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Kévin Hatchi : « Les Canadiennes sont plus libérées »

Kévin Hatchi est un globe-trotter, un vrai. Formé à Auxerre, ce défenseur central de 30 ans est passé par la Belgique, la Roumanie, Chypre et la Corée du Sud, avec plus ou moins de réussite. Aujourd’hui, l’ancien pensionnaire de l’INF Clairefontaine a posé ses crampons vissés en NASL (D2 américaine), au FC Edmonton (Canada). Et il a bien l’intention d’y rester.

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Qu’est-ce qui t’a frappé quand tu es arrivé à Edmonton ?

Le gigantisme à l’américaine. J’avais déjà pu le constater un peu quand je jouais à l’Impact Montréal, mais la ville est encore marquée par l’empreinte française. À Edmonton, c’est pire. Je suis allé voir le Mall. C’est un grand centre commercial : il y a une piscine, une patinoire, un cinéma, des jeux aquatiques pour les enfants. Je crois que c’est le deuxième plus grand centre commercial du monde. Mais je vous cache pas qu’en ce moment, il fait un peu froid, on reste pas trop dehors. Quand le printemps va arriver, je prendrai plus de temps pour visiter la ville et les alentours. On a passé la grosse période de froid, où il a fait -30 degrés. Même à cette température-là, on a du soleil, psychologiquement, ça aide. Et puis c’est un froid sec, il glace moins les os que le froid humide qu’on peut avoir en Europe. Maintenant ça va, il fait aux alentours de zéro.

Comment s'est passée ton intégration dans l’équipe ?

C'était sympa parce que c’est une équipe assez jeune. Il y a un joueur qui s’occupait de moi, il venait me chercher pour aller à l’entraînement et m’expliquait comment ça se passait ici. Je suis le seul Français, mais ça ne me dérange pas trop, j’ai déjà connu ça en Corée, je commence à avoir l’habitude.

Comment sont les infrastructures à Edmonton ?

Dans la culture américaine, le sport est très important, et ils sont très bons au niveau des infrastructures. A Montréal, ils se préparaient à entrer en MLS, alors ils étaient à la pointe. Ici, c’est très bien aussi. Aujourd’hui par exemple, on s’est entraîné dans un dôme, où il y a sept terrains synthétiques couverts.

Quel est le niveau de jeu en NASL ?

Ça dépend des matchs. Pour comparer avec la France, certaines rencontres sont de niveau Ligue 2, d’autres de niveau National. Mais le niveau global correspond plutôt à la Ligue 2. Le soccer, c’est un peu nouveau chez eux, le jeu est très physique et assez direct. Des entraîneurs européens commencent à venir et inculquent une culture de jeu plus européenne.

Et les filles canadiennes ?

Eh ben, elles sont assez mignonnes. Bon, moi, je suis pas célibataire, alors je me préoccupe pas trop de ça, je regarde d’un œil à demi-ouvert. Ce que j’ai remarqué, c’est que les Canadiennes sont beaucoup plus ouvertes que les Françaises. La libération de la femme est très récente. Contrairement à la France, elles le vivent pleinement et le revendiquent complètement. Au Canada, une femme qui drague et qui paye un verre à un homme, c’est tout à fait normal. Il y a un truc qui m’a marqué la première fois que je suis arrivé à Montréal. Elles sortent à 10-15 filles et elles vont dans les bars à strip-tease, c’est une coutume, ça pose pas de problème.

Tu as été formé à l’INF Clairefontaine puis à Auxerre. Qu’est-ce qu’il t’a manqué pour percer en Ligue 1 ?

J’étais trop impatient, trop pressé de jouer, certainement. J’étais jeune et j’avais des amis qui commençaient à jouer à droite à gauche. C’est le problème quand on a un parcours assez facile. J’ai été en équipe de France et à Auxerre, on a gagné le championnat en équipe de jeunes. Ça m’a valu quelques clashs avec le coach principal.

