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José Mourinho, la patience gagnante

Chaque année, lorsque le printemps arrive et que l'Europe se décide enfin à sceller le sort de la saison écoulée au rythme de matchs aussi intenses les uns que les autres, les mêmes critiques sortent toujours de leur tanière : José Mourinho est chiant. Chiant avec sa prudence ? Chiant avec sa défense ? Chiant à savoir défendre ? Chiant à vouloir défendre ? Et si José Mourinho avait tout simplement gagné le droit de faire ce qu'il veut ? Et même d'être chiant s'il le faut ?

Modififié
Le 17 février dernier, le PSG et Chelsea se neutralisent au Parc des Princes dans un duel qui voit les deux camps aborder un plan de jeu conservateur. D'un côté, Laurent Blanc cherche avant tout à ne pas prendre de but, et place David Luiz en bouclier défensif anti-contre au milieu de terrain. En face, côté visiteurs, José Mourinho préfère faire surveiller sa tour de contrôle Matić par un chien de garde, Ramires, plutôt que de faire confiance à la portée de la vision de Cesc Fàbregas. Le PSG perd sa maîtrise de la possession, les Blues perdent les démarrages de Cesc et les mouvements d'Oscar. Et à la fin, c'est donc la créativité des deux équipes qui disparaît.

Le lendemain du match nul (1-1), la Gazzetta dello Sport affiche un titre pertinent pour décrire la rencontre : « Cavani sauve Blanc. Courtois sauve Mou. » Le message est clair : finalement, aucune des deux équipes n'a été aidée par le plan de jeu de son entraîneur respectif, et les joueurs ont décidé du sort du match à leur façon. Blaise Matuidi en partant à l'abordage à gauche ; Terry, Cahill et Ivanović en inventant une pirouette. Si Blanc a été critiqué pour son manque d'audace devant son public, improvisant avec l'expérience inédite de David Luiz au milieu de terrain, Mourinho a été pris pour cible au nom du spectacle : avec une formation si développée offensivement, pourquoi se réduire à tant de prudence ?

Prudence exagérée ? Ou expertise ?


Le paradoxe est génial. D'un côté, l'UEFA vend sa Ligue des champions à la terre entière comme étant le spectacle sportif le plus exceptionnel de la planète, avec d'ailleurs certains arguments incontestables. De l'autre côté, José Mourinho, pour beaucoup l'entraîneur numéro un au monde, et pour les autres le numéro deux ou trois, n'a pas peur d'abandonner la nécessité de marquer le temps de la moitié de chaque tour, voire plus. Lorsque le match aller est à l'extérieur, c'est presque devenu automatique. Une sorte d'habitude incompréhensible pour une partie du public. Mais alors, José Mourinho est-il vraiment un entraîneur défensif ? Ses statistiques en championnat démontrent le contraire depuis près d'une décennie… Au-delà du débat sur la qualité du jeu proposé, cette manie de la prudence semble plutôt tirer son origine dans une méthode travaillée sur les confrontations directes : comme un joueur d'échecs tentant de masquer son plan d'action, José Mourinho ne se dévoile jamais trop vite et se montre même prêt à gâcher plusieurs opportunités alléchantes pour attendre la bonne, celle qui terrassera son adversaire. Celle qui avait terrassé un Paris Saint-Germain pourtant meilleur que son Chelsea la saison dernière.

La saison dernière, au Parc, il était venu sans numéro 9, préférant Schürrle à Torres, Eto'o ou Ba. Et même à Stamford Bridge, il avait mis du temps avant de dévoiler complètement son équipe, faisant finalement entrer Torres et Demba Ba. Au Vicente-Calderón, en demies, il avait carrément refusé le jeu. Et au retour, il avait accueilli Simeone avec la paire David Luiz-Ramires au milieu, et Azpi en ailier « offensif » droit. Cette saison, en Coupe à Anfield, Mourinho a une nouvelle fois transmis des consignes très défensives et prudentes à une formation pourtant brillante offensivement. Et il s'est qualifié.

