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Kevin aux pieds d'argent

Le milieu belge de Wolfsburg est l'attraction du moment. Son talent est une fortune convoitée, sa possession une bataille de chéquiers. Si Manchester City semble tenir la pole sur ce dossier, des questions se posent sur sa capacité d'adaptation à une Premier League qui lui fait la gueule.

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L'histoire a ce pouvoir de percuter les destins. Le tout à plus de 1200 kilomètres de distance. Rarement un joueur aura attiré autant de démesure. À 15h30 ce dimanche, Kevin De Bruyne, le meneur de jeu de Wolfsburg, lancera sa saison face à Francfort. Le jeune Belge remettra alors en jeu son titre de meilleur joueur de Bundesliga acquis au terme d'une année démentielle : deuxième du championnat, dix buts, 20 passes décisives, un statut d'international affirmé et une étiquette d'espoir déchirée.

À 24 ans, De Bruyne est devenu un joyau rare, une pièce que tout le monde s'arrache et autour de laquelle les hommes ont perdu toute rationalité. Une évolution qui pourrait prochainement faire basculer le Belge dans une autre dimension, celle des joueurs-objets. L'offre de Manchester City, évoquée cette semaine, est de cet ordre : 16,2 millions d'euros brut par an (contre 5 millions annuels actuellement en Allemagne), ce qui ferait de lui le ressortissant belge le mieux payé de Premier League et le troisième salaire de l'effectif mancunien. Le tout derrière une enveloppe de 67 millions d'euros (60 + 7 millions de bonus). De Bruyne = 1,5 Alexis Sánchez.

Le talent et l'égo qui va avec


Reste qu'en Angleterre, le souvenir de De Bruyne est assez sombre, et de nombreux doutes entourent sa réelle valeur. Acheté par Chelsea en janvier 2012 à Genk pour huit millions d'euros, le Belge ne réussira jamais à s'imposer sous la coupe de José Mourinho. Le Belge explosera finalement en Allemagne, à Brême où il inscrira dix buts en 34 rencontres de Bundesliga en 2012-2013. Une compression représentative de la carrière de footballeur du jeune meneur de jeu. L'homme s'éclate dans le championnat allemand, où la liberté d'expression, les espaces et la confiance, lui sont accordés, et bute en Premier League. La faute à un physique trop frêle et une incapacité chronique à s'adapter humainement à un groupe de joueurs. Mourinho, il y a quelques semaines : « Il ne voulait pas se battre pour gagner sa place. Il avait besoin d'une équipe où il sait qu'il peut jouer à tous les matchs. Je lui ai dit que c'était Chelsea, qu'il était jeune, que j'avais Hazard, Mata, Willian, Schürrle et que je ne pouvais pas lui promettre ça. »

Car l'homme a le talent et l'égo qui va avec. En février dernier, alors qu'il survolait la Bundesliga de son talent brut, le Belge affirme que « les choses auraient peut-être été différentes si Chelsea m'avait payé 45 millions d'euros et non 8 millions d'euros quand je suis arrivé de Genk » . Quelques mots qui suffiront à s'offrir, sans défense, à la colère de la presse anglaise qui dépeint « les caprices d'un gamin à qui tout le monde a toujours dit oui » . Quelques mois plus tard, Kevin De Bruyne se retrouve face à l'Angleterre, en première ligne et est en position de force. En cas d'arrivée à Manchester City, le Belge sera roi – il aura été payé au prix qu'il pense mériter – et sa carrière pourra enfin décoller. Quoique.

City, représentation de la déraison


En cas de signature chez les Citizens, De Bruyne arriverait au cœur d'une jungle où la loi du plus fort est plus que jamais la règle. Rien que dans son secteur, le Belge trouverait sur son chemin Nasri, Sterling, Jesús Navas, David Silva. Rien que ça. Sur le papier, derrière l'immuable Agüero, Manchester City pourrait présenter un trident effrayant : Sterling – David Silva – De Bruyne, dans le 4-2-3-1 cher à Manuel Pellegrini. Sauf que, problème, Kevin De Bruyne ne cesse de répéter face à la presse qu'il souhaite évoluer en soutien de l'attaquant, en meneur de jeu, et non plus sur un côté comme à ses débuts. Une situation qui, en cas d'arrivée du Diable, placerait Pellegrini dans une situation inconfortable.

