1. //
  2. // 8es de finale retour
  3. // BVB/Juventus (0-3)

Juventus, Bayern, même combat ?

Tous deux qualifiés pour les quarts de finale de la Ligue des champions, la Juventus et le Bayern Munich sont également les derniers représentants de leur championnat. De là à y voir une quelconque similitude ?

1 17
Entre l'Italie et l'Allemagne, c'est une lutte à distance incroyable qui se dispute depuis plusieurs années. Cela a commencé avec cette finale de C1 remportée par l'Inter de Mourinho face au Bayern Munich, 2-0. C'était en 2010. Il s'agit du dernier gros coup de suprématie italienne face au rival allemand. La saison suivante, l'Inter sort encore le Bayern de la C1 (avec une folle victoire 3-2 en huitième de finale retour à l'Allianz Arena), mais se fait déglinguer par Schalke en quarts de finale, 7-3 sur l'ensemble des deux matchs. Le mal est de toute façon déjà fait. L'Allemagne vient de passer devant l'Italie au ranking UEFA et, par la même occasion, lui chipe la quatrième place qualificative pour la Ligue des champions. La Bundesliga, longtemps considérée comme un championnat de seconde zone, devient ainsi l'un des trois meilleurs championnats au monde, avec la Premier League et la Liga. Et le confirme lors de la saison 2012-13, en envoyant deux clubs, Dortmund et le Bayern, en finale. On encense alors la Bundesliga, tandis que la Serie A regarde tout ça de loin, elle qui est devenue incapable d'envoyer un club en finale ou même en demi-finale de C1 depuis l'Inter. Pourtant, deux ans plus tard, la différence de physionomie entre le championnat italien et le championnat allemand n'est plus aussi évidente. Et sans forcément parler du niveau global des équipes ou des joueurs qui les composent.

Locomotive trop rapide


Ce mercredi soir, la Juventus, leader de Serie A, est allée donner une leçon à Dortmund, dans son stade. 3-0. Ceux qui aiment analyser à chaud un résultat et en tirer immédiatement une conclusion pourraient dire que, du coup, le football italien a fait son retard sur le football allemand. Une considération qu'il faudrait modérer en affirmant qu'au fond, le leader de Serie A qui bat le 10e de Bundesliga, c'est on ne peut plus logique. Tout comme il est on ne peut plus logique que le deuxième de BuLi, Wolfsburg, abatte l'Inter (3-1), huitième de Serie A. Non, les comparaisons entre ces deux championnats ne doivent pas s'arrêter à des raccourcis tels que : « Moi, je t'ai battu, donc mon championnat est plus fort » . Elles peuvent, en revanche, s'axer sur un point commun : la Serie A et la Bundesliga sont en train de suivre le même modèle. Quoi ? Le même modèle ? N'importe quoi ! L'Allemagne mise sur les jeunes et les centres de formation, alors que l'Italie n'arrive pas à s'appuyer sur ses nouvelles générations, et l'Allemagne a un modèle économique admirable, tandis que les clubs italiens sont dans le rouge. Du calme, du calme. Là n'est pas l'argument principal. L'argument, c'est que ces deux championnats sont chacun tractés par une locomotive trop rapide pour que les wagons puissent suivre.

La Juve d'un côté, le Bayern de l'autre. Les Turinois vont remporter dans quelques semaines leur quatrième Scudetto d'affilée. Ce n'était plus arrivé depuis les années 30 et le fameux « Quinquennat d'or » . Ils comptent aujourd'hui 14 points d'avance sur la Roma qui, selon les visions de son coach Rudi Garcia, était pourtant censée remporter le championnat cette saison. Les Bavarois, eux, vont rafler leur troisième titre consécutif. Ils affichent une avance de 11 points sur Wolfsburg, seule formation capable de les battre cette saison. Mais les stats de ces deux équipes dans leur championnat respectif sont affolantes : lors des trois dernières saisons, le Bayern a concédé quatre défaites (une seule en 2014/15), la Juventus huit (une seule également en 2014/15). Coïncidence (ou pas) : ces deux équipes sont justement les seules rescapées de leur championnat en quarts de finale de C1. Alors, oui, à un but près, Schalke aurait sorti le Real Madrid, tenant du trophée. À un penalty près, Leverkusen aurait éliminé l'Atlético Madrid, vice-champion en titre. Et on serait là en train de dire que les formations allemandes sont au-dessus du lot, que les Espagnols sont tout nazes, etc. Mais non. Dans le tableau des magnifiques huit, il n'y a qu'un seul club allemand, le meilleur club allemand, et un seul club italien, le meilleur club italien. Et quelque part, ce n'est pas tout à fait un hasard.

