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Kakuta toute vitesse

De retour en France après cinq ans d’exil, Gaël Kakuta est la sensation de cette deuxième partie de saison. Buteur, passeur, créateur, le joueur prêté par Chelsea semble plus épanoui que jamais à Dijon. Un joli coup de Patrice Carteron.

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« J’ai un souvenir du tournoi du Val de Marne, il y a cinq ans. Gaël a mis un coup-franc en pleine lucarne. J’ai dit « wow » . Pour moi, il allait devenir un très bon joueur. » Ce prédicateur, c’est Tony White, recruteur de Chelsea qui, lors de ses quelques années passées accoudé aux rambardes des tournois de jeunes, s’est amouraché de Gaël Kakuta. Aujourd’hui, le job de l’émissaire londonien est différent. En effet, celui qui vit désormais entre l’Angleterre et la France a la lourde tâche de superviser chacune des prestations de l’international espoir français avec sa nouvelle équipe, Dijon. Et comme lors de ses repérages quelques années auparavant, Tony White a du bol. Car après des débuts compliqués chez les professionnels de l’autre côté de la Manche, Gaël Kakuta est en train de montrer son vrai visage à une France, qu’il a quitté il y a déjà cinq ans. Percutant, sérieux, décisif, mais surtout titulaire, le natif de Lille profite de son exil français pour fignoler son apprentissage. Très sérieux en cours, avec les jeunes de Chelsea, Kakuta ne cesse de grandir lors de ce qui pourrait bien être son dernier stage en entreprise.

« J’étais dégoûté de voir qu’il passait à travers sa carrière »

En stage aux côtés d’Andre Villas Boas (paix à son âme), dans le cadre de l’obtention de son diplôme d’entraîneur, le coach de Dijon Patrice Carteron a rendu un rapport de 127 pages. Visiblement inspiré, l’ancien joueur de l’AS Saint-Etienne a certainement du passer quelques heures à prendre des notes plus personnelles sur un joueur que les médias anglais surnomment « Black Zidane » depuis une première convaincante face à l’Apoel Nicosie en Ligue des Champions, en 2009. Premier à parler de l’éventualité Kakuta lors du mercato hivernal, l’entraîneur dijonnais voit ses vœux exaucés et partage le discours qu’il a tenu au joueur dans les colonnes du Bien Public : « « Je lui ai dit que j'allais être très sévère avec lui. Je lui ai dit que j'étais dégouté de voir qu'il passait à travers sa carrière et qu'on allait travailler très dur. Je pense qu’il peut être l'énorme révélation de la deuxième partie du championnat. » Bien vu. Pourtant, tout n’était pas si simple. En effet, le joueur, bien installé à Londres, n’a pas toujours envisagé la possibilité de revenir en France. Mais des discussion avec Didier Drogba et Florent Malouda auront raison de ses doutes : « Je voulais rester en Angleterre, et je suis parti à Bolton. Mais ça ne s’est pas très bien passé. J’aurais dû revenir en France dès le début de la saison. Cela m’a fait du bien d’être proche de ma famille. »

Black Zidane à Dijon


Libéré dans sa tête, Kakuta l’est désormais dans son jeu. Bien obligé de se contenter des quelques minutes que lui offraient ses coachs en Angleterre lors de ses expériences précédentes, l’ancien Lensois découvre avec plaisir les joies du temps de jeu majuscule chez les pros. A titre d’exemple, le joueur prêté par les Blues a déjà disputé 376 minutes avec Dijon, contre 450 avec Chelsea, Fulham et Bolton depuis 2009. Insuffisant pour un joueur qui marche à l’affectif, et a besoin d’attention pour faire parler son talent. « Le coach me fait confiance, j'ai plus de temps de jeu et physiquement je me sens mieux, poursuit-il. Je me sens plus libre pour développer mon jeu » déclarait d’ailleurs le joueur, à la Voix du Nord. Résultat: déjà trois buts et une passe décisive en six matchs de Ligue 1, et surtout une influence importante dans le collectif dijonnais, au sein duquel le garçon, plus bavard avec ses pieds qu’avec sa bouche, a su se faire adopter. Interrogé par 20Minutes, le défenseur dijonnais Abdoulaye Bamba se dit d’ailleurs impressionné par le niveau technique de son nouveau partenaire : « Quand je le vois réaliser des gestes exceptionnels, je me dis que c’est normal. Ce n’est pas comme si c’était moi. Je fais tout pour être avec lui dans les petits matchs. Quand tu ne joues pas avec lui, c’est difficile. » Que le défenseur ivoirien se rassure, les adversaires de Kakuta, lors d’un match de Ligue 1 ou d’un tournoi dans le Val de Marne, se disent exactement la même chose.

Par Swann Borsellino
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