Advertisement Une caméraUne caméra qui illustre les papiers contenant une vidéo PhylactèrePictogramme représentant un phylactère (bulle utilisée dans les bandes déssinées) servant à illsutrer les commentaires envoyés par les lecteursTrophéePictogramme représentant un trophée. Ce picto illustre la section résultats / classement de SOFOOT.com Logo FacebookIcone facebook faisant le lien avec la page Facebook de notre siteFlècheUne flèche servant à la navigation. Le sens de la flèche change en fonction du contexte où elle est utiliséeLogo Google +Lien vers notre page Google+Icone "Hamburger"Icone composé de trois lignes noires horizontales identiques, les unes au dessus des autres, servant à illustrer la notion de "menu".Logo, InstagramPetit appareil photo servant à lier vers notre page InstagramPouce vers le hautPictogramme représentant une main fermée en poing avec le pouce dressé vers le haut. Illustration de la notion de "like" des réseaux sociauxMoinsLe signe mathématique "moins" Appareil photoUn appareil photo qsui illustre les articles avec photoPlusLe signe mathématique "plus" LoupePictogramme représentant une loupe, illsutrant la notion de "recherche" sur le site.Répondre àUne flèche arrondie, pointant vers la gauche et servant à évoquer la réponse à un commentaireEtoileEtoile à 5 branches, illustrant la notion de "mise en favoris"Logo twitterPetit oiseau illustrant le lien vers notre compte Twitter
MATCHS 3 Résultats Classements Options
  1. //
  2. // Liverpool-Arsenal

Jorge Robledo, l’ancêtre d’Alexis Sánchez

65 ans avant Alexis Sánchez, un autre Chilien trônait en tête du classement des buteurs du championnat anglais. Cet homme, c’est Jorge Robledo, première star étrangère du championnat anglais et idole de Newcastle United. Un type qui s’est surtout payé le luxe de se retrouver sur la pochette d’un disque de John Lennon.

Modififié
Avant Alexis Sánchez, le joueur chilien n’avait jamais vraiment eu la cote en Premier League. Il y a bien eu Javier Margas, le défenseur fan de Pinochet qui a disputé une vingtaine de matchs avec West Ham dans la foulée de la Coupe du monde 98, Gonzalo Jara le roi de l’olive à West Brom, Gary Medel qui a mordu des chevilles du côté de Cardiff, ou encore Clarence Acuña surnommé ironiquement « Brad Pitt » tant il était laid. Mais aucun n’a laissé de traces durables de l’autre côté de la Manche. Sauf si l’on remonte des décennies en arrière, bien avant la Premier League et ses stades au nom de compagnies aériennes. En 1952 plus exactement, quand un homme né au pied de la cordillère des Andes et nommé George Robledo terminait meilleur buteur du championnat sous les couleurs de Newcastle United.


L’histoire de Robledo débute en 1926 à Iquique dans le nord du Chili. George, qui s’appelle alors Jorge, naît de l’union d’un comptable des mines de salpêtre, Aristides, et d’une jeune Anglaise, Elsie Oliver. À cause de la crise mondiale de 1929, et de la baisse du cours du salpêtre, le jeune couple décide de quitter le Chili et embarque sur un bateau pour l’Angleterre. Jorge a cinq ans. Juste avant d’embarquer, Aristides fait le coup du paquet de clopes oublié et ne revient jamais. Elsie part seule avec son fils, qui grandit en Grande-Bretagne du côté de Carlisle, à la frontière écossaise.
Très vite, George s’initie au football et tâte la gonfle du côté de Barnsley, un club de seconde division où il intègre l’équipe première à l’âge de quinze ans. Dans le Yorkshire, Robledo est une idole, David Watson, auteur d’Oakwell Centurions, un bouquin sur l’histoire du club, écrivait d’ailleurs : « Il n’y en avait que pour lui dans le cœur des fans, il a emmené Barnsley en tête de la deuxième division, ce que le club n’a réussi, par la suite, à accomplir que quarante ans plus tard. » Sans doute pour cela qu’il signe ensuite à Newcastle United en 1949. Avant de donner son accord, George a une exigence : celle de venir avec son frère Ted, un joueur moyen qui mourra en 1970 dans des circonstances étranges dans le golfe d’Oman. Les dirigeants des Magpies ne connaissent pas Ted, mais acceptent, ils veulent absolument George.

Le « deadly duo »


La suite leur donne raison, à peine arrivé chez les Geordies, Robledo se met St James park dans la poche. Il forme avec l’international anglais Jack Milburn le « deadly duo » . Paul Ioannou, historien officiel de Newcastle United, n’écrit pas autre chose : « Ce duo d’attaque mortel fut à l’époque le plus craint du pays. À la fin de la saison 50-51, Robledo avait inscrit 39 buts et Milburn 28. » Mais c’est la saison suivante qui consacre définitivement Robledo. Avec 32 nouveaux pions, il finit meilleur buteur du championnat. Surtout, il offre la Cup aux Magpies en inscrivant l’unique but de la finale face à Arsenal. Un événement qui n’échappe pas à un enfant de douze ans : John Lennon. Aussi fou que cela puisse paraître, Lennon dessine l’événement et, des années plus tard, utilise ce dessin pour illustrer la pochette de son album Walls and Bridges. Au moment de la sortie du disque, personne ne sait que c’est Robledo qui est représenté. L’écrivain chilien Nestor Flores le découvrira des années plus tard, comme il le raconte à La Tercera : « J’ai toujours entendu parler des frères Robledo par mon père, un jour en 2010 j’ai vu la photo du but de Jorge face à Arsenal. Comme je suis un immense fan des Beatles, la photo m’a immédiatement frappé. Je suis allé chercher la pochette de Walls and Bridges et j’ai réalisé que c’était la même image ! Lennon n’était pas un grand fan de foot, mais il a dû dessiner cela car il était très lié au numéro 9 (le numéro de Robledo). Il a grandi au 9 Newcastle Road à Liverpool. C’est probablement pour cela qu’il gardait ce dessin depuis ses douze ans. »


Robledo, lui, décide après ce match de retourner dans son pays natal et signe à Colo-Colo. Au moment de son départ il accumule 82 buts en première division. Un record pour un joueur étranger qui tiendra cinq décennies et sera battu par Dwight « the smiling assassin » Yorke. Au Chili, il remporte deux titres de champion en 1953 et 1956 et intègre la sélection nationale. Mais il gagne surtout un surnom : « le gringo » , dû à sa manière d’être, plus britannique que latine : « À la fin des matchs, alors que nous buvions un verre de vin, lui prenait un whisky. Il nous racontait qu’en Angleterre, on ne touchait jamais le ballon plus de deux fois de suite. Il nous demandait d’envoyer des longs ballons devant et était hyper fort de la tête. En revanche, il ne savait absolument pas dribbler ! » , se souvient Manuel Muñoz, son ancien coéquipier. Tout le contraire d’Alexis Sánchez, donc.



Par Arthur Jeanne
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié

Premier League - J27
Liverpool - Arsenal




Dans cet article


Podcast Football Recall Épisode 33: Le feu d'artifice belge, les Bleus s'ennuient et les scandales anglais
Partenaires
Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur MAILLOTS FOOT VINTAGE Tsugi Olive & Tom Podcast Football Recall
Podcast Football Recall Épisode 32 : La France gagne 11-0, le miracle suisse et notre interview de Thomas Meunier
À lire ensuite
Le patient Cazorla