Tactique - Schéma de jeu
Jouer sans attaquant, pourquoi et comment?
Mardi soir, Di Matteo décide de laisser Torres sur le banc et d’affronter la Juve sans numéro 9. Comme la sélection espagnole, le Barça ou encore le PSG avant lui. Une tendance forte, mais pas à la portée de tout le monde. Comment joue-t-on sans attaquant ? Pourquoi, et pourquoi pas ?
Fabregas lors du match de poule de l'Euro contre l'Italie
Dans les années 1990 et au début des années 2000, le football s’est enrichi auprès du 4-4-2 d’Arrigo Sacchi, de Sven-Göran Eriksson ou encore de Fabio Capello. Ce sont les années des grandes paires d’attaquants : Ronaldo-Zamorano, Yorke-Cole, Shevchenko-Inzaghi ou encore Trezeguet-Del Piero. Puis certains adeptes de la pointe unique se sont imposés vers le milieu des années 2000 : Wenger, Benítez, Mourinho... C’est le retour du rôle d’ailier et la fin du trequartista derrière les deux pointes. Assiste-t-on maintenant à une nouvelle ère, sans pointe ?
L’échec de Chelsea, la démonstration espagnole et les autres
Jusqu’à mardi dernier, les équipes qui faisaient le choix de se priver d’une pointe partageaient la volonté de contrôler la possession. Pour vulgariser le schéma, il s’agit de rajouter un milieu offensif habile et d'enlever un buteur plus maladroit à la construction et moins mobile autour de la surface. Plus de vitesse, plus de technique, plus de possibilités de déséquilibrer le bloc adverse, quitte à perdre en finition. À l’Euro, Del Bosque a (souvent) préféré Fàbregas à Torres. Les dangers sont alors venus de Pedro et Iniesta sur les côtés, ainsi que des percées axiales de Xavi et Cesc, ou latérales de Jordi Alba. Mardi, face à la Juve, Di Matteo a fait le choix de n’aligner aucune pointe, mais sans vouloir contrôler la possession. En clair, l’Italo-Suisse a installé un plan de jeu basé sur la contre-attaque et la vitesse de ses trois milieux offensifs. Sans profondeur. Sans point de référence pour faire remonter le bloc.
D’où une contradiction fondamentale. Di Matteo aurait oublié un principe simple : avec moins de finition, il faut plus d’occasions. Ou alors espérait-il provoquer la chance et marquer sur cette première occasion de Hazard… En face, le schéma de la Juve est aussi innovateur, tant le danger provient plus souvent de Marchisio et Vidal dans l’axe, ou Lichstcheiner et Asamoah sur les côtés, que des attaquants bianconeri. Finalement, ces nouveautés sont la suite logique de la révolution entamée par Guardiola à la sortie de l’hiver 2010, quand Messi fut progressivement placé en « faux 10 ». Il y eut le 2-6 au Bernabéu, suivi de diverses tentatives de copie du système.
La modernité et Messi, Zlatan, Benzema, Van Persie…
En fait, la question du rôle de la pointe est devenue fondamentale aujourd’hui en Europe. Les dézonages de Benzema avec les Bleus, la fausse position d’attaquant de Cristiano Ronaldo, la concurrence Van Persie/Huntelaar aux Pays-Bas, le rôle de David Villa au Barça… Les interrogations s’accumulent. Selon Diego Simeone, cette disparition progressive du pur 9 est en lien direct avec la recherche de la possession : « Avec tout ce que l’on fait autour de la possession, on s’éloigne toujours plus des "tueurs" qui, eux, apportent moins de possession. » Mais lorsque l’on évoque les multiples décrochages de Zlatan, Benzema, Rooney ou Van Persie, on ne peut s’empêcher de les ramener à leur capacité à tout faire. Pourquoi se limiter à attendre le ballon quand je sais moi-même l’amener au but ?