Emulation et concurrence


Alors, quoi ? Quelle(s) analyse(s) tirer de cette constatation ? Une première, simple. Le Bayern et la Juventus sont trop forts pour le championnat. Aucune équipe n'est capable de s'opposer à cette double suprématie, et cela semble même de pire en pire chaque saison. La Juve, par exemple, a dû auparavant se débarrasser d'un Milan AC tenace (2012), d'un Napoli rêveur (2013) ou d'une Roma tout en fraîcheur (2014). Mais cette année, la voie est aussi libre que royale. La Roma a d'ailleurs lâché l'affaire, se rendant compte que, de toute façon, sur une saison entière, elle ne tiendrait pas la route. Idem pour le Bayern, qui, même s'il a rapidement été sacré lors des deux dernières saisons, savait que le Borussia Dortmund saurait profiter de chaque faux pas. Cette année, avec Dortmund dans les choux, le Bayern est facile. Et ce n'est pas la fabuleuse saison de Wolfsburg qui va y changer quelque chose. Or, on le sait, il n'y a rien de plus important qu'une émulation. Dans les années 90, le football italien dominait en Europe. Pourquoi ? Parce qu'au moins cinq équipes se tiraient la bourre (Juventus, Milan, Inter, Lazio, Parme) et s'obligeaient à être toujours au top.

Entre 2006 et 2011, les clubs anglais ont toujours réussi à envoyer trois ou quatre clubs en quarts de finale de C1. Même histoire : en championnat, Chelsea, Manchester United, Arsenal ou Liverpool se livraient des luttes acharnées pour le titre de champion (même si, au final, ce sont toujours les deux mêmes qui ont fini par gagner). Alors, oui, pour la Juve, c'est une vraie victoire d'atteindre les quarts de finale, surtout après le fiasco de la saison dernière. Mais cela n'est pas une vraie victoire pour le football italien. Parce que la Juve est aujourd'hui un point isolé en Serie A. Seule au monde, la Vieille Dame. Et qu'il faudra encore bien des années avant que d'autres équipes italiennes ne la rejoignent dans le top 8. Et c'est aussi à cela que l'on reconnaît un championnat en pleine bourre. Le Bayern en est bien conscient aussi.


Par Éric Maggiori
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
L'uefa à publié today le ranking Uefa de cette année , les Italiens à l'instant t sont second devant justement l'Allemagne , premier l'intouchable Espagne , pas mal pour un championnat en " déclin" ps la france est 5 ème mm les anglais avec une saison raté sont devant (4 ème)
Note : 2
C'est vrai qu'il y a des similitudes sur ces équipes qui broient leur championnat depuis quelques années.
Néanmoins, le Bayern champion tôt l'année dernière s'est pris une fessée anthologique contre un Real au coude à coude avec le Barça et l'Athlético et la Juve n'a pas été bien loin dans un groupe plus qu'abordable pour une équipe de ce calibre.
Donc un championnat à faible concurrence, ça aide, mais que jusqu'à un certains point ...

La Juve a aujourd'hui des finances vraiment très solides (le seul club en Italie à être aussi costaud de ce côté là je pense) tout comme le Bayern qui fait figure de premier de la classe en Europe (dans le monde ?) de ce point de vue.

La fin de la comparaison s'arrête néanmoins dans l'attrait de ces deux clubs où finalement, Pep reste beaucoup plus attractif pour un joueur que Max. (je ne parle volontairement pas du niveau supposé des deux équipes parce que je crois qu'on a assez de shitstorm sur ce genre de sujet récemment).
Message posté par Polo11
C'est vrai qu'il y a des similitudes sur ces équipes qui broient leur championnat depuis quelques années.
Néanmoins, le Bayern champion tôt l'année dernière s'est pris une fessée anthologique contre un Real au coude à coude avec le Barça et l'Athlético et la Juve n'a pas été bien loin dans un groupe plus qu'abordable pour une équipe de ce calibre.
Donc un championnat à faible concurrence, ça aide, mais que jusqu'à un certains point ...

