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Sacrée semaine pour la Juve. En l’espace de huit jours, les Turinois se paient trois chocs dingues contre la Lazio, Chelsea et le Milan AC. Première étape ce soir, au Juventus Stadium, face à une Lazio euphorique après sa victoire dans le derby.

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Huit jours décisifs. Voilà ce qui attend la Juventus. Ni plus, ni moins. Le champion d’Italie s’apprête à affronter trois rencontres qui pourraient bien faire évoluer, dans un sens ou dans l'autre, le cours de sa saison. En effet, mardi, la Juve jouera une bonne partie de sa survie en Ligue des champions, avec la réception du champion en titre, Chelsea. C’est simple : en cas de défaite face aux Blues, la Juve est quasiment assurée d’être éliminée puisque, dans le même temps, le Shakhtar jouera contre Nordsjælland, avec de grandes chances de s’imposer. En revanche, en cas de succès, les Turinois mettraient une option sur la qualification, qui se jouera alors lors de la dernière journée. Autant dire : un match capital. Mais ça, ce sera mardi. Avant, il faut penser à la rencontre de ce soir. Et celle-ci est loin d’être le genre de rendez-vous que l’on peut prendre à la légère. La Juventus reçoit la Lazio au Juventus Stadium. Une Lazio qui vient de s’imposer dans le derby romain et qui arrive donc avec le moral gonflé à bloc. Les Romains sont actuellement cinquièmes de Serie A, à neuf points de la Juve. Si, du côté de Rome, personne ne pense (à juste titre, hein) que la Lazio peut se mêler à la lutte pour le Scudetto, un succès à Turin permettrait tout de même aux hommes de Petković de revenir à six points du leader et de resserrer tout le peloton de tête. Pas forcément du goût de la Juve.

La Lazio et le tabou turinois

Beaucoup d’enjeu et d’enjeux, donc, dans ce match. Déjà, parce que la Juve a profité de la défaite de l’Inter à Bergame, la semaine dernière, pour reprendre quatre points d’avance sur son premier poursuivant. Une avance confortable, que l’équipe d’Antonio Conte et Angelo Alessio aimerait bien conserver, surtout qu’elle devra affronter, lors des deux tours suivants, le Milan AC à San Siro, puis le Torino lors du derby. Mais la Lazio nourrit en elle certaines ambitions. L’ambition d’aller accrocher une qualification en Ligue des champions, qui lui a échappé d’un rien lors des deux derniers exercices. Une ambition retrouvée la semaine dernière, lorsque les Biancocelesti ont dominé la Roma lors du derby romain (3-2). Une victoire qui vient ainsi effacer la claque reçue une semaine plus tôt à Catane (4-0) et qui permet de grappiller des points précieux dans la lutte pour l’Europe. Néanmoins, venir battre la Juventus à Turin relèverait du miracle pour les joueurs laziali. De fait, depuis l’arrivée de Claudio Lotito à la tête de la Lazio, lors de l’été 2004, la Juve est la seule équipe que la Lazio n’a pas battu en championnat. Sur les 14 confrontations, le bilan est de 10 victoires turinoises et 4 matchs nuls. Le dernier succès romain en terre turinoise remonte au 15 décembre 2002 avec, à l’époque, Roberto Mancini sur le banc de la Lazio, et Marcello Lippi sur celui de la Juve. Une autre époque.

Dans une période plus récente, la Juve s’est imposée lors des quatre dernières confrontations. On se souvient, notamment, du but contre son camp de Muslera à la 90e minute en décembre 2010, de ce braquage turinois au stadio Olimpico en mai 2011 signé Simone Pepe à deux minutes du terme ou encore de ce coup franc vainqueur de Del Piero en avril dernier, qui venait offrir la victoire à la Juventus après une domination outrageuse pendant l’intégralité de la rencontre. Un véritable tabou Juve, pour la Lazio. Et ce tabou va être d’autant plus difficile à faire tomber que la Juventus, battue par l’Inter il y a quinze jours, aura à cœur de se rattraper devant son public, qui n'avait pas encore connu la défaite au Juventus Stadium. Même si, depuis la défaite face aux Nerazzurri, les Bianconeri ont déjà su se faire pardonner, avec deux cartons contre Nordsjælland (4-0) et sur la pelouse de Pescara (1-6). Deux rencontres qui ont donné des indications au(x) entraîneur(s) de la Vecchia Signora. La première, c’est que Fabio Quagliarella est en forme. En grande forme, même.

Pirlo et Mauri out, Pogba et Ederson in

Avec quatre buts inscrits lors des deux derniers matchs, « Quaglia-gol » arrive au match face à la Lazio avec un statut d’homme-fort de l’équipe. Un statut partagé avec Kwadwo Asamoah, excellent face à Pescara (et quel but !) et Sebastian Giovinco, très bon lui aussi lors des deux dernières sorties. En revanche, le coup dur, pour la Juve, c’est l’absence d’Andrea Pirlo. Averti face à Pescara, le playmaker turinois est donc suspendu pour ce choc et devrait être remplacé par Paul Pogba (s'il n'arrive pas en retard au match). Une absence d’un côté, deux absences de l’autre. La Lazio ne pourra pas compter sur son ailier, Senad Lulić, mais surtout sur son capitaine, Stefano Mauri, expulsé en fin de rencontre lors du derby pour un deuxième carton jaune. Une absence de taille, qui devrait être compensée par le retour de blessure d’Ederson. Oui oui, l’ancien Lyonnais pourrait bien être titulaire à Turin, aux côtés des hommes en forme : Candreva, Hernanes et, bien sûr, Miro Klose. L’an passé, l’Allemand, blessé, avait dû manquer le rendez-vous du Juventus Stadium. Et comme il n’a jamais marqué au cours de sa carrière face à la Vieille Dame, il a bien l’intention de se rattraper.

D’ailleurs, du côté de la Lazio, on aborde ce match avec la conviction de pouvoir réaliser un exploit. « La Juve est la favorite pour le Scudetto, elle est forte et elle l’a prouvé. Si la Lazio veut venir prendre des points, elle devra être à 150%, comme l’Inter, qui a fait un très bon match ici. La Lazio est en mesure de faire un coup à Turin » , a assuré le coach, Vladimir Petković, en conférence de presse. Un peu trop confiant, le Bosnien ? Peut-être. Car la Juve, malgré le revers contre l’Inter, demeure la meilleure équipe italienne en circulation et reste aussi une formation qui n’a perdu qu’un seul de ses 51 derniers matchs de championnat… Sur la même période, la Lazio en a perdu 16. Mais gare à penser que l'opposition face aux Biancoblù ne va être qu’une formalité pour la Juve. En tout cas, on ne saura pas quel est l'état d'esprit d'Angelo Alessio avant d'aborder cette rencontre. Le coach intérimaire (jusqu’au retour de Conte début décembre) a annulé sa conférence de presse d’avant-match suite aux polémiques entre Cassano et Conte. Pour mieux préparer en silence la rencontre. Mais aussi pour enflammer un peu plus ces huit jours déterminants.

Eric Maggiori
Ben si mêm Maggiori s'y met. 1,2,3 4.
C'est la 4ème conférence de presse de suite qui est annulée.
Rien à voir avec Cassano mais tout avec le traitement dont Alessio a fait l'objet de la part des journalistes suite aux match de Catane.
Certains se sont même excusés par la suite mais de conférence de presse point.
Ce qui ennuie ces mêmes journalistes, tout comme le fait que Conte communique avec les fans en direct, après midi Twitter et plus de 1600 questions réponses, sans un micro. C'est une politique délibérée qui ne semble pas devoir changer de sitôt.
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