L’an passé, le PSG s’est souvent basé sur le trident Nene-Pastore-Ménez, sans vrai attaquant. En attendant Zlatan ? Pas vraiment. La position que le Suédois occupe au PSG est intéressante : loin d’être un 9 classique qui vit sur la ligne du hors-jeu, Zlatan a l’habitude de décrocher « en 10 » pour jouer face au but et laisser les deux « ailiers » (Ménez, Lavezzi, Nene) prendre la profondeur comme deux vraies pointes et lui libérer des espaces. Si cette configuration multiplie les menaces, elle n’empêche pas une certaine perte d’équilibre : à la perte de balle, les trois attaquants sont déjà effacés. Dans l’autre schéma (à une pointe), les deux attaquants de côté peuvent participer à la récupération, comme l’ont montré les exemples du Chelsea du Mou ou du Liverpool de Rafa. Malgré notre époque « tiki-takiste », on préfère parfois perdre le contrôle de la possession pour donner plus d’influence à un certain type de joueurs.
Des nouveaux attaquants, pour des nouveaux schémas
D’une part, il y a le développement de certains schémas de jeu très ambitieux en matière de contrôle du jeu, qui se servent de moins en moins des dons de buteur et de placement des 9 à l’ancienne. D’autre part, il y a l’émergence d’une nouvelle sorte de buteurs ultra-complets et mobiles, capables de construire, finir et distribuer. Quand Huntelaar sait marquer, Van Persie sait marquer et construire. À City, la situation est similaire avec la domination des deux polyvalents Tévez et Aguëro. D’ailleurs, Fàbregas prenait la presse espagnole à contre-pied cet automne, en dévoilant qu’« en fait, quand on dit que je joue faux 9, moi, sur le terrain, j’essaye de jouer comme un vrai 9 ». Les milieux offensifs s’adaptent pour couvrir du mieux possible le rôle de buteur, tout en conservant leurs qualités de constructeurs.
Enfin, il faut ajouter que cette tendance est surtout dominante en Espagne. L’Italie reste le royaume des matadores, avec la longue liste des Milito, Cavani, Klose, Osvaldo, Pazzini, Denis ou même encore Luca Toni… Le Bayern ne compte pas moins de trois purs 9, tandis que l’Angleterre des deux Manchester n’a pas encore abandonné le 4-4-2. Comme l’a montré l’échec de Chelsea, très peu d’équipes peuvent se permettre un tel schéma de jeu. Et à l’Euro, le manque de finition de la Roja a failli coûter cher à celle qui reste pourtant l’équipe la plus organisée au monde. La possession a un prix…
Par Markus Kaufmann
À visiter :
Le site Faute Tactique
Le blog Faute Tactique sur SoFoot.com
L’échec de Chelsea, la démonstration espagnole et les autres
Jusqu’à mardi dernier, les équipes qui faisaient le choix de se priver d’une pointe partageaient la volonté de contrôler la possession. Pour vulgariser le schéma, il s’agit de rajouter un milieu offensif habile et d'enlever un buteur plus maladroit à la construction et moins mobile autour de la surface. Plus de vitesse, plus de technique, plus de possibilités de déséquilibrer le bloc adverse, quitte à perdre en finition. À l’Euro, Del Bosque a (souvent) préféré Fàbregas à Torres. Les dangers sont alors venus de Pedro et Iniesta sur les côtés, ainsi que des percées axiales de Xavi et Cesc, ou latérales de Jordi Alba. Mardi, face à la Juve, Di Matteo a fait le choix de n’aligner aucune pointe, mais sans vouloir contrôler la possession. En clair, l’Italo-Suisse a installé un plan de jeu basé sur la contre-attaque et la vitesse de ses trois milieux offensifs. Sans profondeur. Sans point de référence pour faire remonter le bloc.