Le Chilien, adepte de la possession de balle (60% de moyenne l'an passé), ne peut aujourd'hui se passer de son métronome David Silva. La saison dernière a une nouvelle fois prouvé la fragilité de l'équilibre du onze de Pellegrini. Une nouvelle fois, City se retrouve donc face à ses contradictions, seulement quelques semaines après avoir balancé 70 millions d'euros pour Raheem Sterling. Aucun défenseur n'a été recruté, ce qui était sportivement une priorité. Dans sa quête éternelle d'un parcours européen, le vice-champion d'Angleterre a fait évoluer sa stratégie de recrutement : se battre à tout prix pour arracher les jeunes talents afin de piller ses concurrents européens. Si on prend l'exemple de De Bruyne, dont l'achat est loin d'être indispensable et convaincant, City empêcherait le Bayern Munich de le récupérer. Là est la volonté nouvelle des dirigeants mancuniens, bien au-delà des intérêts de Manuel Pellegrini à qui l'on promet de futurs maux de tête.

Rummenigge : « Wolfsburg peut garder son talisman »


La puissance économique de la Premier League a poussé cette semaine Karl-Heinz Rummenigge, patron du Bayern, a avoué sa défaite : « On ne peut pas résister. On ne se battra pas pour récupérer De Bruyne. Il est sous contrat jusqu'en 2019, et Wolfsburg peut garder son talisman. » Aujourd'hui, Kevin De Bruyne est encore à Wolfsburg. Son entraîneur, Dieter Hecking, a affirmé vendredi en conférence de presse que son joueur « ne pensait pas à un transfert » . Nul ne sait où sera le Belge demain, dans une semaine ou début septembre. Reste que cette affaire aura marqué l'évolution d'un projet. Celui de Manchester City, alors que dans les couloirs de l'Etihad Stadium traîne encore cette citation du cheikh Mansour, datée de septembre 2008 : « Nous arrivons pour construire une équipe pour le futur, pas seulement une équipe de stars. » La folie des grandeurs.

Par Maxime Brigand
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Benito-Bx Niveau : CFA
Note : 10
Que De Bruyne ait un caractère de cochon je veux bien mais faire un article pareil sans détailler le fait que De Bruyne a fait des débuts excellents à Chelsea avant d'être placardisé par un Mourinho qui a manqué de flair sur le coup...ça me paraît pas très sérieux.
En parlant de milieu de terrain talentueux, Kovacic devrait signer au Real Madrid pour environ 35 millions.

http://www.gazzetta.it/Calciomercato/16 … 1625.shtml
Ce mec doit rester a Wolfsburg il a besoin d'être le pilier de l'équipe.
A City il va bider
LaPaillade91 Niveau : Loisir
Cet article me fait plaisir, il suggère (comme des dizaines d'autres) que les directions "sportives" des clubs de Premier League sont semblables à des nababs qui regardent le patrimoine du voisin en se disant que leur unique objectif est d'avoir plus gros, plus cher, plus clinquant et d'empiler les gros salaires sans réellement les mettre en concurrence ni les former

Qu'est ce qu'ils ont l'air bêtes, à l'image du président de PL Scudamore, à fanfaronner "on a les meilleurs"

