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Kamil Grosicki, supersub contrarié

Meilleur buteur rennais, Kamil Grosicki n'est pourtant que rarement titulaire dans l'esprit de Philippe Montanier. Une situation de super remplaçant qui ne convient pas forcément à l'international polonais, alors que l'Euro approche.

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Dans la presse polonaise, le patron de Pro Profil et agent Thomas Kroth avait mis un léger coup de pression : « Nous devons être prêts à tout, même lors du prochain mercato hivernal. L’Euro arrive bientôt, c’est pourquoi il doit jouer plus régulièrement pour être en forme. » Il faut dire que son poulain Kamil Grosicki n'a pas eu un temps de jeu qu'il espérait depuis le début de saison : un peu de plus de 700 minutes de Ligue 1 pour seulement 5 titularisations. Mais dans ce rôle, le Polonais a excellé avec 5 buts et 1 passe décisive. Meilleur buteur breton - et aussi le plus utilisé en nombre d'apparition - Grosicki est le « Ole-Gunnar Solskjær du Roazhon Park » selon Dimitri, l'un des piliers du Roazhon Celtic Kop, l'un des plus importants groupes de supporters rennais. Selon lui, l'ailier polonais « n'a pas forcément été très tranchant quand il était titulaire » . Un constat plus ou moins partagé chez les supporters comme Rémi, du Red Black Roazhon : « S'il est meilleur lorsqu'il entre en jeu pour apporter de la percussion à la fin d'un match, tant mieux. On s'amuse même à l'appeler le Super Sub. » Employé de Pro Profil et en charge personnellement du cas Grosicki, Murat Cakin se veut rassurant sur l'état d'esprit du joueur : « Il aime Rennes, la ville, le club. » Mais il y a un mais : « Il veut plus de temps de jeu parce que l'Euro approche. Il n'est pas en danger en sélection, mais on ne sait pas trop ce qu'il va se passer en janvier. Pas mal de clubs se sont déjà renseignés, mais rien de concret. » S'il continue à être décisif, nul doute que plusieurs écuries tenteront de miser sur lui. «  S'il devait partir, je ne pense pas qu'il serait contre un retour en Turquie, mais l'idéal, ce serait l'Allemagne ou l'Angleterre, comme pour n'importe quel joueur » , précise Cakin. En Turquie, Grosicki a déjà fait ses preuves à Sivasspor, pour l'Angleterre et l'Allemagne en revanche, ce serait une découverte sportive et linguistique, le joueur ne parlant aucune des deux langues. Côté rennais cependant, on espère qu'il restera, histoire de peaufiner sa maîtrise de la langue bretonne. « C'est un joueur qui se bat beaucoup sur le terrain, on aime ça » , assure Rémi des Red Black, quand Dimitri du Celtic Kop évoque « un mec disponible avec les supporters, assez naturel et atypique. Par exemple quand il a jonglé à Angers, cela nous a fait marrer » .

À la relance avec Tomasz Frankowski


Si les Français peuvent rire grâce à Grosicki, ce n'est pas un hasard. Au bled, il est surnommé « wesolek » , terme qui peut être traduit par « fou » ou « farceur » . Sorte de Franck Ribéry polonais, l'ailier a très tôt fait étalage de son talent à Pogoń Szczecin, son club formateur. « C'était notre plus grand espoir » , se souvient Artur Bugaj, ancien coéquipier de Grosicki sur place. « Même quand il a intégré l'équipe senior, il était de suite au niveau. » Tellement talentueux qu'il est rapidement convoité par les plus gros clubs du pays et opte pour le Legia Varsovie en 2007. Mais le passage de palier est un échec, le jeune homme révélant des problèmes de dépendance aux jeux d'argent et une tendance à lever le coude facilement. Commence alors une traversée du désert où il se perd, notamment lors d'un prêt au FC Sion, club où l'on se souvient plus de sa tendance à sécher les cours de français payés par le club que de sa faculté à casser les reins des défenseurs. Il faut attendre février 2009 pour que le milieu offensif ne retrouve la lumière, au sein de Jagiellonia Białystok, un club de D1 polonaise avec lequel il s'entraîne pour retrouver la forme. Initialement, il ne veut pas signer, il espère rebondir à l'étranger. Puis se laisse tenter et constitue avec l'ancien Strasbourgeois Tomasz Frankowski l'un des meilleurs duos offensifs du pays. « S'il avait échoué chez nous, cela aurait été compliqué pour lui de trouver un nouveau club » , se souvient l'avant-centre. « Avec Kamil, c'était très facile, car il était très vif et mobile » , ajoute Frankowski qui, avec son compère, remporte la Coupe et la Supercoupe de Pologne en 2010. Le tout en terminant à une belle 4e place en championnat.

« Il peut boire comme un trou, fumer comme un pompier et coucher avec toutes les femmes qu'il veut »


Suffisant pour pousser Sivasspor à lâcher près d'un million d'euros pour le recruter en janvier 2011. Cette seconde expérience à l'étranger est une réussite pendant plus de deux ans, avant que le Polonais ne lève le pied et ne se brouille avec son entraîneur Roberto Carlos. C'est à ce moment, en janvier 2014, que les supporters de Rennes découvrent l'international polonais. Et s'amusent initialement de sa réputation de gros buveur. « En Bretagne, on a tous une petite tendance alcoolique, il avait plutôt un avantage pour son adaptation » , balance Dimitri du Celtic Kop, quand Bugaj assure que son ancien partenaire s'est rangé « depuis qu'il a épousé sa femme Dominika » . Depuis, « il a commencé une nouvelle vie, femme et enfants, c'est un meilleur homme. Un homme, plus seulement un gamin » . Peu importe, semble vouloir assurer Dimitri quand il assure avec passion que Kamil Grosicki « peut boire comme un trou, fumer comme un pompier et coucher avec toutes les femmes qu'il veut, tant qu'il continue de se donner à fond, on s'en fout » . Du côté de la Pologne, on compte même sur le milieu offensif pour faire bonne figure à l'Euro en juin, « grâce à lui, mais aussi Krychowiak et Lewandowski » , précise Frankowski. Et à défaut de bons résultats, l'équipe nationale espère donner une bonne image, comme lorsque le Rennais a rendu hommage aux victimes des attentats du 13 novembre après avoir marqué contre la République tchèque. Artur Bugaj l'assure, Kamil Grosicki, avant d'être un joueur de talent, c'est surtout un mec bien « toujours populaire à Szczecin, où il organise chaque année une soirée de Noël pour ses amis deux jours avant le vrai réveillon. Il aime aider les gens dans le besoin, mais en le montrant au moins de monde possible » . Super Sub, mais aussi Superdude.

Par Nicolas Jucha Tous propos recueillis par Nicolas Jucha, à l'exception de ceux de Thomas Kroth
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