La modernité et Messi, Zlatan, Benzema, Van Persie…
En fait, la question du rôle de la pointe est devenue fondamentale aujourd’hui en Europe. Les dézonages de Benzema avec les Bleus, la fausse position d’attaquant de Cristiano Ronaldo, la concurrence Van Persie/Huntelaar aux Pays-Bas, le rôle de David Villa au Barça… Les interrogations s’accumulent. Selon Diego Simeone, cette disparition progressive du pur 9 est en lien direct avec la recherche de la possession : « Avec tout ce que l’on fait autour de la possession, on s’éloigne toujours plus des "tueurs" qui, eux, apportent moins de possession. » Mais lorsque l’on évoque les multiples décrochages de Zlatan, Benzema, Rooney ou Van Persie, on ne peut s’empêcher de les ramener à leur capacité à tout faire. Pourquoi se limiter à attendre le ballon quand je sais moi-même l’amener au but ?
L’an passé, le PSG s’est souvent basé sur le trident Nene-Pastore-Ménez, sans vrai attaquant. En attendant Zlatan ? Pas vraiment. La position que le Suédois occupe au PSG est intéressante : loin d’être un 9 classique qui vit sur la ligne du hors-jeu, Zlatan a l’habitude de décrocher « en 10 » pour jouer face au but et laisser les deux « ailiers » (Ménez, Lavezzi, Nene) prendre la profondeur comme deux vraies pointes et lui libérer des espaces. Si cette configuration multiplie les menaces, elle n’empêche pas une certaine perte d’équilibre : à la perte de balle, les trois attaquants sont déjà effacés. Dans l’autre schéma (à une pointe), les deux attaquants de côté peuvent participer à la récupération, comme l’ont montré les exemples du Chelsea du Mou ou du Liverpool de Rafa. Malgré notre époque « tiki-takiste », on préfère parfois perdre le contrôle de la possession pour donner plus d’influence à un certain type de joueurs.
Des nouveaux attaquants, pour des nouveaux schémas
D’une part, il y a le développement de certains schémas de jeu très ambitieux en matière de contrôle du jeu, qui se servent de moins en moins des dons de buteur et de placement des 9 à l’ancienne. D’autre part, il y a l’émergence d’une nouvelle sorte de buteurs ultra-complets et mobiles, capables de construire, finir et distribuer. Quand Huntelaar sait marquer, Van Persie sait marquer et construire. À City, la situation est similaire avec la domination des deux polyvalents Tévez et Aguëro. D’ailleurs, Fàbregas prenait la presse espagnole à contre-pied cet automne, en dévoilant qu’« en fait, quand on dit que je joue faux 9, moi, sur le terrain, j’essaye de jouer comme un vrai 9 ». Les milieux offensifs s’adaptent pour couvrir du mieux possible le rôle de buteur, tout en conservant leurs qualités de constructeurs.
Enfin, il faut ajouter que cette tendance est surtout dominante en Espagne. L’Italie reste le royaume des matadores, avec la longue liste des Milito, Cavani, Klose, Osvaldo, Pazzini, Denis ou même encore Luca Toni… Le Bayern ne compte pas moins de trois purs 9, tandis que l’Angleterre des deux Manchester n’a pas encore abandonné le 4-4-2. Comme l’a montré l’échec de Chelsea, très peu d’équipes peuvent se permettre un tel schéma de jeu. Et à l’Euro, le manque de finition de la Roja a failli coûter cher à celle qui reste pourtant l’équipe la plus organisée au monde. La possession a un prix…
Par Markus Kaufmann
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Sourires en série à Saint-Étienne

















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Rien à ajouter
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Voir jouer un Cavani ou un Falcao c'est juste "bandant"!, les appels dans le dos, le jeu de tête,les buts de renard...
C'est pourquoi je ne pense pas que ce type de joueurs soit compatible avec un jeu basé sur la possession, le tiki taka comme on dit. Ils ont besoin d'espaces, d'un jeu plus direct.
Jouer un corner à la rémoise avec un Falcao au second poteaux c'est un peu comme rouler en plein Paris avec une féfé!
