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Juventus, les cinq hommes du titre

Depuis hier soir, la Juve est officiellement championne d’Italie, pour la 28ème ou la 30ème fois de son histoire, selon les points de vue. Un Scudetto acquis sans perdre le moindre match, et ce grâce à quelques hommes forts, qui ont su guider la Juve tout au long d’une saison quasi-parfaite.

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Antonio Conte

Le maître. Arrivé cet été en provenance de Sienne, où il avait conquis la promotion en Serie A, l’ancien leader du milieu de terrain bianconero s’est tout de suite senti chez lui. Normal, c’est chez lui. Après un mercato plutôt complet, Conte dessine immédiatement son schéma tactique. Dès le début, il donne les clefs du jeu à Pirlo, et mise sur un milieu de terrain ultrasolide. A chaque match, il trouve la solution tactique. Soit en repositionnant tel ou tel joueur, soit en faisant rentrer un joker qui s’avèrera décisif. Comme lors de la confrontation à San Siro, contre le Milan AC, où il fait rentrer Matri à vingt minutes du terme alors que la Juve est menée 1-0. L’attaquant le remerciera avec une égalisation quelques minutes plus tard. Mais Conte, ce n’est pas seulement un fin tacticien, c’est aussi un homme qui a su inculquer des valeurs que les joueurs turinois semblaient avoir oubliées. Ces mêmes joueurs turinois qui, l’an dernier, perdaient des matches invraisemblables. Transformés par la grinta de Conte, ils ont, cette saison, couru vers le Scudetto, sans perdre le moindre match. Oui : l’Italie a peut-être trouvé un futur très grand entraîneur. Enfin, pas seulement futur…


Claudio Marchisio

L'enfant prodigue. Marchisio, c’est l’histoire d’une belle revanche. Celle d’un joueur formé à la Juve, qui fait ses débuts avec le maillot bianconero alors qu’il n’a que 19 ans. Mais le beau parcours du petit prodige s’interrompt brusquement, lorsque les dirigeants le prêtent à Empoli. Finalement, il revient à Turin l’année suivante et décide de s’imposer. Les premières saisons sont bonnes mais la suite est beaucoup plus compliquée. Lorsque la Juve flanche, notamment la saison dernière, Marchisio en prend pour son grade. A tel point qu’il est à deux doigts de quitter la Juve, puisque personne ne lui montre qu’il est indispensable. Vraiment personne ? Pas tout à fait. Antonio Conte débarque et le retient. Marchiso sera son titulaire indiscutable du milieu de terrain. Merci coach. Et voilà comme le joueur, en quelques semaines, redevient décisif, marque des buts importantissimes (son doublé contre le Milan AC, ou son but à San Siro contre l’Inter, entre autres) et s’impose comme l’une des grandes certitudes du football italien pour les années à venir. Nouvelle bandiera ?


Andrea Pirlo

Le beau. Lorsqu’Andrea Pirlo débarque à la Juve, l’été dernier, les mauvaises langues s’en donnent à cœur joie. « C’est un joueur fini » ou « il est tout le temps blessé » . C’est ce que l’on appelle avoir du flair. Dès son premier match de championnat, face à Parme, Pirlo semble porter le maillot bianconero depuis toujours. Son jeu est juste, ses passes précises, sans parler de cette façon bien à lui de tourner sur lui-même pour ne pas perdre le ballon et éliminer un adversaire. Regarder Pirlo jouer, c’est un peu comme aller au Louvre, et se poster devant un tableau. C’est beau. C’est de l’art. Treize passes décisives à l’actif, bien souvent des caviars, il ne faut pas avoir peur de le dire : Pirlo vit à Turin une seconde jeunesse et confirme avec ce troisième Scudetto remporté (le deuxième consécutif) qu’il est le meilleur joueur du monde à ce poste, au même titre que Xavi. Heureusement que tu n’as pas eu la mauvaise idée d’annoncer ta retraite internationale après la Coupe du Monde 2010, Andrea. Heureusement.


