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Jordan Faucher : « Ici, on m’appelle Jordy »

Jordan Faucher a 25 piges, il a gagné la Gambardella avec le FC Metz de Bouna Sarr, mais plante des buts depuis trois ans avec le Maccabi Herzliya, un club balnéaire de seconde division israélienne. En fin de contrat, l’attaquant qui affole les compteurs au soleil aimerait revenir en Europe et surtout en France. Ça tombe bien, des clubs de Ligue 1 s’intéressent à lui.

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Comment se passe un mercato quand on est un buteur confirmé de D2 israélienne ?
Je suis en fin de contrat (rires), alors je cherche un nouveau club. Idéalement, je souhaite rentrer en Europe, j’ai des contacts avancés avec certains clubs de Ligue 1, j’ai des clubs israéliens qui m’appellent tous les jours, qui me veulent vraiment, mais je prends mon temps, car j’ai vraiment envie de revenir, sauf si un club israélien qui dispute la Ligue des champions s’intéresse à moi, peut-être que ça me ferait réfléchir. Je m’entraîne avec un préparateur physique depuis début juin, je suis en forme.

Comment t’es-tu retrouvé à Herzliya ?
On va dire, par hasard. Je jouais en Belgique, à Antwerp, où les salaires ne tombaient pas tous les mois. Ça devenait compliqué alors mon agent de l’époque, un Belge d’origine israélienne, me parle d’un club de D1 israélienne intéressé par mon profil pour un prêt de six mois.
« En dernier recours, mon agent trouve Herzliya, en deuxième division. Il me vend bien le truc, me parle du climat, de la mer, que je vais en profiter pendant six mois. »
L’Hapoël Raanana, c’est le club en question, m’envoie des billets d’avion, mais je me rends compte que mon passeport arrive à expiration, alors je décale mes billets une première fois pour avoir le temps de le refaire. J’avertis mes dirigeants belges que j’ai une piste en Israël et que des nouveaux billets arrivent. Là, mon président me dit que je dois rester encore un match avec eux... Raanana s’impatiente, la fenêtre du mercato se terminant bientôt en plus, je leur demande de décaler une nouvelle fois mes billets. Finalement, le club mise sur un autre joueur. Comble de l’ironie, lors du fameux dernier match que mon président me demande de jouer avec Antwerp, je n'entre pas en jeu... En dernier recours, mon agent trouve Herzliya, en deuxième division. Il me vend bien le truc, me parle du climat, de la mer, que je vais en profiter pendant six mois. Je mets 10 buts en 12 matchs et je pense rentrer en Belgique, mais les dirigeants lèvent mon option d’achat et me disent de continuer une saison, que l’équipe va monter. Je ne suis pas très chaud, mais on me fait comprendre que c’est mieux pour tout le monde qu’on s’entende bien (rires). Moralité, ça fait trois ans que j’y suis. On n’est jamais monté, mais je n’ai pas perdu mon temps, j’ai planté près de 70 buts en trois saisons.


As-tu eu des réticences avant de rejoindre Israël ?
Forcément, comme beaucoup, j’avais des doutes, car j’étais conditionné à ce que je voyais à la télévision, mais j’ai fait confiance à mon agent. On a tous des idées reçues sur Israël, c’est malheureux, mais sur place, tout s’est parfaitement passé. J’ai vécu au nord de Tel-Aviv, c’est une cité balnéaire, un peu la banlieue riche. Tu as 300 jours de soleil par an, tu vas à la mer à pieds depuis chez toi, tu as énormément de choses à visiter, des activités de plein air, franchement, c’est un cadre parfait. J’étais bien mieux en Israël, loin de mes racines, qu’en Belgique où j’étais à côté de chez moi, comme quoi. Tu peux vraiment profiter de la vie. Les gens sont tout le temps dehors, la mentalité est très cool, plus qu’en Europe.

