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Kano Pillars, douze ans d'enclavage

Dimanche dernier, dans un anonymat tout relatif, l'équipe nigériane de Nasarawa United a réalisé un incroyable exploit : battre les Kano Pillars chez eux. Douze ans que l'équipe du Nord du Nigeria n'avait plus connu la défaite sur ses terres.

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The Invincibles. Lorsque Arsenal s'adjuge le titre en Premier League en mai 2004, c'est le terme qu'utilise The Independent pour qualifier le fait que les Gunners soient restés invaincus tout au long de la saison avec 26 victoires et 12 matchs nuls. Une première depuis Preston North End et la saison... 1887-88. Au final, le record durera le temps de 49 matchs, entre mai 2003 et octobre 2004. Mais, à la manière des panneaux de signalisation au bord des voies ferrés, un record « peut en cacher un autre  » (ce n'est pas Cristiano Ronaldo qui dira le contraire). Le 21 juin 2003, à plus de six mille kilomètres de Highbury et quelques semaines après que la bande à Arsène Wenger a entamé sa folle série, l'équipe des Kano Pillars est défaite à domicile 2-1 par le Julius Berger FC en NPFL, l'élite nigériane. Une performance qui ne se reproduira pas de sitôt.

Douze ans, deux mois et deux jours sans défaite


23 août 2015. Le Nasarawa United se déplace chez les Kano Pillars. Le dixième contre le sixième de Glo Premier League – le nouveau nom du championnat nigérian. Au bout des quatre-vingt-dix minutes, les Solid Miners exultent : grâce à des buts de Manir Ubale, puis Yaro Bature, ces derniers ont pu battre les Kano Pillars 2-1. Une immense joie qui ne provient nullement du fait d'avoir gratté deux places au classement du championnat, ni même d'avoir tapé le champion du Nigeria sortant. Non, le Nasawara United vient tout simplement de battre le club sub-saharien dans son antre – que dis-je, sa forteresse – du Sani Abacha Stadium et, en conséquence, de mettre fin à une série de 202 matchs sans défaite à domicile pour les Masu Gida.

Oui, 202 matchs. Soit 4446 jours. Ou douze ans, deux mois et deux jours. Un record, évidemment. Pour mieux se rendre compte de la performance réalisée par les Kano Pillars, il faut s'imaginer qu'en Europe, ce même exploit, détenu par le Real Madrid depuis un demi-siècle, est «  seulement » de 121 matchs sans défaite entre 1957 et 1965 à Santiago-Bernabéu. Il faut également s'imaginer que la dernière (ou plutôt l'avant-dernière, désormais) fois que les Masu Gida ont perdu, le Brésil était encore champion du monde et Ronaldo Ballon d'or pour la deuxième fois. Plus généralement, Jacques Chirac était encore président de la République française, et George W. Bush venait à peine d'envahir l'Irak. N'importe quoi.

Trois titres de champion d'affilée


Face à l'ampleur d'un record qui dépasse l'entendement, et malgré la défaite, les Kano Pillars n'ont pas craché dans la soupe. Même pas Mohammed Baba Ganaru, grand artisan de ses douze ans sans défaite à domicile pour les Masu Gida et revenu au club après un passage éclair à... Nasarawa United. « Ne ruminons pas cette défaite, célébrons plutôt ce record  » a-t-il déclaré en conférence de presse post-match. C'est que cet exploit est l'encre indélébile qui a servi au club fondé en 1990 pour écrire les premières pages de sa courte histoire. Depuis 2007, les Kano Pillars ont glané quatre titres de champion de Glo Premier League, dont trois d'affilée entre 2012 et 2014. Pendant de longues années, Kano a donc porté ce difficile costume de l'équipe à abattre au Nigeria, celle contre qui les dix-neuf autres équipes du championnat donnent tout, comme s'il n'y avait plus de lendemain. Quant aux rédactions sport de Lagos, la question « Comment battre les Kano Pillars ? » était quasiment devenue un exercice de prospective extrêmement complexe. Il y a deux mois, le quotidien Thisday avait même publié une longue interview de Fatai Amoo pour qu'il livre les clés de ce qui, au fil des années, était également devenu un record : sa victoire face au Kano Pillars en juin 2003 à la tête du Julius Berger FC. L'ancien entraîneur des Super Eagles U23 avait alors expliqué que « le problème est simple : actuellement, la plupart des clubs et des joueurs partent avec l'idée qu'ils ont déjà perdu leur match à l'extérieur avant même d'avoir fait le voyage. »

Un stade et des caisses bien remplies


Là est l'une des clés du succès des Kano Pillars. Longtemps assiégée, la citadelle Sani Abacha est invariablement restée imprenable plus d'une décennie grâce à son douzième homme. Avec ses 23 000 places (contre 35 000 pour l'UJ Esuene Stadium des Calabar Rovers ou le Teslim Balogun Stadium du First Bank FC), le stade compense sa contenance par son contenu, toujours plein comme un œuf. Surtout, les supporters des Vert et Jaune sont connus aux quatre coins du Nigeria pour leur impeccable organisation qui leur permet notamment avant chaque début d'exercice de coordonner un séminaire pour expliquer les actions menées tout au long de la saison.

Enfin, si le club du Nord du Nigeria est parvenu à rester invaincu à domicile autant de temps, c'est aussi parce qu'il est l'un des plus nantis du Nigeria. Fondé par l'ancien président de la Fédération nigériane de Football Alhaji Ibrahim Galadima, le club a toujours décroché de juteux contrats de sponsoring, et dernièrement, le sponsor de l'élite nigériane Globacom a choisi Kano comme première équipe partenaire du championnat. Mais selon Bashir Maazu Jide, président de l'association des supporters des Kano Pillars, l'incroyable exploit que vient d'accomplir le club relèverait plus du mysticisme : « Le secret derrière notre success story, c'est tout simplement nos prières. » On appelle ça la Kano-nisation.

Par Matthieu Rostac
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