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Jones, le Phil à découdre

A quelques heures du derby de Manchester, Phil Jones est peut-être ce qui différencie les deux clubs. Car là où City a cassé sa tirelire pour des « stars » , United a mis le paquet sur un gamin de 19 ans. Dingue ? Pas sûr car Jones est déjà incontournable.

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Cet été, certains se sont bien marrés quand Manchester United a déboursé un peu plus de dix-huit millions d’euros pour un jeune défenseur de Blackburn d’à peine dix-neuf printemps nommé Phil Jones. Héhéhé, c’était donc officiel : le vieux sir Alex avait bien viré complètement sénile. Une sorte d’équivalent de Mamie Zinzin qui balance le fric par les fenêtres dès qu’il s’entendait souffler un nom par quelques entremetteurs douteux, sans même avoir vu de quel investissement il s’agissait. D’ailleurs, le pressing de dernière minute du rival Liverpool pour arracher le gamin pouvait ressembler à basse manœuvre seulement destinée à saler l’addition du voisin honni. Mais quelques mois plus tard, il faut bien se rendre à l’évidence : Fergie a encore le coup d’œil. Un sacré même. Car Phil Jones est bel et bien la divine surprise de ce premier trimestre de compétition. C’est bien simple, l’ancien Rovers est peut-être tout simplement le meilleur défenseur du royaume.

On exagère ? Alors à ce moment là il faudrait en causer à John Terry en personne. Pas réputé pour avoir le compliment facile, encore moins quand il s‘agit de juger un membre d’une équipe concurrente et encore moins quand il s’agit d’un joueur évoluant à son poste, le capitaine de Chelsea est carrément dithyrambique sur Jones: « Je suis vraiment impressionné par lui. Pour moi il est un des seuls qui vraiment qui te colle tout au long d'un match. Je pense que c'est mon successeur. Il se positionne clairement pour une place de titulaire en équipe d'Angleterre, il n'a pas peur de la concurrence » . Qu’elle soit à l’extérieur ou à l’intérieur…

A la manière de Rooney

Car le plus bluffant, sans doute, c’est que Jones a été lancé dans le grand bain par Ferguson un peu par la force des choses. Privé de Nemanja Vidic et Rio Ferdinand en début de saison, l’Ecossais n’avait guère le choix, lui qui aime pourtant y aller progressivement avec ses jeunes pousses (prends ça, Wenger !). Mais la vérité s’est imposée d’elle-même : qui s’est aperçu de l’absence de ce qui est pourtant considérée comme la meilleure défense centrale de la planète ? Jones a été si impressionnant qu’il a même fait, à l’occasion, office de cache-misère. Si Manchester United est encore invaincu, il le doit en partie à son teenager. Comme face à Norwich (0-2) contre qui les Red Devils avaient été sérieusement malmenés et près de se faire plusieurs fois surprendre en contre, la plupart du temps sauvés par Jones. Ou lors du clash face à Chelsea (3-1), où c’est peut-être bien la perf hors norme de leur jeune recrue qui a fait la différence face à des Blues bien plus proches ce jour-là du champion en titre que ne le laisse croire le score. Car non content de défendre comme un dément (ce type a-t-il seulement été pris une seule fois au duel ?), Jones est un redoutable contre-attaquant, audacieux dans sa relance et surtout percutant balle au pied, capable même de casser quelques reins sur ses dribbles.


Au vrai, le natif de Preston est peut-être bien la deuxième arme absolue de MU avec Wayne Rooney bien évidemment, auquel il ressemble assez d’une certaine façon et pas seulement parce que comme pour Wazza, Fergie a cassé sa tirelire au-delà du raisonnable pour l’arracher à son club formateur. Car de la même manière que Rooney occupe plusieurs postes à la fois (neuf, neuf et demi, dix, huit et même six à l’occasion), Jones est omniprésent : défenseur central, vigie devant la défense (il a joué six depuis le retour de Ferdinand associé à Evans) et même relayeur quand il transperce l’entrejeu adverse. Plusieurs fois, grâce à un Rooney qui comptait pour deux, on a eu l’impression que Manchester jouait à douze. Erreur : avec Jones, ça fait treize.


Dave Appadoo
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