Le plan de jeu secret de 2011


Ainsi, Mourinho a pris l'habitude de commencer prudemment pour finir en trombe, et jamais dans le sens inverse. Le secret serait alors de conserver une certaine parité jusqu'à un certain moment où le coach portugais serait presque sûr de voir ses joueurs s'imposer. Souvent, cela se joue alors dans la tête. Dans la « frustration de l'adversaire » , et dans la confiance des siens, qui connaissent parfaitement le plan de jeu. Le meilleur exemple de ces changements radicaux de plan est aussi le plus grand malheur arrivé à Mourinho à Madrid, le match qui aurait pu tout changer. Lors de sa première saison madrilène, le Real affronte le Barça en demi-finale de C1. Lors du match aller, le plan de jeu madrilène est une ode à la prudence : un milieu Lass-Alonso-Pepe et un trident offensif orphelin d'un 9 avec CR7-Özil-Di María. En fin de match, Mourinho explique très précisément son plan de jeu, ce qui permet encore aujourd'hui d'éclairer certains choix du Portugais avec les Blues.

Seulement, la réalisation de ce plan de jeu est alors formellement empêchée par l'arbitre de la soirée, qui sort un carton rouge pour Pepe sur une simulation de Dani Alves. En conférence de presse, la fameuse conférence du « ¿Por qué? » , Mourinho explique sa stratégie : « Notre plan dépend toujours des différents moments du match, de différents moments d'organisation, et donc de plusieurs phases. Ce soir, cela passait par : réussir d'abord à ne pas encaisser de but, frustrer l'adversaire, jouer compact et bas comme nous avons joué (mission accomplie jusqu'à l'heure de jeu, ndlr). Et puis, à un moment défini, réaliser un changement d'organisation avec l'entrée en jeu d'un 9 fixe (Adebayor pour Özil à la 46', ndlr), et dans une autre phase encore plus avancée du match, faire un autre changement qui est de jouer avec un 10 pur derrière 3 attaquants (changement prévu de Kaká pour Albiol, avec Pepe qui recule en défense centrale, ndlr). Ça, c'est le plan d'un match qui est stable à 0-0, qui semble se terminer vers le 0-0, mais qui est bouleversé parce que tu fais le choix d'une prise de risque pour tenter de gagner et de profiter d'un moment de frustration de l'adversaire, qui pense finir sur un 0-0. On aurait pu perdre, on aurait pu parfaitement perdre, ou on aurait pu faire 0-0, ce qui aurait été le plus logique, mais c'est un plan que l'arbitre n'aura pas laissé faire ce soir. » Oui, il s'agit bien d'une sorte de manuel pour savoir affronter plus fort que soi.

Vidéo

Une carrière de « changements d'organisation »


La liste des autres exemples est aussi longue que la carrière du Special One. Saison 2008-09, l'Inter de Mourinho affronte un Manchester United bien mieux préparé en huitièmes de finale de C1. À l'aller à San Siro, le plan de jeu milanais se réduit à résister aux attaques de Cristiano Ronaldo en se repliant. Le 0-0 tient bon, et à la 76e, Mourinho fait entrer Mario Balotelli et Julio Cruz, et se donne un quart d'heure pour tout changer. Finale de Coupe du Roi 2011, au Mestalla, et un nouveau changement Özil-Adebayor. Cette saison encore, lors du déplacement en championnat à Old Trafford : une première période conservatrice au possible, et une seconde période spectaculaire.

Ces plans de jeu pourraient être critiquables, mais depuis que José Mourinho joue l'Europe, son bilan est tout simplement ahurissant. Depuis la saison 2002-03, cela donne : victoire en Coupe UEFA, victoire en C1, demie (Liverpool), huitième (Barça, 2006), demie (Liverpool), huitième (Manchester United, 2009), victoire en C1, demi (Barça), demie (Bayern), demie (Borussia), demie (Atlético). En clair, le Portugais a atteint les demi-finales neuf fois sur onze dans le cadre de cinq projets sportifs différents (Porto, Chelsea I, Inter, Real, Chelsea II). Les deux seules fois où il est tombé avant, c'était face au prochain vainqueur (Barça, 2006) et le prochain finaliste (Manchester, 2009). Parce que ses plans sont aussi calculés qu'efficaces, José Mourinho a donc gagné le droit d'être chiant. Parce que lorsque l'on regarde bien, même la prudence est fascinante. Paradoxalement, son plus grand chef-d'œuvre, face au Barça en 2010, aura été réalisé dans une logique inverse : prise de risque d'abord, résistance ensuite. Il n'y a donc pas de règle, à part la suivante : José Mourinho a toujours un plan très précis. Et s'il n'est pas toujours spectaculaire, ce plan est presque toujours victorieux. Si Chelsea se montre patient ce soir, Laurent Blanc saura-t-il à quoi s'attendre ?