Ensuite, tu vas en Ligue 2, à Grenoble et Tours, et en Belgique, au Royal Excelsior et au RAEC Mons. Comment tu as vécu cette période ?

Avec le recul, je me dis que je n’ai pas forcément fait les bons choix à ce moment-là. Les personnes qui me conseillaient me disaient que c’était pour mon bien, que même si ces championnats n’étaient pas très médiatisés, c’était une manière de me montrer pour ensuite signer dans un club de Ligue 1. Mais bon, j’ai la carrière que j’ai et je ne m’en plains pas.

En 2009, tu pars au FC Séoul. Comment on atterrit en Corée du Sud ?


A Mons, j’ai eu une altercation avec l’entraîneur de la réserve, et quand il est devenu entraîneur de l’équipe première, il a voulu me le faire payer et je n’ai plus jamais joué. Une fois, entre les blessés et les suspendus, il manquait neuf joueurs et il a trouvé le moyen de me mettre sur le banc. Il a réussi à me dégoûter de ce que j’aimais le plus, et à ce moment-là j’ai songé à arrêter le foot. À cette période, j’ai commencé à me dire qu’il y avait autre chose que le foot. J’allais reprendre mes études, pour ensuite devenir psychologue. Mon agent m’a alors proposé un club en Corée du Sud. Je me suis dit : «  J’ai rien à perdre, si ça se passe bien, je le fais, si ça se passe mal, je rentre et j’arrête le foot. » J’ai fait un essai, et après deux jours, ils m’ont fait une proposition. Là-bas, j’ai retrouvé le plaisir de jouer. À l’époque, je parlais très peu anglais, j’avais même pas le niveau scolaire parce que j’avais perdu toutes les bases. On avait un coach turc. Un traducteur traduisait du turc au coréen, et du coréen à l’anglais. C’était un peu compliqué, mais sur le terrain, ça allait.

Si tout se passe bien, pourquoi tu pars en Roumanie, à l’Astra Ploiesti ?

Le club n’avait droit qu’à trois étrangers et Séoul voulait absolument recruter un attaquant. Les deux autres avaient encore deux ans de contrat, alors que moi j’étais dans ma dernière année. Ça leur coûtait moins cher de se séparer de moi. Du coup, j’ai sauté.

En plus, là-bas, tout se passe mal…

Oui, à tel point que je suis toujours en procès avec eux, ça va faire deux ans. Là-bas, le problème, c’est que je n’étais pas payé. Je suis ensuite allé à Chypre, à l’Olympiakos Nicosie, et là, c’était pareil. Pendant cette période, j’ai découvert l’envers du décor, le foot et ses magouilles. Une semaine avant le début du championnat, le coach me dit qu’il ne veut plus me garder car il me trouve trop petit pour jouer défenseur central. Je mesure quand même 1m80 ! Au final, il prend un mec qui fait 3 centimètres de plus que moi et qui, en plus, n’a pratiquement pas joué ! J’arrive alors dans un autre club chypriote, l’Ermis Aradipou. Quand ils ont demandé à Ploiesti les papiers du transfert, les Roumains ont tout fait pour ne pas me les donner car j’étais en procès avec eux. Je suis resté comme ça plusieurs mois. J’étais dans le club, mais sans contrat. Au mois de décembre, avant de disputer un match amical, ils m’ont dit qu’ils ne me signeraient pas. J’ai joué le match et je suis parti. Aujourd’hui tout va bien, je suis au Canada, je souffle et j’en profite.

Tu espères revenir en France ?

Un retour en France n’est pas vraiment une priorité. S’il y a une possibilité, je vais pas cracher dessus parce que la France, c’est mon pays et toute ma famille est ici. Dans un premier temps, j’espère faire deux saisons complètes à Edmonton. On n’est jamais sûr de rien, mais j’aimerais bien m’inscrire dans la durée avec ce club.

Propos recueillis par Romain Leroux
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