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"Bonsoir Markus Kaufmann, avec mes invités : moi-même, moi-même et moi-même.
Moi-même, bonsoir, racontez-nous l'invention du 4-3-3 et ses évolutions contemporaines."
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c'est quand même en Espagne que se trouve le meilleur 9 du monde : Falcao
et puis Madrid joue souvent avec un vrai 9 aussi (Higuain)
S'il n'était pas tricard Llorente jouerait 9 à Bilbao
Soldado joue comme un vrai 9 à Valence
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En fait en Espagne c'est surtout le barça qui joue sans 9 (et la sélection mais c'est presque pareil...)
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On ne peut pas demander à "Pierrot Ménès" le même niveau académique.
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"il y a l’émergence d’une nouvelle sorte de buteurs ultra-complets et mobiles, capables de construire, finir et distribuer"
Le plus important pour moi!
La polyvalence des joueurs ne cesse de s'accroitre, donc les schémas sont moins "respectés" qu'avant, pour déstabiliser l'adversaire en le surprenant... donc voilà système sans attaquant "c'est l'animation offensive qui compte" comme dirait l'autre.
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Il reste toujours l'excellent Klose, Gomez et la relève avec Chicharito mais ça remplacera jamais les premiers cités.
L'attaquant moderne doit être plus complet, doit se fatiguer à plus défendre... C'est une question de mode, on est pas à l'abri de voir la relève de Pippo ou Raul dans quelques années.
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jouer sans pointe entraîne de peser moins sur la défense adverse qui quand elle est regroupée devient très dure a jouer sans véritable 9.
On le voit avec Paris qui en plus joue avec 3 milieu défenseur. L’équipe joue beaucoup plus bas avec une possession dans notre terrain, ce qui entraine les buts erreurs sur perte de balle que Paris prend beaucoup depuis quelques matchs mais permet aussi les remontées folles de ballon de lavezzi et menez.
Ce système n'est pas parfait non plus a Barcelone ou en Equipe d'Espagne (on l'a vu contre Chelsea l'an dernier) et ça peut assurer une possession énorme mais peu efficace.
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On le voit avec Paris qui en plus joue avec 3 milieuX défensIFS.
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Bon article, mais peut-être quelques approximations. Cette histoire de jouer sans vrai numéro 9, il l'impute au Barça de Guardiola.
Quid de la Roma de Spalletti qui jouait avec Totti en pointe?
Et l'auteur nous parle de la perte en efficacité. Quand Messi joue en pointe du Barça, je considère qu'on peut le considérer comme un attaquant. Parce que Messi, je ne le vois pas louper beaucoup d'occasions de but.
EN fait, il faut voir aussi que les joueurs sont plus complets que jamais, et qu'aujourd'hui, pour beaucoup d'entre eux, les positions sur le terrain sont plus une question d'habitude. Selon l'influence qu'on veut donner au joueur en question, et selon les possibilités de l'effectif, on peut très bien recentrer un jouer le mettre sur un côté sur son meilleur pied pour centrer, ou en pied inversé pour rentrer et frapper. AUjourd'hui les attaquants savent défendre, les milieux frapper et éliminer, les latéraux sont de vrais ailiers etc...
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cela dit, l'article est bien sympa tout de meme et l'auteur a cette pu.tain de qualité de rendre claire et simple des tactiques qui peuvent parfois paraitre un peu fumeuses ma foi.
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Il est excellent !
Je rajoute même que Sofoot, est l'un des seul, voir le seul site ou l'on peut en apprendre plus dans les commentaires que dans l'article en lui-même !
Donc merci aussi aux contributeurs !
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Sinon il existe des différences entre les équipes qui jouent sans attaquant, autre que la volonté ou non de s'assurer la possession ou non.
Le Barça y a recours par choix de philosophie de jeu quand Chelsea ou l'Espagne y accèdent en quelque sorte par défaut. Torres est l'avant-centre désigné dans les deux cas mais ses perfs l'ont relégué et tant les Espagnols que Chelski ont dû se résoudre à tenter autre chose. L'Espagne ça a marché puisque il y a l'ossature Barça. Alors que Chelsea doit juste faire le deuil de Drogba et s'acheter Falcao.
