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Kaladze : « J’ai quitté le football pour la Géorgie »

La voiture garée sur le parking d’un casino, il faut grimper vers le Vieux Tbilissi pour trouver le siège du Rêve Géorgien, parti qui a mené Kakhaber Kaladze, ancien défenseur du Milan AC, à la tête du ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles. Après quelques portiques de sécurité, un voyage en ascenseur et un passage dans une salle remplie de gros bras, monsieur le ministre ouvre la porte vêtu d’une chemise à carreau et avec ses trois iPhones posés son grand bureau noir. Rencontre.

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George Weah au Libéria, Andriy Shevchenko en Ukraine, vous en Géorgie. Les anciens du Milan AC affectionnent la reconversion en politique…
En ce qui me concerne, j’ai franchi ce pas uniquement à cause de ce qu’il se passait dans mon pays. J’aime énormément mon pays et même si j’ai vécu longtemps, bien et aisément en Europe, j’ai pris la décision de revenir ici pour aider mon peuple. Avec la victoire du Rêve Géorgien (aux législatives du 1er octobre 2012, ndlr), nous avons redonné le sourire au peuple géorgien qui souffrait énormément de toute la pression du régime du président Mikhail Saakachvili.

Vous pensez que cette fibre politique a un quelconque rapport avec Silvio Berlusconi ?
Je ne peux pas savoir pour les autres, mais pour ma part, ça n’a rien à voir avec M. Berlusconi. C’était vraiment ma décision. Je veux aider ces gens à sortir de la situation compliquée dans laquelle ils sont, et ce, aux côtés de M. Ivanichvili (le nouveau premier ministre géorgien, fondateur du rêve géorgien, ndlr). Les Géorgiens sont des gens qui sont partis de rien, ils ont tout fait eux-mêmes, ils ne sont pas favorisés. Cela m’inspire une certaine fascination. J’ai vécu longtemps en Europe, j’ai été loin de mon pays pendant quinze ans, mais cela ne m’a pas empêché de suivre ce qu’il se passait avec mon cœur. J’ai toujours été au courant de ce qu’il se passait en Géorgie et des conditions dans lesquelles vivaient mes compatriotes. C’est pour cela que j’ai quitté le football que j’aimais tant et pour lequel j’ai tout fait pour donner le maximum.

Vous avez toujours été impliqué en politique ?
D’une certaine manière, j’ai toujours été impliqué dans la politique géorgienne. Notamment parce que, même en tant que footballeur, je savais ce qu’il se passait et je me permettais de donner mon avis par diverses déclarations. Cela n’était pas bien vu pendant que j’étais un footballeur actif, on me disait qu’il ne fallait pas que j’intervienne. Mais je ne pouvais pas me taire. Quand je voyais les horreurs qui se passaient ici, je me sentais obligé de réagir et je ne peux pas dire que mon entrée en politique est trop précoce, car elle était une nécessité. Si nous n’avions pas gagné ces élections, la Géorgie était en péril.



D’où vous vient cette conscience politique ?
Ce n’était pas en famille que j’ai développé ça, c’est plus quand je suis parti. Je voulais que mon pays soit aussi développé que tous les pays que j’ai vus en Europe. Et cela était totalement impossible sous Saakachvili. Notamment en matière de démocratie et de liberté de parole. J’ai quitté le pays depuis 2000, c’était avant Saakachvili, sous Chevarnadze, c’était très difficile, notamment à cause de la corruption et de la misère. Il n’y avait pas d’électricité, c’était déjà très dur à l’époque. Dès que tu vis ailleurs, tu vois la différence, tu grandis, tu vois ce qu’il se passe. Quand je suis parti, j’ai vu des choses. Au début, j’étais fervent supporter de Saakachvili quand il venait d’arriver. D’ailleurs, ce n’était pas seulement mon cas, mais celui de 90% de la population, car on voyait bien que le pouvoir que Chevarnadze était pourri. On pensait que l’équipe de jeunes qui arrivait au pouvoir allait continuer à passer des réformes. Au début, tout se passait très bien, les réformes entreprises étaient vraiment nécessaires. Mais après, tout leur est monté à la tête…

En Géorgie, on dit que Saakachvili a fait quelques bonnes choses, quand même…
Bien sûr, et je suis d’accord avec cela. Au départ, ils ont commencé à faire de bonnes choses car il n’y avait rien à l’époque. Par exemple, il n’y avait pas d’électricité, c’était très dur. Aujourd’hui, à ce niveau-là, on s’est amélioré, mais on paye cela beaucoup trop cher. Et puis, c’est un peu ridicule, un gouvernement qui se félicite d’avoir de l’électricité à cette époque, quand même, non ?