Mirko Vucinic

Le fou. En signant à la Juve, Mirko Vucinic a conjuré le mauvais sort. Ce mauvais sort qui l’avait contraint, trois fois depuis son arrivée en Italie (2007, 2008, 2010), à se contenter de la deuxième place, juste derrière l’Inter. Cette année, pas question. Mirko voulait le titre. Et il voulait en être l’un des protagonistes. Mais pendant une longue période, il a du mal à trouver sa place dans cette Juve. Les médias et même les tifosi se mettent à le critiquer. Le Monténégrin répond alors comme il sait le faire : non pas en se mettant en slibard, mais en offrant des prestations incroyables. Lors des dix derniers tours, il inscrit cinq buts, soit plus que depuis le début de la saison. Hier, c’est lui qui ouvre la voie face à Cagliari, pour la victoire qui offre mathématiquement le titre aux bianconeri. Après, il faut comprendre quelque chose avec Vucinic : il est un joueur capable de réaliser des choses extrêmement complexes, et de rater les choses les plus élémentaires. En gros, louper une passe plat du pied, puis récupérer le ballon et délivrer un caviar avec une talonnade aveugle. Une fois que vous avez assimilé ça, vous assimilez le bon Mirko. Même si cela n’évitera pas de s’énerver contre lui.


Arturo Vidal

Le costaud. Faire le saut de la Bundesliga à la Serie A n’est pas forcément chose évidente. Surtout lorsque l’on commence sa saison sur une sacrée mésaventure. En effet, en novembre, Vidal est exclu pour dix matches de sa sélection nationale pour être rentré en retard (et un peu bourré) du baptême du fils d’un autre joueur. Une sanction qui aurait pu le plomber, et lui faire réaliser une saison de merde. D’autant que quelques jours plus tard, son père est arrêté au Chili dans une affaire de stupéfiants. Mais non. Au contraire, Vidal se sert de ces affaires pour les transformer en énergies positives. Et cela marche. A partir du mois de janvier, il devient la force en plus de la Juve. En plus de marquer des buts splendides (ceux contre le Napoli et la Roma en tête), Vidal s’impose comme le joueur qui récupère le plus de ballons en Europe. Aux côtés de Marchisio et Pirlo, il forme désormais, sans nul doute, l’un des tous meilleurs milieux de terrain du monde. Vivement l’année prochaine, en Ligue des Champions.


Alessandro Del Piero

La légende. Oui, avec Del Piero, cela fait six joueurs, et non pas cinq, comme annoncé dans le titre. Mais il est impossible de ne pas avoir une énorme pensée pour un si grand champion. Alex, le capitaine de toutes les batailles. Alex, qui a suivi sa Juve en Serie B, qui a été meilleur buteur de Serie B et de Serie A avec le même maillot. Alex, qui a accepté d’être relégué sur le banc par son ami Conte, et de devenir un joker de luxe. Alex, qui a offert une victoire fondamentale à la Juve contre la Lazio, à sept journées de la fin, d’un coup-franc de son répertoire. Alex, que tous les tifosi aiment à la folie. Alex, qui disputera dimanche prochain son dernier match avec la Vieille Dame, parce que le président Agnelli, sans cœur, ne veut plus de lui. Ca va pleurer dans les chaumières. Et au stade. Partout, en fait.



Eric Maggiori
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Ne pas vouloir prolonger Del Piero !! Un blasphème..
Franchement So foot, ne pas citer Buffon c'est une honte !!
nononoway Niveau : CFA
Je vois bien la Squadra remporter cet Euro. Vivement juin !
et ne pas citer Jean-Claude Blanc ... quelle honte blasphématoire !
 //  14:51  //  Amoureux de la Bolivie
Note : 4
Del Piero un des derniers seigneur du foot qui s'en va emportant avec lui une certaine vision et idéal du foot qui disparait peu à peu...
Le fait est qu'il est difficile de dégager des individualités dans cette équipe tant ce titre a été gagné grâce au collectif. Mais s'il fallait n'en retenir qu'un c'est Pirlo (sur le terrain), il a peut-être réalisé son meilleur championnat dans l'absolu; on lui a donné les rênes et il n'a pas déçu, impressionnât de régularité tant ses standards sont hauts. Buffon n'a pratiquement pas eu de boulot cette année, la défense a été exceptionnelle; mais, et c'est là le grand mérite de Conte, ce ne sont pas trois ou quatre hommes qui ont tenu cette défense mais l'équipe entière! Donc difficile de n'en dégager qu'un seul. 8 buts pris à l'extérieur!!! C'est vraiment impressionnant pour une équipe qui joue haut et impose son rythme à l'adversaire, avec une possession proche des 60% à chaque fois.
Une oeuvre collective aboutie, bravo mister Conte, c'est ce qu'on appelle un beau champion.
Superbe article à l'image de son auteur ! Forza Juve !
Larry Gowlad Niveau : District
Hâte de voir un Barça Juve.
Spike Spiegel Niveau : CFA2
"Son jeu est juste, ses passes précises, sans parler de cette façon bien à lui de tourner sur lui-même pour ne pas perdre le ballon et éliminer un adversaire. Regarder Pirlo jouer, c’est un peu comme aller au Louvre, et se poster devant un tableau. C’est beau. C’est de l’art."

