenos Aires où l’entraîneur catalan est interrogé sur le repositionnement de Messi dans l’axe au Barça – un coup tenté pour la première fois en mai 2009 face au Real. « Parce que, pour moi, les meilleurs joueurs doivent évoluer au centre du terrain. » Donner les clés de la boutique à Kevin De Bruyne va dans ce sens et Guardiola le cherchait depuis son arrivée en Angleterre. Cela devait simplement arriver progressivement. D’où les yeux illuminés de l’ancien coach du Barça samedi après la démonstration face à Stoke – « Je suis un entraîneur, mais je suis un spectateur, comme vous. Donc, quand c’est Kevin De Bruyne qui a le ballon, on s’attend à ce qu’il tire ou à ce qu’il se passe quelque chose. » – là où Mark Hughes a parlé d’un joueur « avec la tête et les épaules » au-dessus de tout le monde depuis le début de saison alors que l'international belge a été oublié de la liste des joueurs nommés pour le titre de joueur de l'année Fifpro.


Vidéo

Le lubrifiant


Simple : en quinze mois avec Guardiola, De Bruyne a trouvé son champ d’expression là où il excellait davantage à Wolfsburg sur un côté. Il fait partie de ses joueurs pour qui un système peut être adapté, car il simplifie le football, le fluidifie. Kevin De Bruyne, c’est du lubrifiant, le général qui tient la canne, le DJ qui fait danser ses coéquipiers. On en revient au regard : face à Stoke samedi, plus encore que contre Liverpool le 9 septembre dernier (5-0) ou à Chelsea (0-1), ses coéquipiers s’allumaient en harmonie à chacune de ses prises de balle, le Belge étant impliqué sur la quasi-totalité des buts de son équipe. De Bruyne est ce que Guardiola recherchait avec Iniesta hier : il s’efface pour les autres et s’interdit de bousculer l’ensemble par des choix individuels. Son football est simple, collectif, imbibé par les triangles permanents, et le fait avancer aujourd’hui avec les tout meilleurs de son espèce. Depuis son retour en Angleterre, personne n’a offert plus de passes décisives, même Christian Eriksen qui est le seul à pouvoir regarder De Bruyne dans les yeux aujourd’hui en Premier League. Si bien que ce week-end, Jo Lake, femme de Paul Lake – joueur de City entre 1986 et 1996 –, s’est élevée sur Twitter : « Si Kevin De Bruyne n’est pas élu meilleur joueur de l’année, on fera avec Paul la chenille à poil autour du parking du Kwik Save de Stockport. » L’amour, toujours.



Par Maxime Brigand Propos de Pep Guardiola issus de Pep Guardiola : The Evolution et de conférences de presse.
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