La Juve a aujourd'hui des finances vraiment très solides (le seul club en Italie à être aussi costaud de ce côté là je pense) tout comme le Bayern qui fait figure de premier de la classe en Europe (dans le monde ?) de ce point de vue.

La fin de la comparaison s'arrête néanmoins dans l'attrait de ces deux clubs où finalement, Pep reste beaucoup plus attractif pour un joueur que Max. (je ne parle volontairement pas du niveau supposé des deux équipes parce que je crois qu'on a assez de shitstorm sur ce genre de sujet récemment).



Guardiola a plus d'attrait et c'est sans aucun doute un meilleur entraineur.
Et il n'y a aucun doute pour moi, le Bayern est meilleur que la Juventus aux niveaux sportifs et financiers.
La Juventus a des finances solides et qui vont s'améliorer encore, mais bien moindres que le Bayern. La route est encore très longue avant de redevenir à la situation ante 2006 ou le CA de la Juventus était à peu près au niveau de celui du Real.
Par exemple, Veratti est à Paris parce que la Juve n'a pas eu les moyens de signer un chèque de 12 millions pour lui il y a 3 ans. L'aregent est parti dans le rachat de Giovinco. La même année, le Bayern payait cash 40 millions pour acheter Martinez.

Il y a par contre une vraie programmation établie sur des années, une politique active sur les jeunes qui portera obligatoirement ses fruits.
declaubianco Niveau : CFA2
Polo, Concernant les finances la juve subit toujours l'effet (dévastateur) de Calciopoli (ou Farsopoli), elle est toujours au négatif même si le déficit se réduit considérablement, le seul club au vert en Italie est le Napoli.

Pour l'article, la seule similitude bien plus que le modèle économique, ou de gestion entre la juve et le bayern est qu'ils sont seuls dans leur championnat.
AirForceOne Niveau : CFA2
Vous allez me faire le plaisir de rajouter Porto !
declaubianco Niveau : CFA2
Trap, tu as posté plus vite que moi !
Note : 1
Porto, c'est de la triche ;)
luxe, calme et volupté Niveau : National
 //  17:45  //  Amoureux de la VPS
Note : 1
Je ne note pas vraiment de différence entre des club "stimulés" par la concurrence et ceux qui ne le sont pas, dans les conséquences sur leur résultats en Europe.
On analyse et on conclue tout et son contraire.
Bah en même temps les deux clubs français toujours en lice ont eu la chance de tomber sur des clubs anglais.
kingarturo32 Niveau : Loisir
Message posté par declaubianco
Polo, Concernant les finances la juve subit toujours l'effet (dévastateur) de Calciopoli (ou Farsopoli), elle est toujours au négatif même si le déficit se réduit considérablement, le seul club au vert en Italie est le Napoli.

Pour l'article, la seule similitude bien plus que le modèle économique, ou de gestion entre la juve et le bayern est qu'ils sont seuls dans leur championnat.


avec les 76 millions des droits uefa jusqu'à présent plus les 30 millions annuel d'addidas, t'inkète pas on va rester dans le rouge longtemps
declaubianco Niveau : CFA2
105 millions de droits tv il me semble.
declaubianco Niveau : CFA2
Concernant le contrat avec Adidas tu pourrai me filer un lien stp.
Fin 2014, la Juve était endettée à hauteur de 220M€, donc on est loin d'être dans le vert.

Mais ce chiffre seul ne veut pas dire grand chose, derrière cet endettement il y'a beaucoup d'investissements dont le stade ou le projet Continassa de manière plus large.

Pour les futurs entrées, on peut déjà penser à la C1, sachant que le partage ne se fera uniquement que entre la Roma, le Napoli et la Juve, et ce en fonction du parcours de chacuns
On risque donc d'être l'équipe qui empochera le plus de droits TV en Europe (au niveau de la C1).

Les possibles départs d'un Pogba, l'arrivée d'un nouveau sponsor, les derniers mercato plutôt sages.. tout cela réunis permettra de revenir dans le vert petit à petit, dans les années à venir.
Mais il faudra encore quelques années avant de voir la Juve claquer 60M€ sur un super attaquant.
Message posté par declaubianco
Concernant le contrat avec Adidas tu pourrai me filer un lien stp.


Les nouveaux contrats Adidas, ça serait 94M€/an pour MUFC et "seulement" 23M€/an pour la Juve.




