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Kantari : « On n'a pas à flipper »

Samedi, Ahmed Kantari reçoit Lille à Brest. Et le défenseur marocain espère bien faire chuter le leader, histoire de se faire mousser un peu.

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Lille vient à Brest avec l'intention de rester leader. Elle t'inspire quoi cette formation ?


Lille est une équipe qui surclasse tout le monde en ce moment. Ils gagnent tous leurs matches et sont très efficaces dans les arrêts de jeu. Actuellement, ils possèdent les meilleurs du championnat. Sow, Hazard, Gervinho... ça va super vite !

Comment comptez-vous les contrer ?


Il ne faut trop leur laisser le jeu. Ils sont tellement bons techniquement qu'il faudra faire attention aux décalages. A la maison, on sait mettre la pression. Il faudra défendre intelligemment. Bien se parler avec les récupérateurs. Il faut qu'on soit un collectif. Ça fait longtemps qu'on ne parle plus de Brest. On veut refaire parler de nous, faire tomber le leader histoire de rebraquer un peu les projecteurs sur nous (rires).

Après un gros début de saison, Brest patauge. Pourquoi ?


On n'a vraiment pas été épargnés par les blessures. Après six très bons mois en 2010, on enchaîne les blessés et comme on n'a pas un effectif très étoffé, c'est difficile de trouver un équilibre.

Il y a notamment Nolan Roux qui est sur le flanc depuis un moment. Brest est-il dépendant de son attaquant ?


Je ne sais pas. En tout cas, Nolan est un super joueur. Comme un Gervinho ou un Hazard, il peut faire la différence à tout moment. Aujourd'hui c'est ce genre de mec qui nous manque. On a recruté Ayité qui nous fait beaucoup de bien mais le week-end dernier, il était lui aussi blessé...

Mine de rien, le Stade Brestois glisse tout doucement au classement. Vous ne commencez pas à flipper ?


On n'a pas à flipper. On sait ce qu'on a fait et ce qu'on peut encore faire. Nos blessés vont revenir et ça va aller mieux.

Lille n'est pas flamboyant dans son jeu ces derniers temps...


Ils ont la réussite des équipes de haut de tableau. Comme Marseille. Sans être extraordinaires, ils gagnent et c'est ça qui est inquiétant avec eux. C'est impossible de les dominer. Lors de leur dernier match contre Valenciennes, à la mi-temps ils sont menés et ils renversent l'histoire avec un petit numéro de Hazard.

Quelle équipe t'as fait la plus forte impression jusqu'ici ?


Il y a Lille même si j'étais absent à l'aller. Lyon on ne peut pas trop juger, on les a joués à un moment où ils n'étaient pas bien, ce qui n'est plus le cas. Paris est un client même si je ne les vois pas aller au bout. Ils sont peu cramés avec la Ligue Europa et toutes les compétitions qu'ils disputent. Je me souviens que Hoarau et Bodmer nous avaient bien fait chier.

Et Rennes, un des vos rivaux bretons ?


Il va leur manquer l'expérience. Leur entraîneur le dit lui-même. On l'a vu lors du match contre l'OM. C'est le genre de rencontre à six points qu'il ne faut pas laisser filer. Mais dans les prochaines années, ils vont faire très mal.

Comment vois-tu ton avenir ?


Ça s'active un petit peu autour de moi là mais je me concentre le plus possible sur mes matches et cette saison va être longue et très importante pour moi. En plus de Brest et de notre maintien, il y a la sélection du Maroc. On a de gros matches à venir. Notamment cette double confrontation avec l'Algérie.

Ça doit pas mal chambrer avant ce duel contre les Fennecs...


Grave ! Mon meilleur pote, Yachir, joue en Algérie maintenant. Il m'a dit que la pression commence à monter chez eux. Ce sera un putain de match. Celui qui se fait beaucoup titiller chez nous, c'est Benatia. Comme il est moitié algérien, moitié marocain...

Et puis vous avez une belle génération avec le Maroc...


On a une belle équipe, assez jeune, avec quelques joueurs d'expérience pour les encadrer. Il y a la CAN qui arrive, le Mondial et puis en 2015, la CAN qui aura lieu chez nous. Ce sont de grandes échéances.

En ce moment souffle sur le Maghreb un vent de révolution. Penses-tu que cela va se propager jusqu'au Maroc ?


Je ne pense pas. Les libertés individuelles sont largement respectées au Maroc. Ce n'est pas un pays sous l'oppression d'un dictateur. Même si le pays doit encore progresser, le Roi fait en sorte que la monarchie évolue au niveau de ses institutions.


Propos recueillis par Nicolas Vilas

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