Par Markus Kaufmann À visiter :

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cool tout ces articles toutes les 30 minutes ca fait bien passer le temps..
Allez sortez nous le match de l'année
Je n'aime pas vraiment mourinho mais qu'est ce qu'il est marrant...Cette conférence de presse est priceless.
Jed mosly Niveau : CFA2
"Le paradoxe est génial. D'un côté, l'UEFA vend sa Ligue des Champions à la terre entière comme étant le spectacle sportif le plus exceptionnel de la planète, avec d'ailleurs certains arguments incontestables. De l'autre côté, José Mourinho, pour beaucoup l'entraîneur numéro un au monde, et pour les autres le numéro deux ou trois, n'a pas peur d'abandonner la nécessité de marquer le temps de la moitié de chaque tour, voire plus. Lorsque le match aller est à l'extérieur, c'est presque devenu automatique."

Bah ouai, mais il est là le problème. Si l'Uefa veut du spectacle faut revoir cette règle débile du but à l'extérieur qui pour moi est une aberration. Rien de nouveau dans ce que je vais dire mais sans cette règle, on a des équipes qui joueraient pour gagner les deux matchs et non plus des entraîneurs qui viennent chercher le 1-1 à l'extérieur et le 0-0 à domicile. D'autant plus que c'est complètement con par rapport au football lui même, est ce qu'un club qui fait deux matchs nuls mais marque un but à l'extérieur est vraiment supérieur à l'autre ?
2011, arbitre ou pas messi a passé 4 ou 5 joueurs sur son second goal un de plus un de moins je vois pas ce que ça aurait changé ^^
Après la réputation de josé le catenacio elle vient parce que dans les matchs les plus importants et les plus regardés, il les joue comme une finale et dans une finale le plus important c'est de ne pas encaisser

tout façon dés la compo tu sais ce que veux mourinho veut faire du match
Kauffman the boss
Punaise heureusement que c'est MK pour cet article, parce que j'allais dire que 7 articles tournant autour du PSG et de Chelsea, c'est beaucoup trop, mais bon, je dirai rien pour celui là.
désolé d'avoir écorché ton nom *Kaufmann, Markus Kaufmann
Du très solides analyses..T'es bon Mark, tu fais un visio à Blanc il en a besoin pour le match..
Sinon Mou vainqueur ce soir
georgesleserpent Niveau : Loisir
On critique pas mal les équipes du Mou pour leur jeu ultra conservateur, ce qui est pas faux, mais perso je parlerais plutôt de pragmatisme. Le type va à Paris pour ne pas prendre une branlée, histoire d'être sur que la situation est rattrapable au retour à Londres.
Et d'ailleurs quoiqu'on en dise, autant en terme de jeu l'année dernière était dégueulasse, autant Chelsea cette année sait jouer, avec notamment de temps à autres des combinaisons géniales.

