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John Stones, l'homme qui valait plus de 50 millions d'euros

Ce samedi, Everton et Chelsea vont s'affronter pour le compte de la 5e journée de Premier League. Le public et les observateurs auront une attention particulière pour le Toffee John Stones, objet de convoitise cet été et bloqué par son manager Roberto Martínez malgré l'insistance de José Mourinho, dont les avances sont montées à 50 millions d'euros.

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« On n'est pas un club vendeur. On n'est pas un club qui doit s'inquiéter de ce que disent les autres dans la presse. » Roberto Martínez a eu beau se la jouer colère froide et maîtrisée cet été, nul doute qu'il a peu goûté les manœuvres de Chelsea pour s'offrir son défenseur John Stones. Quatre offres au total, d'abord à 20 millions de livres, puis 26, puis 30 et enfin 38 (soit 52 millions d'euros) qui n'ont pas fait céder le club liverpuldien. Ni le joueur, qui malgré les spéculations sur son avenir, a maintenu un niveau de performance élevé et s'est ainsi attiré les louanges de Roy Hodgson lors de la trêve internationale.

Nouvelle vague anglaise


Si Chelsea est prêt à miser autant pour faire du jeune natif de Barnsley l'héritier de John Terry, c'est parce qu'au Royaume-Uni, John Les Pierres représente une denrée rare. Glenn Hoddle a parlé de lui comme du « défenseur le plus excitant depuis Rio Ferdinand » , une autre ancienne gloire, l'ex-défenseur international Terry Butcher a loué sa lecture du jeu et « sa maturité élevée par rapport à son âge  » . Défenseur central capable de dépanner à droite, Stones apparaît aujourd'hui comme l'un des fers de lance de la nouvelle vague anglaise avec Luke Shaw, Ross Barkley et consorts.

Surtout, il offre un profil unique à son poste chez les centraux de la perfide Albion selon Steven Pienaar, ancienne gloire d'Everton : «  C'est plus un joueur de ballon que les autres à son poste, il est à l'aise avec. » Une aptitude qui lui permet de relancer proprement depuis l'arrière, et qui en fait un joueur idéal pour des équipes vouées à contrôler le jeu. D'autant plus que le gamin de Barnsley a également un sens du placement aiguisé et un grand contrôle dans ses tacles. Mais à seulement 21 ans, John Stones reste un diamant brut - avec seulement 50 matchs de Premier League et une seule campagne de Ligue Europa au compteur - qui a tendance à prendre des risques inconsidérés dans les zones dangereuses.

Impliqué dans sept clean sheets la saison passée


« John continuera de faire des erreurs, mais d'ici deux ans, il pourra jouer n'importe où. Il pourrait être au Real Madrid » , a assuré cette semaine dans le Liverpool Echo Tom Henry, ancien recruteur d'Everton qui avait convaincu David Moyes de lâcher 4 millions d'euros sur le gamin en janvier 2012. Trois ans et demi plus tard, la cote du joueur a explosé, notamment parce qu'il a vécu un Mondial U20 en 2013, puis intégré l'équipe nationale d'Angleterre en mai 2014, avec un rôle de réserviste pour la Coupe du monde. Depuis, il a été aligné à droite au début des éliminatoires pour l'Euro avant d'être testé contre Saint-Marin dans l'axe en septembre, même s'il reste aux yeux d'Hodgson un second choix derrière Gary Cahill et Chris Smalling. Pour Mourinho et Martinez en revanche, il est déjà une priorité que le premier va à nouveau tenter de recruter cet hiver et que le second va tout faire pour prolonger. Logique pour un joueur impliqué dans sept clean sheets de son équipe la saison dernière.

Un combat semble-t-il perdu d'avance pour Everton, puisque le joueur avait fait une demande de transfert à Stamford Bridge cet été. Pour sécuriser son défenseur, Roberto Martínez a bien entamé des négociations pour une revalorisation de son salaire, mais Stones aurait posé comme condition sine qua non à un nouveau deal d'avoir dans son contrat une clause libératoire contre 52 millions d'euros, la somme proposée par Chelsea fin août. Son cas personnel devrait donc animer le prochain mercato d'hiver ou, au plus tard, celui de l'été 2016. D'ici là, les bookmakers auront le temps de s'amuser avec lui : pour le match de ce week-end contre Chelsea, les parieurs du site Paddypower ont en effet estimé à 2 contre 1 que le joueur ne pourrait résister à un échange de maillot au coup de sifflet final. À 20 contre 1, ils le voient même donner une accolade à Mourinho, et à 33 contre 1, ils l'imaginent être remplacé en cours de match et aller s'asseoir sur le banc de Chelsea par erreur. Ce qui ne fait nul doute en revanche, c'est que John Stones ne s'éternisera plus longtemps à Goodison Park.

Par Nicolas Jucha
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Nan sérieux, c'est des vrais côtes ?
Et oui... on parie sur tout en Angleterre, vraiment TOUT. Ah ces rosbeefs...
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