C'est vrai que Paris s'y met aussi et ça marche bien car Zlatan, après ses 4 passes dé' a encore fait une ouverture lumineuse pour Lavezzi lancé à Kiev. On en parle peu ou pas mais cette passe est juste parfaite tant l'Argentin n'a pas eu à décélrer pour se l'amener alors qu'il y avait du défenseur autour.
Ce schéma c'est en somme la matérialisation de la sempiternelle formule : "L'important, ce n'est pas le schéma mais l'animation".
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qui va planter contre Auxerre ce soir. ça c'est du 9
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Et pour parler d'équipe qui joue sans 9, on a aussi Suarez avant que Rodgers ne joue en 3-5-2 depuis 2 semaine. Suarez était en pointe et il était en charge d'être le meneur de jeu, le passeur, le finisseur, le leader de l'attaque de cette équipe. Il décrochait énormément pour venir chercher les ballons très bas. Un peu comme Messi.
Et juste pour finir, j'suis un fan inconditionnel de Bielsa. Et c'était un gros gros adepte du 3-4-3. Pourquoi il aimait cette formation ? Parce que le jeu à l'époque se jouait énormément avec 2 attaquants. Et vu qu'il aime le marquage individuel, 2 défenseurs étaient en charge de poursuivre les déplacements adverses et un dernier doit être le " balayeur ", libre . Depuis, il a évolué sa tactique et la saison dernière par exemple, il a joué en 4-3-3, n'utilisant son 3-4-3 que dans un match face à Seville ( Seville jouait avec 2 attaquants : Negredo, Kanouté ) . Et cette formation de ne pas jouer en pointe, perso, j'en suis vraiment pas fan. Mis à part le Barça, beaucoup d'équipes peuvent mieux jouer que ça .
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Falcao, j'suis assez d'accord avec toi Japet. Dans cette article, on ne mentionne pas l'anti-thèse de cette article. L'attaquant qui rend fou tous les défenseurs centraux tant il est agressif et influent entre les 2 DC. Maintenant, est-ce qu'à Chelsea il explosera tout ?? A voir. En tout cas, le style de jeu est totalement différent à Chelsea qu'à l'Atletico.
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Je suis le seul?
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Par exemple les milieux anglais box-to-box ou les défenseurs brésiliens qui savent attaquer sont eux aussi une vraie bénédiction pour leurs entraîneurs.
Après, ça a moins de charme que les joueurs ultra-spécialistes, c'est sûr...
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Plutôt ponctuellement sur certains matchs ou partie de rencontres. Voir selon les effectifs comme le Barcelone de Pep, qui poussa jusqu'au bout son envie de possession de balle et maîtrise du tempo du match.
Après, là je rejoins l'auteur, la nouvelle race d'attaquants autant doués dans la finition et la construction bouleverse les schémas classique.
Mais j'espère que les Falcao et Cavani ont encore un avenir sur nos vertes prairies.
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A titre d'exemple, avant Florian Maurice remplissait à peu près tous les critères pour être considéré comme "l'avenir de l'attaque en EDF". Par la suite, c'était Henry-Anelka, Trezeguet n'ayant jamais vraiment eu un autre rôle que celui du joker de luxe.
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Je ne pense pas non plus que le fait de jouer sans 9 soit une tendance dominante en espagne, tout du contraire. Seul le Barca le fait, parce qu'ils ont Messi, et parfois le Real avec Benzema (et même celui ci joue le plus souvent de vrai 9). Quasi toutes les autres équipes jouent en 4-2-3-1, avec un beau gros 9 (Atletico - Falcao, Valence - Soldado, Seville - Negredo), voir en 4-3-3 mais avec une référence en pointe (L'athlétic, avec Aduriz / Llorente quand il n'est plus puni).