En fait le Mou c'est le CR des entraineurs: implication extrême, professionnalisme poussé, préparation optimale, soif du résultat avant tout, le fond avant la forme, et de temps en temps du spectaculaire.
La photo de la page d'accueil Sofoot est exceptionnelle
Les articles sur le PSG et autres superpuissances financières et économiques me gonflent, mais là merci pour les photos!
L'article (excellent d'ailleurs) cite la demi-finale 2010-11, mais pour moi ce n'est pas "le match qui aurait pu tout changer". Parce que cette demi-finale était déjà une réussite en soi pour le Real qui n'avait plus atteint ce stade depuis plusieurs années. Parce que c'était la première saison du Mou aussi, et qu'en face c'était une machine collective gigantesque, qui avait atteint sa plénitude. Non, pour moi, le véritable tournant de sa carrière à Madrid c'est la demi-finale de la saison suivante. Cette saison-là, l'objectif "retour au premier plan européen" ayant été réussi, il s'agissait de gagner la C1, et c'était d'autant plus envisageable que ce Real de Mourinho 2.0 survolait la liga en enchaînant les records. Surtout, en face, il y avait un Bayern qui, s'il était déjà fort, était une voire deux classes en-dessous de celui du triplé. Bref, ce n'était pas le genre de confrontation où le Real aurait du reculer. Et pourtant, au match aller, alors qu'il y a 1-1 à l'Allianz Arena (ouverture du score de Ribéry, égalisation d'Özil), Mourinho fait reculer son bloc, finit le match avec Coentrao et Marcelo sur la pelouse et finit...par encaisser un but de Mario Gomez dans les arrêts de jeu. Au match retour, l'équipe, fatiguée par le Clasico qui s'était intercalé pendant le week-end, ne trouvera pas la force de pousser à fond plus d'un quart d'heure, et finira par sortir au tirs aux buts. Pour moi, c'est sur cette double-confrontation, et plus particulièrement sur ce match aller, que se joue le tournant du passage de Mourinho à Madrid. À cause de son plan de jeu trop défensif au match aller, son Real a loupé une occasion en or d'être sacré champion d'Europe. C'est ce qui aurait fait la différence entre un entraîneur au bilan plutôt positif (ce qu'est malgré tout Mourinho au Real), et une légende du club.
Blanc sait tout ça et il a le matos - question effectif - pour inventer quelque chose et surprendre lui aussi Mourinho.

Pourquoi pas?
Sans la règle des buts à l'extérieur on aurait des équipes encore plus recroquevillée lorsqu'elle joue à l'extérieur.
Là elle savent qu'en mettant un but ça peut faire la différence.

De plus cette règle permet de limiter le nombre de prolongations/TAB ce qui j'imagine est un souhait des clubs.
Le monsieur a des qualités mais il a vraiment le cul bordé de nouilles.
Message posté par Thanos
L'article (excellent d'ailleurs) cite la demi-finale 2010-11, mais pour moi ce n'est pas "le match qui aurait pu tout changer". Parce que cette demi-finale était déjà une réussite en soi pour le Real qui n'avait plus atteint ce stade depuis plusieurs années. Parce que c'était la première saison du Mou aussi, et qu'en face c'était une machine collective gigantesque, qui avait atteint sa plénitude. Non, pour moi, le véritable tournant de sa carrière à Madrid c'est la demi-finale de la saison suivante. Cette saison-là, l'objectif "retour au premier plan européen" ayant été réussi, il s'agissait de gagner la C1, et c'était d'autant plus envisageable que ce Real de Mourinho 2.0 survolait la liga en enchaînant les records. Surtout, en face, il y avait un Bayern qui, s'il était déjà fort, était une voire deux classes en-dessous de celui du triplé. Bref, ce n'était pas le genre de confrontation où le Real aurait du reculer. Et pourtant, au match aller, alors qu'il y a 1-1 à l'Allianz Arena (ouverture du score de Ribéry, égalisation d'Özil), Mourinho fait reculer son bloc, finit le match avec Coentrao et Marcelo sur la pelouse et finit...par encaisser un but de Mario Gomez dans les arrêts de jeu. Au match retour, l'équipe, fatiguée par le Clasico qui s'était intercalé pendant le week-end, ne trouvera pas la force de pousser à fond plus d'un quart d'heure, et finira par sortir au tirs aux buts. Pour moi, c'est sur cette double-confrontation, et plus particulièrement sur ce match aller, que se joue le tournant du passage de Mourinho à Madrid. À cause de son plan de jeu trop défensif au match aller, son Real a loupé une occasion en or d'être sacré champion d'Europe. C'est ce qui aurait fait la différence entre un entraîneur au bilan plutôt positif (ce qu'est malgré tout Mourinho au Real), et une légende du club.