Citation : "Le contrat de Manchester United avec Nike est actuellement estimé à 31 millions d'euros par an, un montant éclipsé par la somme astronomique de 94 millions d'euros prévue annuellement dans le prochain deal avec les Red Devils, soit un revenu additionnel de 63 millions d'euros par an. Le contrat avec la Juventus FC passera également de 19 à 23,25 millions d'euros par an.”

Lien : http://repucom.net/fr/contrats-records- … -juventus/


En ajoutant à cela les nouveaux droits TV pour la Premiere League, les équipes anglaises sont clairement dans une autre dimension (financière).
Déjà sur les performances des clubs de Buli cette saison, ne pas oublié qu'il y en à 4 en 1/8ème... et que deux d'entre eux sortent contre les deux finalistes de l'an passé de justesse. En fait seul Dortmund a pas été au niveau.

Sinon j'aimerais discuter de ces championnats ou une équipe domine et de la façon dont on regarde les choses je vais prendre la Bundesliga et la L1 (je regarde pas assez de Série A), avec le Bayern et le PSG:

Si on regarde en Bundesliga t'as un monstre qui joue tous ses matchs sur un très gros niveaux, avec une énorme implication totale des joueurs, et une exigence de performance de la 1ère à la 90 ème minute, avec une culture de gagne, qui va du directeur sportif, jusqu'au kiné... à part 2 ou 3 matchs au début de saison et à la reprise (qui se sont traduit par des nuls, des victoires étriquées, et une défaite).

En L1, on un PSG, monstre économique par rapport à la concurrence... qui a enchainé les non-matchs, avec des joueurs qui se sont fait spécialistes de jouer à fond que 20 ou 25 minutes sur 90 (essentiellement en première partie de saison) et qui a accumulé les nuls, les contre performances, parfois honteusement.... et au final aujourd'hui n'est que 2 ème.

Ce que je veux dire au travers de cette comparaison, c'est que le constat de l'absence de concurrence en Bundesliga est un constat relatif au Bayern, qui ne signifie pas du tout que la Bundesliga est faible et manque de niveau.
Ce qu'il manque au Bayern, c'est 2 concurrents, capable d'être aussi régulier qu'eux en Bundesliga (Wolfsburg peut être aussi fort, sur qqs matchs, mais lâche des points, là où le Bayern les prends).

Bien que ça ne veuille pas dire grand chose je pense que depuis 3-4 ans: le Bayern est de loin l'équipe la plus forte d'Europe pour les championnats: ils peuvent perdre ponctuellement, mais enchaineront énormément de victoires à domicile comme à l'extérieur...
La différence avec les coupes, beh en coupe: tu as une contre performance ponctuelle, t'as de forte chance de sortir... le championnat repose plus sur la régularité de la performance, et le Bayern a une vraie culture de la gagne, qui permet ça (*)

Concernant la série A, je ne regarde pas assez pour savoir si on peut dire la même chose de la Juventus...

(*) je vais prendre un exemple très con: le dernier match de la première partie de saison le Bayern a déjà son petit matelas de 8 points... Mayence (il me semble) fait un gros match, accroche le Bayern quasiment tous le match... et le Bayern pousse pousse, se bat, Müller s'arrache, Robben aussi... tout ça pour remporter la victoire 2-1... au niveau comptable ça change rien, mais les gars veulent juste TOUT GAGNER TOUT LE TEMPS. (et ça c'est pas propre à beaucoup d'équipes...). C'est ce qui fait aussi que souvent le Bayern gagne par des scores fleuves, il ne s'arrêtent pas de jouer... (parfois ralentissent un peu), mais il y a une quasi boulimie.



Pour finir avec la comparaison... le Bayern a un effectif très bien rodé, au dernier carré de la LDC... avec des joueurs qui ont un gros bagage... la Juventus me semble plus entre 2 , avec des joueurs relativement inexpérimenté , et des anciens qui ont la chose... De ce point de vue là le Bayern me semble avoir un avantage (mais attention je joue pas au concours de bite, cela me semble un constat objectif, lié aux résultat de ces 3 ou 5 dernières années de LDC...).
shamoidor Niveau : DHR
Toute cette analyse pour dire la bundes est meilleur que la ligue un et la serie a. Merci
Partenaires
Olive & Tom Logo FOOT.fr
1 17