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Jugé coupable

Depuis un certain temps, il faut toujours un coupable en équipe de France quand ça va mal… ou pas. Gourcuff parti, Ribéry sur le chemin de la rédemption, Évra, Mexès ou Malouda pourraient bien incarner des martyrs en puissance tout à fait présentables pour l’Euro à venir. Au cas où…

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Yoann Gourcuff pourra toujours se consoler comme ça. Il ne sera pas la prochaine tête de Turc des Bleus en cas de crash en Ukraine. Quoique… Depuis que la France s’est découvert une vocation (à défaut d’une culture) footballistique à la fin du siècle dernier semble-t-il, depuis qu’on disserte sur le zinc de la liste des vingt-deux, des vingt-trois (remember Dugarry), on doit toujours prévoir un parachute doré. L’équation est basique : « Un problème ? Un coupable » . Il faut toujours un martyr chez les Bleus, ou à défaut un exutoire.

Bon, c’est vrai, il y a eu l’enterrement de 2008 et la demande en mariage qui a suivi. Bon, il faut dire qu’il y a aussi eu Knysna en 2010 et sa grève syndicale en mondovision. Deux éliminations piteuses (litote) au premier tour, drivées par Raymond Domenech. Responsable de rien quand la France va en finale de la Coupe du monde en 2006, coupable de tout pour les deux tournois suivants. Ça va de soi… Depuis la Libération - une éternité et un jour, à l’échelle du monde 2.0 - on sait que parfois, parfois seulement, les collabos d’hier sont les résistants de demain. Donc, la France va mal. Elle est invaincue depuis vingt mois et elle compte trois victoires sur des nations majeures. On pourrait certes ergoter sur ces trois succès (Angleterre B, Brésil réduit à dix ou Allemagne la tête ailleurs), mais on a connu des tournois internationaux qui s’annonçaient plus mal. Sans parler du tirage au sort, demandez aux Danois, eux aussi dans le chapeau quatre, lors du tirage.

Au tour d'Évra ?

Dans ce pays, on est impayable : soit on s’auto-flagelle ad nauseam, soit on sombre dans le chauvinisme le plus bestial, les soirs où les « affranchis » voguent au secours de la victoire. Le chœur des panurgiens bêlants célébrera probablement Franck Ribéry, si celui-ci réitère en Bleu ses prestations du Bayern. Parmi ceux qui brailleront le plus fort, il y en aura beaucoup qui auront été outrés par son retour après Knysna. En période de doute, de flou, d’incertitude, il faut TOUJOURS un coupable. Abidal n’est plus là et il joue au Barça. Toulalan habite aux oubliettes. Anelka aurait été parfait, mais il préfère ses tribulations en Chine. Ah… Évra. Parfait, Évra. Il rate un match et des torrents d’opprobre lui tombent sur la face. Dire qu’on croyait que le foot était un sport collectif…


Cantona (92), Ginola (93, pour la Coupe du monde 94), Pedros (96), Dugarry (98), le trio d’attaque (2002), Desailly (04), Thuram (08) et les leaders syndicaux de 2010 : il faut toujours exécuter un fautif en place de Grève dans l’Hexagone. À qui le tour ? Évra, donc. Deschamps, Ferguson et Blanc sont donc d’infinis baltringues incompétents qui n’y entravent que dalle. Le gars des Ulis part en pole sur le bûcher des vaniteux, mais il y a quelques outsiders en embuscade, et non des moindres. Mexès, après son match contre l’Islande, peut figurer un martyr tout ce qui a de plus plausible. Après tout, le gars ne joue en Italie, dans des clubs mineurs, que depuis huit ans... Malouda, ensuite, ça lui rappellera des souvenirs et son palmarès ne veut absolument rien dire. Après, il y a des cotes : Clichy, parce que Clichy… Ménez, il a la tête et le profil de victime qui conviennent. M’Vila et ses frasques à répétition pourrait également en énerver quelques-uns. Bref, on n’a pas à s’inquiéter, le pays aura sa victime expiatoire… On lèche, on lâche, on lynche : la France du foot est devenue comme la presse tabloïd anglaise, elle n’aime rien tant que brûler aujourd’hui ce qu’elle a adoré la veille. On a hâte d’être au lendemain du France-Angleterre de l’Euro, s’il y a un vainqueur. Pour lire, pour rire ou pour pleurer…


Par Rico Rizzitelli
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