Et comme dit Macdermot, le Barca joue sans 9, mais parce qu'ils ont Messi. Pas sur que Guardiola aurait adopté ce schéma si il n'avait pas eu Messi dans son équipe.
Quant à la sélection espagnole, jouer sans 9, avec Fabregas de faux 9, c'était une belle idiotie, qui aurait pu leur couter l'euro.
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Ronaldo, Messi, Ibra... c'est juste ça les enfants! Quand vous avez de tels joueurs avec un tel volume de jeu qui apportent un tel impact, et ben... comme coach vous faites jouer l'equipe pour lui, point barre! Et tout le verbiage sur le systeme tactique, c'est du gros pipeau!
Ferguson par exemple mettait tout MU au service de Ronaldo: Rooney et Tevez faisant les 'beliers' ouvreurs d'espace et 'fatigueurs' de defense. Quand t'as un genie dans ton equipe, le joueur jackpot, tu capitalises. Mourinho, par exemple, capitalisait tout sur Drogba-le-monstre et tous les ballons devaient lui arriver dans les meilleures conditions.
C'est aussi simple que ça.
Quand t'as un megacrack dans ton equipe, tu dois le supporter au maximum et le valoriser sans cesse, quitte a faire marcher l'equipe au diapason de Ronaldo, Messi ou Ibra. Sans ces joueurs presents ou en forme, leur equipe respective devient moyenne.
Falcao est un 9 a l'ancienne, placé tres haut et occupant toujours le meme perimetre de jeu, mettez lui dessus un stoppeur a l'ancienne et le mec disparait aussi bon soit il. On l'a vu d'ailleurs contre Seville.
Aujourd'hui seuls les mecs partant et lancés 'de derriere' peuvent faire la difference: Ronaldo-Messi-Ibra.
Sinon je me trompe peut-etre, mais comme ecrit dans l'article, la paire Ronaldo-Zamorano n'a jamais existé!
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Le but premier d'un entraîneur est de valoriser au maximum les qualité de ses joueurs pour que l'équipe soit al meilleur possible. Donc tu as raison.
L'entraineur, en cours de match, doit adapter sont équipe si elle recontre des difficultés (destabiliser la défense... ainsi de suite). C'est ce que explique sofoot
La paire Ronaldo-Zamorano? 3 saisons Inter de 1997 à 2000.
@ Verratti:
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Parmis les meilleurs neufs du monde beaucoup on les qualité techniques et tactiques pour jouer neuf, neuf et demi voire dix. Un peut à l'image de Forlan avec l'Uruguay qui décrochait beaucoup pour organiser le jeu (plus encore qu'Ibrahimovic à Paris).
Cet polyvalence supplémentaire apporte d'autres possibilités tactiques dans un match.
Quand Villa joue à gauche, Messi en pointe et Pedro à droite on a un faux neuf qui décroche pour jouer 10 9 1/2 et 9 selon la possession, un pur ailier qui écarte la défense pour ouvrir des espaces dans l'axe et un pur attaquant (gros finisseur) qui repique sur son pied fort et laisse le couloir au latéral.
Quand je vois Manchester et Rooney qui joue en 10, parfois en 8 voire en 6 dans certaines situations. Et que la liberté tactique don il bénéficie lui permet quand même de se créer des occasions je me dis que ça doit être un régal pour un entraineur de disposer de joueurs aussi polyvalents.
C'est aussi cette évolution des joueurs qui fait évoluer les entraineurs et leurs tactiques
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@Messi Enano: Exactement, ce schéma est plus né de a volonté de mise en valeur du crack que d'une réflexion préalable des entraineurs, je pense.
Deux points ont été oubliés selon moi.
Premièrement, sur l'origine du jeu sans attaquant, on donne communément la paternité de cette idée à Guardiola ce qui est faux car la Roma de Spalletti faisait de même avec Totti. Seulement, j'émets l'hypothèse qu'on l'a vu beaucoup plutôt avec Cruijjf à l'Ajax et surtout en sélection néérlandaise.