Sur quel programme avez-vous été élu ?
Ce n’était pas mon programme à moi, mais le programme commun de notre coalition. Nous avons proposé beaucoup de changements. 1 – La libération de la pression politique. 2 – La liberté de parole. 3- La liberté de la presse. 4 – Il n’y aura pas de persécution et de poursuite des gens qui ont un avis différent. Enfin, je voudrais vous parler d’une partie sociale de notre programme, qui concerne l’agriculture. On a créé une fondation et investi un milliard d’euros dedans pour que les paysans puissent faire leurs travaux agricoles gratuitement. Il y a aussi le secteur de la santé qui est très important, surtout la question de l’assurance maladie.



En France, il est impossible d’imaginer un joueur de football à la tête du ministère de l’Énergie. Ici, les footeux ont généralement l’image de personnes simplettes…
J’ai toujours été très proche de la société géorgienne, ainsi, ma décision d’entrer en politique a été majoritairement bien reçue, ici. Vous me dites que les joueurs ont une image de crétin, mais je pense que c’est peut-être moins vrai aujourd’hui. De nos jours, les joueurs s’intéressent plus au monde qui les entoure. Ils ne sont pas uniquement occupés par le football, nombre d’entre eux ont un business. D’ailleurs, j’ai été beaucoup critiqué pour cela. Apparemment, si tu es joueur de foot, tu n’as pas le droit d’avoir une affaire en plus.

Qui vous a critiqué pour ça ?
Ça venait du milieu du foot, en partie. Des supporters, des journalistes… Je ne saurais pas expliquer pourquoi. Je vois les choses différemment. Je comprends qu’un joueur doive se concentrer sur sa profession, mais après un certain âge, tu ne joues plus au foot et tu dois continuer à vivre. On a l’habitude de bien vivre et, après cette période active, c’est très dur de passer à un moment où tu as une vie moins aisée. Et puis tu as une famille à entretenir, c’est comme cela en Géorgie. Une partie de tes amis, de tes proches dépendent de toi. Selon moi, il faut t’organiser pour qu'après fonctionne comme avant.

Vous vous êtes présenté aux législatives dans la circonscription de Samtredia, votre ville natale. Pourquoi ?
Ce n’est pas un hasard si je me suis présenté là-bas, en fait, c’est parce que c’est la seule région où l’État n’a rien fait. C’est une sorte de centre régional, une petite ville où j’ai grandi et où j’ai fait mes études. J’ai désormais une grande responsabilité devant la population de la ville. C’était pas particulièrement connu pour son milieu criminel, il se passait la même chose qu’ailleurs. Le problème est que les anciens criminels ont été remplacés par ceux avec une cravate. Les opposants sont les voleurs dans la loi.

Le poste de ministre de l’Énergie est un poste qui demande des connaissances pointues et qui est très technique. Vous ne vous sentez pas comme un défenseur central à qui on demande de jouer numéro 10 ?
L’équipe, c’est vraiment essentiel. Le poste de ministre est surtout politique, il faut avoir le sens d’un manager. Pour le reste, l’essentiel est l’équipe, une partie des gens qui travaillent déjà pour le ministère et qui ont honoré leur pays restera dans l’équipe.

Lorsque l’on arrive à l’aéroport de Tbilissi, les douaniers donnent une bouteille de vin aux visiteurs. Quelle est la place de la viticulture en Géorgie ?
La viticulture est historiquement très présente et très importante en Géorgie. Pour autant, il n’est pas très connu en Europe. Cela nécessite beaucoup d’argent et de marketing. J’ai tenté de l’importer en Italie, mais c’était difficile, surtout proche de la France et de l’Italie. Mais cela étant, il est très bon !

Propos recueillis à l'occasion du reportage sur Kakha Kaladze, à lire dans le So Foot n°101

Par Swann Borsellino et Ronan Boscher, à Tbilissi
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Ma foi, Deschamps à l'écologie, ça sonnerait pas trop mal.

Pardon... Sincèrement désolé.
Bon ben pas top cette interview, autant on aime bien vos articles décalés chez so foot, mais avec l'ami kaladze, on apprend pas grand chose si ce n'est des banalités d'un discours politique ennuyeux ...
Vous auriez pu au moins lui poser la question de savoir s'il avait fini par payer la rançon??Si cet épisode avait influencé sa décision de s'engager par ex...

Enfin bref peut mieux faire
Ce type a l'air aussi honnête que Gascoigne disant vouloir rester sobre dans un Pub à Newcastle.
Note : -1
Kaladze le Vory v zakone...
Message posté par vince6-3
Bon ben pas top cette interview, autant on aime bien vos articles décalés chez so foot, mais avec l'ami kaladze, on apprend pas grand chose si ce n'est des banalités d'un discours politique ennuyeux ...
Vous auriez pu au moins lui poser la question de savoir s'il avait fini par payer la rançon??Si cet épisode avait influencé sa décision de s'engager par ex...