Mourinho légende du Real?
Pourquoi pas? Il a rendu au club une certaine aura, celle d'un potentiel vainqueur, après des années de disette.
Sa prudence tactique ne plaisait pas au Bernabeu qui ne peut tout de même pas nier son apport positif. Ne serait-ce que d'un point de vue marketing.

Mais de toutes façons, Mourinho est une légende à lui tout seul. Il n'a même pas besoin du Real pour ça.
Avec Porto lors de sa campagne victorieuse de 2004, il s'était contenté d'un 0-0 des plus soporifiques à domicile pour aller gagner 1-0 au Depor avec un penalty de Derley(?).

Je ne suis pas si sûr que Chelsea mette de nouveau un bus, enfin la compo reflétera plus l'idée du match à venir.
georgesleserpent Niveau : Loisir
Puis entre parenthèses, on peut se demander pourquoi le jeu du Mou au réal est tant décrié et celui d'Ancelotti tant adoré.
Parce que dans un cas comme d'ans l'autre c'est de la contre attaque. Peut être que le Real d'Ancelotti est moins rugueux que celui du Mou, toujours est il qu'il s'agit de 2 équipes plutôt défensives
Message posté par mario


Mourinho légende du Real?
Pourquoi pas? Il a rendu au club une certaine aura, celle d'un potentiel vainqueur, après des années de disette.
Sa prudence tactique ne plaisait pas au Bernabeu qui ne peut tout de même pas nier son apport positif. Ne serait-ce que d'un point de vue marketing.

Mais de toutes façons, Mourinho est une légende à lui tout seul. Il n'a même pas besoin du Real pour ça.


Je suis d'accord pour dire que Mourinho est un entraîneur légendaire, c'est pourquoi j'ai bien parlé de "légende du club". Je n'ai pas non plus nié son apport extrêmement important, qui a contribué à lancer le Real vers la decima. Mais j'ai tendance à penser qu'il lui a manqué un petit chouïa pour être une véritable légende madrilène (un doublé liga-C1 lors de sa deuxième saison, ou au moins un titre majeur lors de la troisième et dernière qu'il passe au club).
Jemincruste1 Niveau : National
Message posté par Jed mosly
"Le paradoxe est génial. D'un côté, l'UEFA vend sa Ligue des Champions à la terre entière comme étant le spectacle sportif le plus exceptionnel de la planète, avec d'ailleurs certains arguments incontestables. De l'autre côté, José Mourinho, pour beaucoup l'entraîneur numéro un au monde, et pour les autres le numéro deux ou trois, n'a pas peur d'abandonner la nécessité de marquer le temps de la moitié de chaque tour, voire plus. Lorsque le match aller est à l'extérieur, c'est presque devenu automatique."

Bah ouai, mais il est là le problème. Si l'Uefa veut du spectacle faut revoir cette règle débile du but à l'extérieur qui pour moi est une aberration. Rien de nouveau dans ce que je vais dire mais sans cette règle, on a des équipes qui joueraient pour gagner les deux matchs et non plus des entraîneurs qui viennent chercher le 1-1 à l'extérieur et le 0-0 à domicile. D'autant plus que c'est complètement con par rapport au football lui même, est ce qu'un club qui fait deux matchs nuls mais marque un but à l'extérieur est vraiment supérieur à l'autre ?


Pas d'accord, pour moi la règle du but à l'extérieur a fait toute la légende des Coupes d'Europe. En plus elle n'est pas si infondée que ça puisque marquer à domicile est bien plus facile que d'aller mettre un pion au Camp Nou, à Stamford Bridge ou au Parc des Princes. Question D4adrénaline, d'environnement et de confiance en soi dans cet environnement.

Et n'oublie pas que l'année dernière, Mourinho s'est fait prendre à son propre jeu en se faisant magistralement dominer par une superbe équipe de l'Atletico au retour alors que l'aller avait été une purge sans nom, voulue par le coach portugais. Donc bon, à vouloir trop calculer...

Non franchement, je vois pas en quoi cette règle est si aberrante, là on parle d'un cas particulier, d'un ultra calculateur et, quoi qu'on en dise, d'un destructeur plus que d'un créateur... Oui, on parle quand même d'un mec qui a jubilé à Anfield juste pour avoir privé Liverpool de titre... Question de vision du football quoi.
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