Deuxièmement, je pense que surtout la véritable raison du jeu sans attaquant et même de l'établissement des "attaquants modernes" est l'égoïsme croissant des joueurs de football. Je m'explique, dans un jeu avec un renard de surfaces, le "but" de ce schéma de jeu est de remonter la balle, créer du jeu pour in fine faire marquer ce joueur. Dans un tel jeu, les ailiers doiventt se consacrer à centrer pour le buteur, les milieux défensifs remontaient le ballon pour un milieu offensif dont le rôle était non seulement de diriger la création d'actions mais aussi d'être le pourvoyeur de passes potentiellement décisives attitré du buteur qui lui devait rester dans la surface sans trop toucher le ballon plus bas. Un tel système impose une absence d'égoïsme et de joueurs trop personnels.
Dans un football dans lequel les attaquants veulent prendre la balle plus bas et potentiellement dribblés tout le monde pour marquer depuis qu'ils ont Ronaldo, les ailiers par pur égoïsme se mettent sur le côté de leur pied faible pour repiquer dans l'axe et frappé, les milieux "box to box" aiment tirer de loin et ou les milieux offensifs axiaux ou même de côtés (ceux des 4-4-2) ont disparu, il serait très compliqué de pratiquer un jeu qui réprime toutes ces volontés égoïsmes en pronant un dévouement de la plupart.
Dans le jeu avec un renard de surfaces, le "but du jeu" est que le renard marque, dans un football sans attaquant, les joueurs offensifs qui ne sont pas attaquants (j'ai vu le pléonasme, ne vous faites pas de soucis) ont plus de liberté pour leurs aspirations égoïstes et individuelles.
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Après, il faut évidemment que le danger puisse réellement venir de partout... et donc avoir des milieu offensifs à réelle tendance buteur, et c'est bien ça la nouvelle denrée rare (plus que les 9 qui savent aussi organiser) : dans ce registre nouveau dans le paysage du foot, on trouve évidemment l'archétype Messi, et à un degré plus modeste des joueurs comme Menez, qui doivent encore gagner en qualité de finition. C'est sur ce point en général que le système sans 9 achoppe (cf l'Espagne à l'Euro qui avait du mal à concrétiser sa possession et frisait le stérilité).
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ya pas commeun intrus ici?
Chauvinisme ridicule!
Vous êtes journalistes, pas de place au chauvinisme, surtout quand ça concerne le pire attaquant de l'histoire de la Liga et de l'EDF.
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"La paire Ronaldo-Zamorano? 3 saisons Inter de 1997 à 2000."
Tu te trompes la mon ami.
Rappele-moi les stats de Zamorano a l'Inter, mais je doute qu'il y ait vraiment brillé. Il a fait ses meilleures saisons au Real l'helicoptere!
C'est comme si tu me disais que Papin a brillé au Milan alors qu'il y a ete transparent; a l'OM oui il y a brillé.
Sinon l'Espagne, a l'Euro, avec un vrai 9, Negredo contre le Portugal, c'est nullissime, on aurait dit Hugo Almeida!
Le seul vrai bon match de l'Espagne a l'Euro c'est en finale... avec une Italie qui a ecarté les cuisses... suicide tactique de Prandelli, qui a osé ne pas jouer le pressing sur le milieu espagnol, c'etait Journees Portes Ouvertes! Resultat: Xavi et Silva ont pu faire ce qu'ils voulaient tandis que Pirlo a ete transparent car pressing espagnol sur lui!
En demie, c'est Xavi et Silva qui furent transparents (et remplacés avant la fin), car etouffant pressing du milieu portugais.
Resultat, match fermé sans occaz, car pressing contre pressing au milieu.
Le football c'est simple des fois. Et logique.
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Sofoot ou la capacité de passer de Voici au Monde selon les articles !!!
