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Kameni, le cauchemar du Barça

Málaga rend visite samedi au Barça lors d’un match a priori très compliqué. Mais comme Carlos Kameni (trente-deux ans) a l'habitude de briller au Camp Nou, tout est permis.

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Le cauchemar de Samuel Eto’o


Le 1er mars 2005, le Barça de Ronaldinho, Eto’o et Deco, entraîné par Frank Rijkaard, est bien lancé vers la conquête d’un titre de Liga auquel il n'a plus goûté depuis la saison 1998-99. Victime sacrificielle pour l’occasion, l’Espanyol, voisin jamais assez doué pour créer une rivalité équilibrée dans la capitale catalane. Mais ce soir-là, dans les cages des Pericos, un Camerounais de vingt ans, parachuté à Barcelone par Thomas N’Kono – lui-même arrivé un an plus tôt en tant qu’entraîneur des gardiens –, fait des merveilles. Son prénom est Carlos, son nom Kameni. La performance du portier africain est stellaire avec des arrêts dingues face aux stars du Barça, qui devinent rapidement qu'ils vont rester impuissants 90 minutes. Comme si la mission était trop facile pour Kameni, il compose pendant une demi-heure avec un joueur en moins après l'expulsion de Dani Jarque. « Carlos nous donnait beaucoup de sûreté en tant que gardien. Cette nuit au Camp Nou fut spectaculaire. Je n’oublierai jamais l'arrêt avec une seule main sur une frappe à bout portant d'Iniesta. Une intervention extraordinaire » , rembobine David Garcia, arrière gauche de l’Espanyol de 2000 à 2011.

Cette performance marque le début du grand parcours de Kameni en Espagne et valide le statut de cauchemar du Barça de son ami et compatriote Samuel Eto’o. L'attaquant parviendra à faire trembler les filets de Kameni une seule fois en cinq saisons et jamais au Camp Nou. Le gardien avouera dès le coup de sifflet final de ce match de 2005 que son plus bel arrêt est celui qu'il réalise face à Eto'o dès la 1re minute.

Deux nuits inoubliables


Les supporters du Barça se rappelleront de l'ancien Havrais comme de l'un des joueurs qui ont ruiné une fête annoncée le 9 juin 2007, quand après un match nul terminé 2-2 grâce à ses parades et à un doublé de Tamudo, l’Espanyol permettra au Real Madrid de garder un avantage décisif pour conquérir le titre de champion de Liga. Cette soirée est encore un souvenir frais dans la voix de Mari Lacruz, défenseur de l’Espanyol qui avait pas mal galéré contre Thierry Henry lors de cette partie : « Carlos était un gardien génial et cette soirée a été magnifique. Le meilleur joueur du monde (Messi, ndlr) avait dû utiliser la main pour marquer contre lui (rires). »

La nuit du 21 février 2009 fut certainement encore plus spéciale. C’était la rencontre entre le premier et le dernier du classement, dans ce Camp Nou où le premier Barça de Pep Guardiola n’avait jamais perdu durant toute la saison. Cette 24e journée de Liga était la soirée parfaite pour mettre une raclée aux pauvres Pericos. Un doublé d'Ivan de La Peña et des milliards de parades de Kameni plus tard, les 76 000 spectateurs du Camp Nou sont refroidis (1-2). Vingt-sept ans que l'Espanyol n'avait plus gagné chez son voisin. C'est aussi la première fois dans l'histoire de la Liga que la lanterne rouge s'impose chez le leader.

Arrêt puis passe décisive avec Málaga


Motivé par un sentiment d’amour sincère pour l’Espanyol, Kameni a toujours mis les pieds dans une autre dimension face au Barça. Et ce sentiment n’a pas changé quand il est retourné au Camp Nou comme gardien de Málaga. Lors de la saison 2014-15, et toujours un 21 février, le gardien camerounais faisait encore une fois étalage de son talent en disposant une défense compacte autour de lui, cette fois-ci face à la toute-puissante MSN. Et, à la 7e minute, après un arrêt sur une tentative de Luis Suárez, sa relance se transforme en passe décisive pour Juanmi, qui profitait d’une boulette de Dani Alves pour battre Claudio Bravo. Il n'y aura pas d'autres buts dans ce match. Cela n'empêchera pas le Barça de signer un triplé en fin de saison. Mais même quand le FC Barcelone marche sur l'Europe, il n'arrive pas à dompter Carlos Kameni.

Par Antonio Moschella
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