Même les Américains ont une vision plus économe et plus professionnelle du fameux "show"
Nathan le blues belge Niveau : DHR
Ouais, il a été élu meilleur joueur du match face à Hull, le premier de la saison, puis a joué face à United sans être resplendissant. Il n'a pas joué le troisième match et ça lui a posé problème.
Mourinho avait révélé dans une itvw qu'il n'a pas apprecié qu'après un seul match sur le banc, le joueur vienne le trouver dans son bureau et lui dise qu'il est déçu de ne pas avoir commencé , et quand on connait l'égo du mou , il a vite réglé l'affaire en le blacklistant, à tord, ..
C'est dommage car je pense qu'il se serait imposé, et on aurait plus de problème sur le flan droit. À moins que le problème Hazard/Debruyne qu'on a en sélection serait aussi apparu à Chelsea.. Mais on ne le saura jamais
 //  15:39  //  Passionné de la Libye
Message posté par Nathan le blues belge
Ouais, il a été élu meilleur joueur du match face à Hull, le premier de la saison, puis a joué face à United sans être resplendissant. Il n'a pas joué le troisième match et ça lui a posé problème.
Mourinho avait révélé dans une itvw qu'il n'a pas apprecié qu'après un seul match sur le banc, le joueur vienne le trouver dans son bureau et lui dise qu'il est déçu de ne pas avoir commencé , et quand on connait l'égo du mou , il a vite réglé l'affaire en le blacklistant, à tord, ..
C'est dommage car je pense qu'il se serait imposé, et on aurait plus de problème sur le flan droit. À moins que le problème Hazard/Debruyne qu'on a en sélection serait aussi apparu à Chelsea.. Mais on ne le saura jamais


Y a un problème hazard/de Bruyne en sélection ?
City ne dépense pas tjs intelligemment, ok. City fait parfois dans la démesure, ok. Mais je suis désolé, City a besoin d'un De Bruyne. Navas il est bien gentil, mais voilà quoi. C'est pas juste histoire de "piller la concurrence".
Monsieur Personne Niveau : District
J'ai vu ça... Avec tous les joueurs qui vont s'entasser, ça va devenir la guerre du milieu...
Je ne vois pas en quoi dire que les choses auraient été différentes s'il avait été payé 45m€ et non 8m€ révèle un ego surdimensionné...
el santo chino Niveau : District
Message posté par Manalas


Y a un problème hazard/de Bruyne en sélection ?


Bin ils se marchaient sur les pieds quand KDB jouait axial mais l entraineur l a repositionné à droite et depuis ils combinent mieux. Par contre y a un problème KDB/Courtois car l'Octopuss(y) s'est envoyé sa meuffe haha.

Il faut rappeler que lors des qualifs pour la worldcup du Brésil, KDB a été -loin devant un Eden trop peu décisif - le meilleur Diable sans équivoque. Et cela alors qu il évoluait à droite.

Donc je ne pense pas que ce soit un problème qu'il joue à droite comme le suggère l'auteur de l'article. Autre point de désaccord, l'ego de KDB. C'est quelqu'un de très discret qui s'exprime sur le terrain. KDB qui ne se bat pas c'est une blague. Il faut le voir raler quand il loupe une action alors que c'est déjà 4-0 ou courrir comme un dératé à la 92e minute.

Si Mourinho le descend c'est avant tout pour se justifier de son (énorme) erreur de l'avoir laissé partir. Et je trouve que KDB a raison en disant que si son prix avait été égal ou supérieur à celui de ses concurrents à Chelsea, il aurait davantage joué car Mourinho aurait eu la pression.
Ce n'était pas une question d'ego lorsque le Belge a déclaré : « les choses auraient peut-être été différentes si Chelsea m'avait payé 45 millions d'euros et non 8 millions d'euros quand je suis arrivé de Genk ». Il disait juste que Mourinho offrait logiquement plus de chances à ceux qui avaient étés achetés pour plus de 20 millions d'euros la même année (Schürrle et Willian).

Quand tu as le choix entre un joueur acheté 20 millions en Allemagne, un joueur brésilien à 35 millions et un petit belge à 8 millions, t'as vite construit une hiérarchie. Hiérarchie qui aurait été différente si De Bruyne avait été acheté 45 millions, fatalement. Je ne pense pas qu'il disait qu'il valait cette somme. C'est du réalisme.
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