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Kenedy : « Une erreur de quitter Paris »

A 37 ans, Daniel Kenedy entame une carrière d'entraîneur-joueur en D4 grecque. Benfiquiste de cœur, il a gardé une place au chaud pour le PSG...

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PSG – Benfica. Tu vas suivre le match ce soir ?


C'est clair. C'est un match spécial pour moi. Ce sont deux équipes dans lesquelles j'ai eu le plaisir de jouer. Comme tout le monde le sait, Benfica est mon club de cœur mais je garde un très bon souvenir de mon passage au Paris-SG. Ça va être un match difficile mais j'ai confiance en une qualification de Benfica. Mister Jorge Jesus va trouver la tactique pour gérer cette rencontre. C'est un grand entraîneur, un grand savant du football.

Benfica reste sur un nul contre Portimonense en championnat (1-1). Jesus a-t-il eu raison de faire autant tourner son onze ?


C'est tout à fait normal avant un rendez-vous aussi important. Benfica fonde énormément d'espoirs sur le match de ce soir et sur cette Ligue Europa. Son entraîneur a fait en sorte d'avoir l'équipe la plus forte possible pour cette échéance.

Sur quoi peut se jouer ce duel, d'après toi ?


Tout se décidera entre l'attaque de Benfica et la défense du PSG. Le SLB possède de très bons attaquants et le tout sera de voir combien de temps les Parisiens pourront résister. Parce que j'en suis convaincu : Benfica va marquer.

Quel souvenir gardes-tu de ton passage au Parc ?


On a terminé deuxièmes du championnat, atteint la finale de la Coupe des Coupes... Sportivement c'était une grosse saison. Et puis j'ai été très bien accueilli. Il y avait une super ambiance. NGotty, Guérin, Raí, Leonardo... Ils m'ont pris sous leur aile, comme j'étais un peu plus jeune qu'eux. Et le président, Michel Denisot, est un homme extraordinaire. Il était proche de nous, c'était un ami. Il a tout fait pour que je reste lorsque j'ai décidé de partir. Parce que la décision de quitter le club était la mienne. D'ailleurs si t'as son numéro à Denisot...

Et pourquoi avoir voulu quitter Paris ?


J'étais jeune, j'avais 23 ans. J'avais réalisé une grosse saison. Sur les quelques soixante-dix matches qu'on avait joués, j'avais participé à presque tous. A l'époque le FC Porto me voulait et j'avais envie de retourner au pays. On me proposait les mêmes conditions qu'en France. C'était tentant. Mais les choses ne se sont pas passées comme je l'espérais à Porto. Si je pouvais revenir en arrière, je resterais au PSG. J'ai fait une erreur en quittant Paris...

Ça ne t'a pas fait bizarre de signer chez le grand rival de ton Benfica « de cœur » ?


Bien sûr que j'ai toujours été benfiquiste mais j'étais aussi un professionnel. Après, ça a été très difficile pour moi à Porto. Je m'y sentais bien, j'ai gagné la Liga et la Coupe mais ce n'était pas ça.

Un mot sur toi. Tu joues en Grèce depuis un moment déjà. Comment ça se passe ?


Très bien. Ça va faire cinq ans que je suis en Grèce et actuellement je suis dans un club de D4 qui joue la montée. Et depuis lundi, je suis joueur et entraîneur ! Le président m'a proposé le poste et j'ai accepté. C'est une expérience nouvelle.

La carrière d'entraîneur, c'est quelque chose que tu avais imaginé ?


Oui, toujours. Je me suis toujours vu comme coach. En toute modestie, je pense avoir une approche avec les joueurs qui me permet de me lancer dans cette voie.

Par Nicolas Vilas

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rien que dans le titre il y a une coquille: ce serai pas plutôt "Paris: 'Une erreur de prendre Kenedy'"?
"Une grosse saison"? Le bouddha au yeux bleus n'était même pas titulaire si je me souviens bien, non?
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