La D2 là-bas, ça ressemble à quoi ?
Tu as des stades vides, avec des terrains cabossés et des enceintes de 40 000 places neuves, le contraste est impressionnant.
« Tu as des stades vides, avec des terrains cabossés et des enceintes de 40 000 places neuves, le contraste est impressionnant. »
C’est difficile de comparer le niveau avec la France, disons que le jeu est basé sur la technique et la vitesse, pas trop la tactique. C’est de la D2, alors on se met des coups aussi, les arbitres laissent beaucoup jouer. Comme partout, si tu es performant, tu prends du plaisir. Au niveau du salaire, un joueur moyen gagne 4000 euros nets par mois, ce n’est pas mal franchement. C’est un pays de football, ils parlent de ça tous les jours. Pour mon dernier match, des supporters avaient fait une petite banderole avec mon visage, c’est un pays de passionnés, ça te pousse à te surpasser.


Tu as appris l’hébreu ?
Oui, et sans prendre de cours. En trois ans, à force de côtoyer les gens dans le vestiaire, dans la vie de tous les jours, ça rentre très vite. C’est très facile à apprendre, beaucoup plus que le flamand en Belgique où je ne comprenais rien.

Et l’éloignement familial, ça te pèse ?
Ce n’est que cinq heures d’avion finalement. Ma famille est venue me voir, souvent. C’était compliqué au début, car je découvrais tout : la langue, les habitudes, le climat. Je me suis finalement très vite fondu dans le décor. Je me suis toujours senti en sécurité.

Pour les gens qui ne suivent pas forcément le championnat israélien, quel type d’attaquant es-tu ?

Je suis un joueur axial, qui aime la profondeur. Je fais beaucoup d’appels, j’ai souvent évolué seul en pointe face à des défenses regroupées. En Israël, ils aimaient bien m’appeler « Jordy  » par rapport à mon prénom et aussi Jordi Cruyff, le fils de Johan, qui est directeur sportif au Maccabi Tel-Aviv.


En 2010, tu marques en finale de Gambardella avec Metz, une Coupe que vous gagnez, quels souvenirs gardes-tu de ta formation messine ?
Tellement de choses, ta formation, c’est tes premiers souvenirs, ce qui t’a façonné en tant qu’homme, joueur. J’ai tout connu à Metz, j’étais le meilleur buteur chez les jeunes et puis je me suis fait le tibia-péroné contre Sochaux.
« Je reste juste déçu de la manière dont ça s’est terminé avec Metz, je n’ai pas eu, je pense, ma chance. »
Un an plus tard, toujours contre Sochaux, je marque en finale de Gambardella, ce n’est pas rien. On avait une équipe fabuleuse, Koulibaly qui joue aujourd’hui à Naples, Bouna Sarr à l’OM, Bussmann à Mayence, N’Gbakoto qui joue à QPR, Mfa Mezui qui est international gabonais, de toute notre génération, on a quasiment tous passé le cap professionnel, c’est rare. Je reste juste déçu de la manière dont ça s’est terminé avec Metz, je n’ai pas eu, je pense, ma chance.

Tu as envie de revenir en France ?
En tant que Français, oui. Jouer en Ligue 1, c’est un objectif que je me suis toujours fixé. Par intermittence, j’avais le mal du pays, car on a toujours envie de rentrer chez soi, mais le soleil, la mer, ça aide aussi à relativiser. J’étais quasiment en vacances toute l’année. J’ai appris beaucoup de choses en Israël, je n’ai pas perdu mon temps.

Tu as la double nationalité franco-algérienne, as-tu été approché par l’équipe nationale algérienne ?
« En arrivant en Israël, je me suis posé des questions sur le fait d’être marqué comme franco-algérien. Je me suis beaucoup interrogé, mes proches se sont naturellement inquiétés aussi, mais tout s’est bien passé. »
Après Metz, j’ai joué à Tours en Ligue 2 et la Fédération algérienne savait que j’avais la double nationalité. Mon père est français et ma mère est originaire de Constantine. Hasard ou pas, les Espoirs français sont venus aux renseignements au même moment que la Fédération algérienne. Dommage pour moi, je me suis blessé et je n’ai plus eu de contact par la suite. En arrivant en Israël, je me suis posé des questions sur le fait d’être marqué comme franco-algérien. Je me suis beaucoup interrogé, mes proches se sont naturellement inquiétés aussi, mais tout s’est bien passé.

Propos recueillis par Mathieu Faure
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