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Jordan Ferri, le combat de trop ?

On le croyait inamovible, titulaire intouchable. Sauf que cette saison, à cause du recrutement et d'une refonte tactique à Lyon, Jordan Ferri ne joue presque plus. De quoi envisager sérieusement un départ en juin...

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En début de saison, Le Progrès le présentait comme « indéboulonnable » et « indispensable à l'équilibre de l'équipe depuis 2012 » . Et se voulait totalement optimiste à son sujet : « Manifestement, il n'y a pas à s'inquiéter pour lui. » Six mois plus tard, la donne a changé, parce que le scénario des années précédentes ne semble plus se dessiner avec autant d'évidence : à mi-saison, Bruno Génésio a instauré un milieu à deux avec Maxime Gonalons et Corentin Tolisso, et sacrifié le troisième élément de son entrejeu pour faire une place dans l'axe à Nabil Fekir. « Jordan est la synthèse entre Corentin et Maxime » , estime Robert Valette, formateur historique à l'OL. « Comme Corentin, il sait prendre des risques, se projeter vers l'avant, mais il ne le fait pas autant, et il n'a pas le même charisme et la capacité à équilibrer le collectif que Maxime. » Ce n'est pas la bonne forme de Mathieu Valbuena ou le recrutement de Memphis Depay qui vont encourager l'entraîneur lyonnais à remettre son relayeur dans le onze. Au grand regret de Valette : « L'équipe technique doit faire des choix, et c'est impensable de ne pas aligner Fekir vu son potentiel. Mais on l'a vu à Marseille, il peut faire de vraies différences sur les ailes » , estime le retraité de la formation rhodanienne.

« D'une certaine manière, c'est injuste que Jordan Ferri ne joue pas plus »


Pour Ferri donc, des miettes à partager avec Lucas Tousart et Sergi Darder, à l'image de ses cinq petites minutes de temps de jeu contre l'OM le 22 janvier en Ligue 1. « Je sais que Nabil Fekir est plus à l’aise dans l’axe, c’est un leader d’attaque avec Alex Lacazette. Mais cela pénalise certains joueurs comme Sergi Darder et Jordan Ferri qui ne méritent pas de jouer si peu » , confessait récemment l'entraîneur des Gones sur Olweb, comme pour s'excuser de sacrifier l'un des joueurs les plus performants des dernières saisons.


Une situation que le milieu français n'avait pas vu venir, si l'on en croit ses propos dans Le Progrès pendant la préparation : « De l’inquiétude ? (à propos du recrutement ndlr) Pas forcément. En tout cas, moi je serai là. Je sais ce que j’ai à faire pour être sur le terrain et après, c’est le coach qui prend ses décisions. » Pour Robert Valette, il y a une certaine tristesse à voir comment le «  petit de la formation » a été mis sur le côté, alors « qu'il a toujours répondu aux attentes. Donc d'une certaine manière, oui, c'est injuste que Jordan ne joue pas plus » .

Ferri, Grenier, même combat ?


Depuis ses déclarations d'intention estivales, Jordan Ferri a vu de l'eau couler sous les ponts, et pas mal de matchs sous son nez. Normal qu'il ait commencé à se poser des questions, même si Valette pense que « la question du départ sera vraiment essentielle en juin » . Un départ du cocon lyonnais pour aller voir si l'herbe serait plus verte ailleurs, comme Clément Grenier parti en prêt sous les latitudes plus chaudes de Rome. Cet hiver, il a été question de Galatasaray et de la Fiorentina pour Ferri, quand son agent Eric Castagnino faisait un appel du pied à l'Olympique de Marseille, qui a finalement misé sur Morgan Sanson. Bon quand on a fait appel à lui comme contre le LOSC le 18 novembre dernier (avec une passe décisive mémorable), Jordan Ferri n'a cependant pas le temps de jeu qui lui permettrait de franchir un nouveau palier à bientôt vingt-cinq ans : trois apparitions en Ligue des champions, aucune titularisation en Ligue 1 depuis décembre.


S'il rêve un jour d'équipe de France, Ferri sait qu'il ne peut se satisfaire d'un rôle de joker de luxe malgré un contrat jusqu'en 2020. Pour Valette, le milieu aurait pu continuer à progresser dans la Cité des Lumières si le club avait axé sa politique sur les purs produits maison. « Il faut savoir si on veut recruter par besoin, ou recruter par opportunité. Avec la qualité de sa formation, Lyon n'avait pas forcément tant de besoins... » Mais à cause des opportunités saisies par l'OL, Jordan Ferri va avoir besoin de partir pour continuer à grandir...

Par Nicolas Jucha Propos de Robert Valette recueillis par NJ, ceux de Jordan Ferri issus du Progrès
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