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On attends des joueurs qu'ils s'adaptent en fonction des phases de jeu et du deroulement du match, 4-2-3-1 puis 4-3-3 puis 4-3-2-1 ou 4-3-1-2, c'est surtout l'activite qui prends le pas sur le schema et les permutations incessantes exigent une polyvalence que n'ont pas les "vrais" neufs.
Aussi, revenir a des schemas avec des ailiers plutot qu'un dix, ca peut aussi dependre de la rarete des vrais 10 (Zidane, Aimar).
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Bien vu Markus Kaufmann, bel article.
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il ne faut pas oublier que même en Espagne on voyait de grandes équipes jouait avec de vrai 9, exemple de Séville avec Adreano et ATH.M de Forlan ou même Valence de Soldado ou Villa.
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Par contre on peut pas parler de nouvelle ère parce que ce système de possession implique que l'autre équipe la possède moins. En général la possession accentué d'une équipe déséquilibre les matchs et "force" l'autre équipe a opter pour un système avec une projection plus rapide par l'avant avec généralement 2 ailier un milieu de terrain à 3 et 1 pointe.
La vrai ère selon moi c'est celle de l'attaquant complet car comme le dit l'article avant on avait le 9 tueur type inzaghi, trezeguet et le 9,5 technique type del piero... Aujourd'hui le 9 c'est un mec qui est capable d'occuper plusieurs role, pivot, travailleur, finisseur et aussi participer au jeu voir meme savoir décrocher (Drogba, Etoo, Van persie...).
Après ca reste des tendances et les renard tant qu'ils marqueront des buts se feront toujours leur place dans un système de jeu.
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J'ajouterai que lire coach Kévinovitch affirmer que Ronaldo a assassiné le poste d'attaquant, m'a fait un petit peu mal. Ronaldo était juste un pur tueur, mais capable de faire plus et avec un volume qui lui permettait de se balader sur le terrain et de ne pas avoir à attendre. Il avait une finition qui lui a justement permis de réussir à Madrid, malgré ses blessures, en adaptant simplement sa manière de jouer. Il demeurait un vrai attaquant et je ne pense pas qu'on puisse affirmer qu'il ai assassiné ce poste.
Mais bon, je ne suis pas objectif, Ronaldo est #1 pour moi, et de loin donc bon ...
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Pour ce qui est du shéma sans attaquant pure, je n'ai jamais été très emballé. Comme d'autres,j'aime voir évoluer un attaquant racé en pointe quite à ce qu'il soit associé avec un coéquipier qui décroche, plus créateur. Néanmoins, c'est une solution supplémentaire quand l'entraineur a dans son effectif des joueurs qui peuvent l'assumer. Je doute néanmoins que beaucoup d'entraineurs suivront. D'ailleurs, je n'ai pas l'impression qu'on puisse parlé de phénomène.
Tactiquement, la multiplication des discours sur la possession provoqué par les succès du modèle espagnol ne doit pas faire oublier que le foot offre beaucoup de possibilités en termes de disposition et surtout d'animation.
J'espère que Markus renouvellera l'expérience très vite.
Petite suggestion : un article sur le rôle des latéraux et les différents profils à ce poste.
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Bref, bonne analyse que j'ai pris du plaisir à lire. Perso, je n'ai pas aimé Fabregas en pointe à l'Euro, j'aurais préféré Torres ou Llorente. A la limite, pr Chelsea, je dirais presque "tant mieux" que ça n'ait pas marché, ça prouve justement que ce n'est pas un système viable.
Enfin, pr le PSG qui avait joué ds ce système la saison dernière, je rappelle juste que c'était vraiment lié à l'effectif. Gameiro et Hoarau étaient les 2 seuls attaquants mais ils ont de gros problèmes d'efficacité. Ils marquent peu. Et qd ils étaient alignés, Néné, Ménez ou Pastore marquaient plus qu'eux. Pr le coup, le passage à ce système était justement pr améliorer l'efficacité offensive de l'équipe.
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