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Jordan Ayew, itinéraire d'un enfant gâté

Talentueux, c’est souvent pour son comportement que Jordan Ayew se fait remarquer. Ce soir, face au PSG, le Ghanéen a l’occasion de disputer, à seulement 21 ans, sa 106e rencontre officielle avec l'OM. Un paradoxe pour ce pressé devant l’éternel.

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La cote de popularité de Jordan Ayew n’aura jamais été aussi grande que ce soir de décembre 2009. Le Ghanéen, à peine majeur, sort de l’un des bancs de touche les plus fournis de l’OM de ces dernières années, pour remplacer Fernando Morientes au Moustoir, où Marseille est mené 1 à 0 suite à un coup de pagaie de Marama Vahirua. 4 minutes 30 après son entrée en jeu, Jordan, tout fou, dégaine un sourire sincère, presque le seul qu'il sera donné d’apercevoir en un peu plus de trois ans. Normal, les petites jambes de Baky Koné viennent de lui offrir son premier but pour sa première en Ligue 1, et l’OM, auteur d’un mois de décembre extraordinaire, affirme son caractère dans la course au titre qui se lance. C’est la naissance de Jordan, ex-fils de. C’est le début des interrogations et d’une chute constante de sa popularité qui n’est pas sans rappeler celle d’un président de la République en temps de crise. Aujourd’hui, à seulement 21 ans, le Ghanéen agace. Et quelque part, c’est mieux que rien.

« Je n’ai pas envie d’attendre 27 ou 28 ans pour m’exprimer régulièrement »

Car donner du grain à moudre à la planète football est déjà un accomplissement en soi. Surtout que depuis ce jour où il a foulé pour la première fois la pelouse avec l’effectif professionnel, l’homme aux facéties capillaires a parcouru du chemin. En fait, à son âge, ils seraient nombreux à vouloir se pavaner avec le même CV. À peine majeur aux États-Unis, Jordan Ayew va disputer ce soir son 106e match officiel sous le maillot de l'OM, dont 16 rencontres de coupes d’Europe (9 en C1 et 7 en Europa League), une dizaine de capes avec les Black Stars et un palmarès plutôt correct, avec un championnat de France, quelques Coupes de la Ligue et un Trophée des champions. Solide. Sauf que, dans le football aussi, l’appétit vient en mangeant. Bout de match après bout de match, Jordan le boulimique perd patience. Sûr de ses forces et de ses envies, il pose à l’été 2012, après trois petites saisons, ses conditions : jouer ou partir. « Je pense à ma progression et pour progresser, il faut jouer. Je pense à mon temps de jeu, je me sens prêt et je n’ai pas envie d’attendre 27 ou 28 ans pour m’exprimer régulièrement » , sabre l’intéressé dans les colonnes de L’Équipe. Finalement ce ne sera ni Stoke City, ni Reading, ni Nice, mais Marseille. Encore. Chez lui, là où il a fait ses premiers pas de vrai footballeur et d’enfant gâté. Issu de la jeunesse dorée d’Accra, le Ghanéen, pressé, divise en effet par son comportement.

Enfant à problèmes

Les folies capillaires sont une chose. D’ailleurs, comme le résume assez bien son papa Abédi Pelé, « c’est de son âge et de sa génération » . Les soucis de conduite en sont une autre. Aujourd’hui, Jordan Ayew a largement surpassé Mathieu Valbuena dans le classement des têtes à claques de l’OM. D’abord parce que le numéro 28 marseillais s’affirme simplement comme l’un des meilleurs Phocéens, si ce n’est le meilleur. Ensuite parce qu’une grande bouche est quand même bien plus handicapante que des roulades et des bouts de pelouse collés sur un visage. À Marseille, on n’avait plus vu ça depuis ce génie de Mickaël Pagis. Cette sensation d’avoir, dans un onze, un type qui, à n’importe quel moment, pour un oui ou pour un non, va péter un plomb, aller dire à son adversaire ce qu’il pense de sa maman, avant de filer la tête baissée vers un vestiaire dont il sait qu’il va le rejoindre prématurément. Car Jordan Ayew est assurément un de ces joueurs que ses adversaires détestent. Jamais avare d’un petit mot ou d’un gros coup, le Ghanéen peine à se canaliser sur le terrain. Quand il rate un, puis deux dribbles, les parieurs peuvent se connecter sur Betclic et miser sur un petit carton jaune. Un problème de patience, toujours, que certains imputent vite à un petit cerveau. Pourtant, c’est sa constante soif de réussite qui pousse le petit Ayew à se démener sur le terrain. Reste plus qu’à apprendre à canaliser son énergie. « Il n’aime pas la réputation de sale gosse qu’il a aujourd’hui. Mais il ne sait pas vraiment comment en sortir » , assène d’ailleurs son pote de toujours, Alexander Ndoumbou, actuellement en exil orléanais. Par le jeu, mon grand. Par le jeu.


Un abonnement TV au championnat russe

En effet, si Guy Stéphan, ancien entraîneur adjoint de l’OM, parle de Jordan comme d’un jeune homme un peu trop pressé, le partenaire de Didier Deschamps à la tête de l’équipe de France n’en oublie pas pour autant les aptitudes du gamin. Puissant, rapide, capable d’éliminer et d’être bon devant le but, Jordan semble avoir plus de « ballon » que son frère André, qui s’inscrit dans un registre plus physique. Assez polyvalent, Jordan va pouvoir profiter de la blessure d’André-Pierre Gignac ainsi que de la méforme de Loïc Rémy pour tenter de se faire une place au soleil. Cet après-midi, après sa sieste et avant le grand match de ce soir, Jordan se mettra tranquillement un petit Rubin Kazan – Anzhi. « Il s’est abonné à un bouquet spécial pour mater les matchs d’Eto’o dans le championnat russe » , balance Ndoumbou. On a envie de croire que le Camerounais n’est son modèle que dans le jeu.

Par Swann Borsellino
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