Tout est dit...
vidal, pirlo, c'est la logistique!
Bravo à la Juve.

Sinon le diminutif de Del Piero ce n'est pas Alé, et non Alex ???

Il s'appelle bien Alessandro le type, hein ...??
Little__Wing Niveau : District
Ça dépend. En Italie on utilise les deux.
J'étais tout fier de me ramener à l'entrainement avec le maillot de Del Piero quand je l'ai eu pour mes douze ans...
Je le suis toujours autant...
Quelle classe!
Note : 5
Tato a bien résumé, toute l'équipe a été parfaite. Mais c'est tellement jouissif de lire les 6 portraits d'Eric Maggiori qu'on ne lui en voudra pas trop d'avoir tiré la couverture à quelques uns des artisans. Il y en aurait quand même un à ajouter entre Chiellini aka "bain-de-foule-en-slip" et Bonucci aka "masque-de-fer" parce que des stats pareilles pour une défense à trois, ça n'est possible qu'avec des défenseurs monstrueux comme eux.

Pour Del Piero, je le verrais plutôt jouer la finale de Coupe d'Italie en guise d'adieu le 20 mai, il mérite mieux qu'un petit match de championnat sans enjeu. Ça va être beau à pleurer.
pirlo, del piero, trezeguet, henry, totti, raul, van nistelrooy et bien d'autres, j'ai eu mes premiers ébats avec le foot quand ces joueurs etaient le gratin mondial, lorsqu'ils partiront ce sera un peu de ma jeunesse qui s'eteindra...:)
Shellai-93 Niveau : DHR
Enfin...

Il va falloir trouver au moins un très grand attaquant puis doublé certains postes (à commencer par la défense) et on pourra faire une belle saison.

Le départ de Delpiero, impossible à imaginer, il y'aura forcement un "happy-end" avec un nouveau contrat à la clé.

Chose amusante dans les portraits : lorsque Pirlo tourne sur lui même c'est grandiose de classe... Pourtant, lorsque c'est Nasri ça devient tout de suite dégueulasse et énervant.


Forza Juve, quelle saison !
A la fin de Juve-Napoli, Mazzarri avait dit: "Chiellini, il est capable de marquer trois hommes en même temps". Barzagli et Lichtsteiner excellents aussi. C'est presque qu'il aurait fallu mettre toute l'équipe et la plupart des remplaçants tant on pouvait observer l'esprit d'un groupe uni et affamé chez tous. J'espère tout de même qu'ils garderont Elia qui a de bonnes perspectives à mon goût.
Un Juve- Ajax en 8eme puis Juve-Dortmund en quart ou demi l'an prochain en LDC serait magique pour les nostalgiques!!!
waynerooney Niveau : CFA
Azzurro57 jsuis pas d'accord Buffon c'est un très grand gardien, mais c'est un peu comme Valdes au Barça, avec le talent en plus certes, mais je veux dire par là qu'il n'a pas eu grand chose à faire lors de chaque match, tellement la juve les dominait la plupart du temps. Bon et après il y a sa monumentale erreur contre Lecce la semaine dernière qui aurait pu coûter le titre à la Juve.. Donc voilà moi j'aurais juste mis Chiellini à la place de Vucinic dans ce top 5, qui a été monumental ce qui aurait vraiment mis en avant que cette année la Juve c'était surtout une défense de fer (la meilleure d'Europe) et un milieu exceptionnel, qui aura pallié à une attaque pas toujours au top notamment quand on voit le nombre de buts de Vidal ou Marchisio, proche de celui des "buteurs" de l'équipe, donc devant,le seul secteur ou la Vieille Dame devra recruter selon moi.
@wayne
Comparer Buffon à Valdes c'est osé, même si je suis d'accord avec toi, Luigi n'a pas eu à à forcer son talent cette année.
Shellai-93 Niveau : DHR
La Juve actuelle c'est avant toutes choses un très gros milieu de terrain. Son rayonnement file un sacré coup de pouce à la défense et à l'attaque.

L'attaque étant clairement le secteur le plus faible.
M'enfin, la France a bien était championne du monde avec Guivarch dans ses rangs.
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