Enfin bref peut mieux faire


C'est exactement ce que j'ai ressenti, un discours aussi huilé que n'importe quel politicien. Mais bon s'il dit qu'il a aidé son pays à monter la pente... En même temps il n'ira pas dévoiler les faiblesses de sa politique.
Un discours huile comme celui d'un politicien, sans la finesse... Il ne doit pas servir a grand chose ce bon vieux KKK
GenzoLloris Niveau : DHR
Pas rancunier Kaladze quand son frère a été enlevé et assassiné par la mafia locale pour une sombre histoire de rançon. Des gens auraient renié leur pays et ne plus jamais y vouloir foutre les pieds pour beaucoup moins que ça !

Et plutôt que les vins géorgiens, j'aurais préféré au moins UNE question au sujet de l'équipe nationale géorgienne (son dernier exploit a été de battre la Croatie 2-0 pour les éliminatoires de l'EURO 2012 aux dernières nouvelles)
Joseph Marx Niveau : Loisir
Je ne comprends pas. Sur la deuxième photo, tout est écrit à l'envers, c'est bizarre.
Message posté par rty
Ma foi, Deschamps à l'écologie, ça sonnerait pas trop mal.

Pardon... Sincèrement désolé.


ouais et ribéry à l'éducation nationale,benzèma avec son éfficacité ministre de l'extérieur(des filets),et abidal à la santé.
nathaninho Niveau : CFA2
Les opposants sont des voleurs... Ca sent bon la démocratie
On dirait l'un des types de la vague d'acteurs pornos venus de l'est dans les annees 90. Ceux avec chaine en or, lunette de soleil, et chemise ouverte sur le torse poilu.
Philiiiiippe Niveau : CFA2
Ne serait-il pas un peu dur avec Saakachvili ? Je ne connais pas la Géorgie, mais n'empêche qu'au niveau corruption, la Géorgie a fait pas mal de progrès ces dernières années, rattrapant même l'Italie ou la Grèce :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Indice_de_ … corruption

Bon après ce classement ne prend pas tout en compte, mais il est globalement cohérent avec les idées reçues.
roctovirso Niveau : CFA2
Message posté par rty
Ma foi, Deschamps à l'écologie, ça sonnerait pas trop mal.

Pardon... Sincèrement désolé.


Plutôt à l'agriculture, ce serait plus convenable.
Je n' ai retenu qu' une chose.
En arrivant à l' aéroport on te file une bouteille de pif. Cool ça.

Ca serait bien un pote à Borloo le ministre du tourisme là-bas.
CochonHallal Niveau : Loisir
Kaladze = superbe défenseur.

C'est vrai qu'il avait un statut de remplaçant (de luxe) mais avec Nesta Maldini Costacurta Stam, y a rien de choquant. Mais avec les blessures récurrentes de Maldini et les autres il a souvent joué des matchs importants

Je l'ai souvent vu à l'oeuvre en Champions League, des gros matchs (après les 1/8e) ,c'était un défenseur top niveau, que ce ça en central ou en latéral gauche
RadamelFalcao Niveau : Loisir
La chemise pour pique niquer est toujours à la mode en Géorgie apparemment.
TsouinTsouin Niveau : Ligue 1
Message posté par vince6-3
Bon ben pas top cette interview, autant on aime bien vos articles décalés chez so foot, mais avec l'ami kaladze, on apprend pas grand chose si ce n'est des banalités d'un discours politique ennuyeux ...
Vous auriez pu au moins lui poser la question de savoir s'il avait fini par payer la rançon??Si cet épisode avait influencé sa décision de s'engager par ex...

Enfin bref peut mieux faire


Donc tu veux du people... Pourquoi pas.
Tu considères ce discours comme ennuyeux parce qu'il te semble banal, vu de notre pays développé et bien confortable.
En attendant, quand il n'y a rien dans un pays et que les politiques souhaitent mettre en place une assurance maladie, bah y'a rien de banal !

Il y a un bon paquet de choses toutes connes auxquelles nous avons droit que les autres n'ont pas.
Ce fut un très bon joueur, mais dommage que l'interview ne parle pas un peu plus de foot ...
francis_kuntz Niveau : Loisir
Espérons qu'il ait la même poigne que son sosie, Léodagan : brûler les voleurs sur la place publique, envoyer les gamins délinquants aux jeux du cirque, crever les yeux des manifestants et taper dans la caisse de temps en temps pour sa conso perso.

Francis Kuntz, en direct de Carmélide
francis_kuntz Niveau : Loisir
Message posté par stef 13


ouais et ribéry à l'éducation nationale,benzèma avec son éfficacité ministre de l'extérieur(des filets),et abidal à la santé.


Plutôt Diaby à la santé.
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